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PAR PITIÉ !… SUITE 1 (histoire à suspense)

PAR PITIÉ ! … suite 1

Résumé de l’épisode précédent : un homme est maintenu prisonnier dans un endroit insalubre, infesté de rats. Il est le dernier arrivé, jeté dans une fosse avec des centaines d’autres. Il se rappelle son passé heureux et se demande comment il pourra fuir ce lieu cauchemardesque.

           Dans cet enfer, j’ai sympathisé avec certains – enfin sympathisé est un grand mot – disons que nous avons échangé quelques mots, vagues, histoire de discuter, de nous rassurer ou de nous faire encore plus peur. Parler aux autres m’aide un peu à supporter ma situation mais le plus souvent ça me terrifie, surtout quand ils reviennent et me racontent tout ce qu’ils leur ont fait.

            Ici, notre existence est rythmée par les appels de nos bourreaux, qui jettent leur dévolu sadique sur l’un d’entre nous. Ils le font sortir de cette prison, de force et s’il refuse ou s’il traîne, ils lui assènent des coups de matraque. Nos geôliers ne sont pas tendres ! Et quand l’infortuné revient, la porte s’ouvre et ils le jettent comme une ordure dans la pièce où nous sommes tous, sans ménagement et je peux vous dire que ça les amuse. Le pire, c’est que celui qui est « prélevé » comme on dit entre nous, revient toujours mais dans un sale état !

            Non, vous ne rêvez pas, moi non plus d’ailleurs, ceci c’est mon quotidien, c’est ma vie, c’est comme ça et je ne pense pas que je tiendrai très longtemps. Leurs supplices sont trop barbares. Ils ne m’ont pas encore prélevé, mais je sais que ça arrivera. Imaginez ma peur. Que dis-je ! Imaginez ma terreur !

            Tout à l’heure, c’est Ted qu’ils ont appelé. Ils ont dû répéter plusieurs fois son prénom car il ne bougeait pas. Comme nous tous, il s’est prostré dans son coin en espérant qu’ils ne le verraient pas. C’est ridicule, ils savent toujours où est leur cible, leur marionnette, leur souffre-douleur, la souris dans laquelle ils aiment planter leurs griffes acérées. Je l’ai regardé. On aurait dit un petit garçon réfugié au fond d’un placard pas assez profond et qui a peur de ses parents. Mais dans notre cas, ses parents sont deux colosses armés qui ne plaisantent pas !

            — Ted B…, ont-ils répété de plus en plus autoritaires.

            Je n’ai pas compris son nom. Je les ai juste entendu aboyer son prénom. Puis, comme il restait pelotonné dans son armoire, ils sont entrés plus en avant et l’ont agrippé avec leurs sales pattes, l’un par ce qui lui reste de cheveux, l’autre par un bras, pour l’entraîner hors de la pièce. Son épaule a craqué, un bruit sec, bref mais net. Je crois qu’il l’ont déboîtée. Et s’ils font pareil avec moi… Je tremble. Si vous pouvez m’aider, je vous en supplie, aidez-moi !

            Ted ne s’est même pas débattu. Telle une poupée de chiffon qui n’a pas rencontré de savon depuis des lustres et qui sent mauvais, il s’est laissé glisser sur le sol, entraîné par ses bourreaux, traîné comme un sac poubelle. Le blanc de ses deux yeux semblait tracer un sillon dans l’air au fur et à mesure de sa progression. Mais une fois dans le couloir, après que la porte s’est refermée, on l’a tous entendu crier :

            — Non, non, pas moi ! Pas ça ! Pitié !

            Nous, on savait qu’il ne pouvait pas leur échapper. Ils décident, on subit.

Puis les murs ont englouti sa voix et le silence est revenu comme un couvercle qui descend lentement sur un cercueil. 

            La torture est la bête malfaisante qui sévit au-delà des limites de cet endroit ou nous vivons – mais le mot vivre est excessif car nous survivons – si bien qu’on trouverait presque notre prison sympathique. C’est dingue non, alors que nous pataugeons dans l’innommable !

            Depuis combien de temps Ted est-il sorti ?

            J’ai soif.

            J’ai faim.

            J’ai froid.

            J’attends la suite, plongé dans une angoisse indescriptible ! La suite de quoi ? Je ne le sais même pas !

            C’est affreux ce que je vais vous dire. Mais ayez quand même pitié de moi, je vous en prie ! Je dois avouer que chaque fois que j’entends qu’ils appellent quelqu’un d’autre que moi, je suis presque content : content que ce soit lui, content que ce ne soit pas encore le moment pour moi. Ne me jugez pas ! C’est humain d’espérer ça et puis je parie que tous les autres pensent la même chose, à chaque fois, à chaque extraction : pourvu que ça ne soit pas moi ! Et puis c’est le soulagement lorsqu’un nom fend l’air, un nom qui n’est pas le nôtre. Oui, quand ça tombe sur un autre, ça soulage, ça nous donne un répit. C’est très égoïste de dire ça mais faites un effort pour comprendre et demandez-vous comment vous réagiriez à ma place, à notre place à tous ? La souffrance, la souffrance extrême est capable de changer les hommes, de les transformer en monstres – à moins qu’ils ne le soient déjà – et le pire c’est quand on sait qu’elle est à venir. D’ailleurs, nos bourreaux misent sur cette peur-là ! Serai-je le prochain ? C’est ce que nous nous demandons tous, c’est ce que vous vous demanderiez si vous étiez coincé là.

            J’humecte mes lèvres an passant et repassant ma langue râpeuse sur elles mais elle est désespérément sèche. J’ai encore plus soif, encore plus faim que tout à l’heure, je grelotte et finalement je m’endors, pour un instant au moins ! Mes rêves sont cauchemardesques mais ils m’apaisent car pendant que je dors, il ne se passe rien.

           Soudain, il y a de l’agitation autour de moi, comme à chaque fois que quelqu’un pénètre dans la prison. J’ouvre les yeux et je vois Ted propulsé par deux bras vigoureux qui le poussent violemment en avant, à l’intérieur de la pièce, tel un chien galeux dont on veut qu’il détale au plus vite. Ils ont fait exprès d’allumer la lumière, enfin l’ampoule crasseuse qui domine au plafond et qui semble nous observer insidieusement. Ils veulent que l’on voie, que l’on sache ce qu’ils ont fait de Ted.

           Leur victime ne peut résister à la poussée qu’ils lui infligent. Ted est trop maigre et ses jambes le portent à peine. Il fait deux trois enjambées maladroites, incontrôlées, il perd l’équilibre et s’effondre, presque devant moi. Je replie mes jambes sous moi, de crainte qu’il ne me touche. Ce n’est plus vraiment Ted que je regarde, c’est un corps, un corps à vif, un corps qui n’est qu’une plaie dont on se demande si elle pourra guérir. Je ne peux retenir mon dégoût. Je me retourne et je vomis de la bile dans un coin, derrière moi. Mon ventre est vide. Rien d’autre ne pourrait en sortir que ce liquide visqueux. Ensuite, je m’écarte un peu pour trouver un autre endroit plus… moins… enfin un autre endroit.

            Les autres semblent indifférents au triste sort de Ted. Il faut dire qu’ils ne sont pas en meilleur état. Maigres, décharnés, on dirait qu’ils sont sur le point de se casser. Mais ils résistent. Est-ce bien ? Je ne sais pas. Moi-même, je suis indifférent à son sort et je me contente de le regarder en me disant que j’y ai échappé pour cette fois encore. Après tout, chacun ses problèmes ! Vous me trouvez dur, insensible ? Peut-être, mais quand il s’agit de survivre on se métamorphose en…en je ne sais pas quoi.

A suivre…

Actualité : mon nouveau livre LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS, 420 pages, est  disponible. Vous pouvez déjà lire la 4e de couverture ainsi que quelques extraits en cliquant sur la PAGE D’ACCUEIL de ce site. Vous trouverez au moins 5 bonnes raisons de l’acheter : plaisir de lire, suspense, Moyen Âge, mystère, rebondissements… tous les ingrédients qui vous tiendront en haleine jusqu’au bout ! Vous pouvez le commander en librairie ou sur internet sous forme ebook ou papier. Bonne lecture.

PENSEZ à cliquer sur j’aime, à commenter, à partager largement sur les réseaux sociaux, à vous abonner pour être sur de pouvoir lire la suite.

A celles et ceux qui ont déjà lu mes livres, sachez que pour un auteur encore peu connu, les messages que vous laissez sur les sites d’achat en lignes sont essentiels. Aussi, je me permets de vous suggérer de laisser un avis sur AMAZON (même si vous n’avez pas acheté votre livre là) car le site opère un classement des auteurs en fonction des avis. Vous me permettrez ainsi d’avoir davantage de visibilité sur le Net. Merci d’avance.

Merci de votre fidélité,

AUDREY DEGAL

 

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SORTIE DE MON 4E ROMAN : LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS

MON 4E ROMAN : LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS. Un livre haletant, comme toujours !

Il est enfin disponible !

Vous l’attendiez ! Certains d’entre vous, fidèles lecteurs, m’avez sollicitée à maintes reprises pour savoir quand il sortirait. Mes précédents livres vous ayant plu, vous avez eu envie de vous plonger dans le dernier et je vous en remercie. 

Disponible en libre papier ou ebook dans toutes les librairies et sur internet, il vous suffit de le commander en indiquant son titre, LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS, le nom de l’auteure, AUDREY DEGAL et l’éditeur, BoD. Je vous emporte pour 420 pages doucement au début, le temps que vous découvriez les personnages intrigants de ce roman et que tout se mette en place mais attention, le rythme s’accélère progressivement. Je vous invite, par moments,  au Moyen Âge, à d’autres dans le temps présent, à Lyon plus exactement. Vous descendrez dans un scriptorium mais les moines vous surveilleront ! De rebondissements en rebondissements, vous suivrez Annabelle, Jonathan, Marc et Raphaël qui doivent mener leur enquête pour espérer sortir du guêpier dans lequel ils se retrouvent bien malgré eux. Et puis, il y a cet homme, sans nom, qui est présent sans que l’on sache pourquoi, qui les précède, qui les suit par moments. D’où vient-il et que cherche-t-il ? Pour le savoir, tournez les 420 pages jusqu’au dénouement. Accrochez-vous bien, certains ne sont pas ce qu’ils paraissent être.

Vous trouverez ci-dessous le 1er chapitre et d’autres extraits choisis au hasard.

 4e de couverture :      

           Une abbaye perdue, sombre, inquiétante que même les cartes ne mentionnent pas. Quels secrets se cachent derrière ses murs imposants ? Pourquoi un parfait inconnu, qui s’éclipse ensuite, offrirait-il un manuscrit d’une valeur inestimable à Raphaël alors qu’il ne le connaît pas ?

            Ailleurs, pendant ce temps-là, un parc, un livre abandonné sur un banc. Quelqu’un l’a-t-il oublié ? Annabelle le prend et se plonge dans un récit étrangement trop captivant. Comprendra-t-elle, avant de s’envoler pour Miami, que celui qu’elle a déjà croisé trois fois, par hasard, va changer sa vie et la tournure de l’histoire ?

            Une intrigue tissée avec une efficacité remarquable où le Moyen Âge fait irruption dans le présent pour bousculer la vie de personnages étonnants. Une fin magistrale.

1er chapitre  :

1   LIBRE

       La pierre tombale glissa très lentement sur le soubassement qui la retenait depuis des siècles.

            Le bruit du frottement se répercuta en un écho lugubre dans la crypte sans déranger les hôtes endormis depuis longtemps en ce lieu.

            L’air vicié le prit aussitôt à la gorge. Il avait l’impression d’étouffer. Les moisissures, la poussière, les insectes et l’humidité s’étaient emparés de cet endroit de repos éternel pour l’envahir. Les petits vitraux censés laisser passer un peu de lumière étaient presque totalement occultés par le lierre qui s’y était accroché et avait prospéré.

            Tout autour de lui, le silence, le vide, la mort, l’éternité.

            Il s’assit quelques instants sur le rebord de la sépulture, histoire de reprendre ses esprits, de faire le point sur la mission à mener. Leurs vies en dépendaient, la vie de ceux qu’il avait appris à aimer et qui, prisonniers, ne pouvaient agir.

           Il regarda le gisant de la reine, qui souriait, celui du roi, impassible. Il se rappela le tribunal de l’Inquisition qui voulait l’exécuter. La cause ? Une simple difformité qui faisait de lui un être différent, trop grand pour l’époque donc ensorcelé. Un prétexte, un mensonge, des témoins achetés qui jurèrent qu’ils l’avaient vu adorer le diable et le bûcher était dressé. Alors que tout semblait perdu, le souverain était intervenu pour le sauver. Sa Majesté en personne jura sur la croix qu’elle était avec lui à la chasse ce jour-là et que ses accusateurs mystifiaient le tribunal. On ne conteste pas la parole du Christomimetes[1]. Il fut relâché et remercia son sauveur.

          Il mènerait à bien sa mission, avec d’autant plus de ferveur qu’il devait la vie à la famille royale.

        C’était écrit désormais.

        Sa promesse serait exaucée bien au-delà de ce qu’il imaginait.

        Mais il était seul dans cette chapelle et personne d’autre que lui ne pouvait infléchir leurs destinées.

       Il savait que là, dans le passé, ils attendaient, ils l’attendaient.

       Il savait que le moment de leur mort était en sommeil, qu’il pouvait encore intervenir mais que le temps était compté.

       Il savait qu’ici, dans ce présent, les autres ne se doutaient encore de rien, qu’ils ignoraient ce qui allait arriver. Comment auraient-ils pu imaginer ?

        Dehors le vent soufflait comme pour lui rappeler ce qu’était la vie.

        Il devait partir.

        Il s’étira pour réveiller son corps engourdi, regarda la lourde porte close de la crypte avant de se diriger vers un coin sombre et de sortir par une issue dérobée. Seuls les seigneurs du domaine et lui-même en connaissaient l’existence. L’air frais provenant de l’extérieur ne se laissa pas prier. Il s’engouffra en quelques secondes alors que lui s’éloignait.

            Il faisait nuit noire.

            Il était libre.

            Il est celui qui retient le temps.

        

[1] Christomimetès : personnification du Christ. Le roi était considéré comme le représentant du Christ sur Terre.

 

AUTRE EXTRAIT :  LES TREFONDS DE LA TERRE

          … Le guide poussa lentement la porte qui s’écarta dans un grincement tel que Jonathan associa le bruit à l’ouverture d’un sarcophage. Il était toujours aussi désireux de découvrir les trésors de cette abbaye mais ce n’était pas sans crainte. Il se demandait si sa soif de connaissances n’allait pas l’emmener dans un endroit interdit au commun des mortels duquel il ne reviendrait jamais. Au-delà, le noir absolu régnait en maître et un courant d’air frais provenant des profondeurs de la Terre, remonta, tourbillonna autour de lui, l’enveloppa tel un drap mortuaire, pour finalement le glacer. Le jeune homme s’efforçait, tant bien que mal, de masquer la frayeur qu’il éprouvait à l’idée de descendre dans cet abîme. Et s’il s’agissait d’un aller simple ! Mais pourquoi se débarrasserait-on de lui ? Pour continuer d’avancer, il devait chasser cette idée saugrenue de son esprit. Mais, tenace, elle s’y accrochait.

            — Suivez-moi ! ordonna encore une fois le guide comme si c’étaient les seuls mots qu’il connaissait.

            Et il s’engouffra dans l’obscurité.

            Frère Bastien introduisit sa main dans une sorte de niche, pressa un interrupteur invisible et le pâle faisceau lumineux d’une ampoule fendit le noir, permettant d’apercevoir un escalier qui s’enfonçait dans les tréfonds de l’abbaye. On aurait dit l’antre du diable, entité à laquelle il avait fait allusion en quittant sa cellule et qui avait profondément choqué le moine. Et si Lucifer existait ! Et si le moine s’apprêtait à guider ce blasphémateur jusqu’à lui, pour le punir !

            La peur faisait divaguer le chercheur.

          Les deux hommes se glissèrent dans le passage étroit, mal éclairé et commencèrent la descente. Elle parut durer, s’éterniser même, car l’escalier abrupte n’en finissait pas de s’enfoncer. Il semblait n’aboutir nulle part. Jonathan devinait les marches plus qu’il ne les voyait. Celles-ci d’abord larges, droites mais irrégulières, probablement taillées dans la roche, se rétrécissaient au fur et à mesure qu’ils progressaient.

            — Tenez-vous à la corde ! Certaines marches sont piégeuses et si vous en manquez une…

        Il s’interrompit avant de poursuivre :

           — La verticalité de l’escalier n’est guère propice à un sauvetage !

            Il parlait d’expérience mais sa réflexion tenait plus de l’ordre que du conseil, car sa voix n’avait rien d’agréable. Prisonnière de cet espace confiné, elle résonnait de façon rauque et ténébreuse. Elle n’était en aucun cas rassurante.

          Le niveau du cloître était déjà loin au-dessus de leur tête quand la pierre céda la place au bois et à un escalier en colimaçon cette fois qui craquait sous les pas des visiteurs. Il descendait lui aussi de façon raide en même temps qu’une odeur de cave montait et que la température baissait. Les rares ampoules censées l’éclairer se contentaient de projeter des ombres inquiétantes qui s’allongeaient puis diminuaient au rythme de la progression des deux hommes comme si deux spectres les précédaient ou les suivaient.

            — Où sommes-nous ? osa demander Jonathan en chuchotant.

           Ce lieu oppressant l’intimidait autant qu’il l’inquiétait.

            — Sous l’abbaye !…….

AUTRE EXTRAIT :  INTRUSION

            Étrange !

            Ne l’avait-elle pas fermée à clé en quittant son appartement ? Annabelle fouillait en vain dans sa mémoire. Elle se sentait si mal à ce moment-là qu’elle avait peut-être oublié de tirer la porte derrière elle ! Bizarre ! Plus elle tentait de se souvenir, plus elle était convaincue qu’elle n’avait pas pu la laisser ouverte à tous les vents.

            Et s’il y avait quelqu’un dans son appartement ! Les idées les plus noires inondaient son esprit, les scénarios les plus sombres l’envahissaient inexorablement.

            Avancer ? Faire demi-tour ? Appeler la police ?…

            Annabelle se rappela les conseils de prudence que Marc lui prodiguait souvent. Combien de fois lui avait-il suggéré d’installer une alarme dans son appartement ou de mettre un système de fermeture de meilleure qualité ? D’ailleurs où était-il, Marc, en ce moment ? Jamais là quand on avait besoin de lui finalement.

            Elle était inquiète, qui plus est amère.

            Alors que ces pensées se bousculaient dans sa tête, elle choisit de tendre une oreille avant de s’aventurer plus loin. C’était plus prudent ! Elle s’attendait à chaque instant à ce qu’un individu surgisse.

     La porte de l’ascenseur se referma totalement derrière elle dans un bruit sourd, ce qui la fit sursauter. Particulièrement attentive et sur ses gardes, elle fut à nouveau surprise lorsqu’elle entendit un claquement provenant des étages supérieurs. Soudain la lumière s’éteignit, plongeant les lieux dans l’obscurité. Les éléments semblaient se liguer contre elle. Angoissée, elle retint sa respiration, à l’affût, comme si quelque chose allait surgir de la pénombre. Au même moment, l’ascenseur redémarra, probablement appelé par un résident. Après être redescendu jusqu’au bas de l’immeuble, il remonta avant de s’immobiliser au quatrième étage. Annabelle prêta l’oreille mais personne ne sortait de la cabine. C’est alors qu’un flot de jurons provenant d’un appartement situé plus haut brisa le silence. Un couple se disputait violemment. Mais l’objet exact de leur discussion restait inaudible. Dans la montée d’escalier, les rares vasistas situés en hauteur diffusaient une légère lumière à laquelle la jeune femme s’était peu à peu accoutumée. Malgré cette semi-obscurité, elle s’approcha de la rambarde et se pencha précautionneusement dans la cage d’escalier pour tenter de voir ce qui se passait sur le palier du dessous. Elle entendait quelqu’un marcher et il ou elle devait farfouiller dans un sac pour prendre quelque chose. Et s’il cherchait un revolver ! Pourquoi n’allumait-il pas ? Peut-être voulait-il la surprendre ! Annabelle recula instinctivement, ne se sentant plus du tout en sécurité ni à son étage, ni à un autre. Ses mains étaient moites, sa respiration s’accélérait inconsciemment et son cœur frappait de façon inconsidérée dans sa poitrine.

            Finalement, elle entendit une porte s’ouvrir puis se refermer presque aussitôt. Un voisin venait sans doute de rentrer chez lui. Elle aurait pu lui demander de l’aide, lui dire qu’elle était inquiète, que quelqu’un avait pénétré par effraction chez elle en son absence… Mais elle était à nouveau seule et devait faire face à la situation.

          Elle allait se retourner quand elle sentit une main peser lourdement sur son épaule. Elle ne put s’empêcher de pousser un cri strident tandis que ses jambes se dérobaient sous elle.

            L’instinct de conservation prit les commandes et en un éclair, elle fit volte-face et se cramponna fermement à la rampe qui courait le long du mur, craignant que son agresseur ne veuille l’attraper pour la précipiter dans le vide. Et la lumière revint, presque éblouissante, clignota à plusieurs reprises avant de s’éteindre à nouveau dans un claquement sec. L’ampoule venait de griller. Durant le bref instant de clarté, elle eut le temps d’apercevoir un homme imposant, la mine peu avenante qui la fixait, le regard noir, les sourcils froncés. Il n’avait pas l’air commode du moins pour ce qu’elle avait pu en voir. Son visage, faiblement éclairé par la lumière verte du bloc lumineux qui signalait l’issue de secours, paraissait cadavérique…

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PAR PITIÉ !… (Nouvelle histoire à suspense. Accrochez-vous !)

PAR PITIÉ ! …

 

            Soixante  ! Il me semble qu’il y en a soixante !

            Non, je ne parle pas des rats qui grouillent de partout et tentent, chaque nuit de nous grignoter une oreille, le nez ou le bout des doigts quand ce ne sont pas les paupières. Ça doit être tendre et bon une paupière ! C’est pour ça qu’ils courent sur nos visages. Ils ne renoncent jamais et reviennent à l’assaut, inlassablement. Si au moins j’arrivais à en tuer un, de temps en temps, je lui tordrais le cou ou alors je lui arracherais la tête, avec mes dents. Et je pourrais même le manger car j’ai faim, une faim tenace.

            Donc je ne parlais pas des rats mais de ceux qui sont là, avec moi, enfermés comme moi, ces compagnons de cellule – si je peux dire – qui croupissent aussi dans cette pièce sordide, crasseuse toujours plongée dans la pénombre. J’ai toujours eu peur du noir. Je les discerne à peine même si mes yeux se sont habitués à ces ténèbres. Les leurs aussi. Ils savent que je suis là, que je suis le nouveau, le dernier arrivé.

            Parfois, je les entends gémir ou se plaindre. Parfois ils hurlent comme des damnés. À croire que leurs cris leur permettront d’ouvrir grand la porte et de s’échapper. S’échapper ? Impossible ! Ils s’époumonent quand ils sont à bout, qu’ils n’en peuvent plus, c’est tout. Ce ne sont que des cris de rage, d’horreur…

            Et puis, il y a aussi l’odeur ou plutôt la puanteur… Car on ne sort jamais d’ici, vous vous en doutez ! Ça sent l’urine à plein nez, mêlée à toutes sortes d’excréments que je n’ai pas besoin d’énumérer. C’est infect mais c’est mon lieu de vie maintenant et moi aussi j’ai l’impression que je deviens un déchet.

 

            Depuis quand est-ce que je suis là, me demanderez-vous. Eh bien, je n’en sais rien, je ne me rappelle pas à quel moment tout a basculé. J’essaye de me souvenir mais quelque chose m’échappe. C’est le trou noir, le vide total. J’avais une vie avant ça, j’étais heureux.

 

            Je suis certain que j’avais une femme déjà âgée, comme moi d’ailleurs. Mais n’allez pas croire dans ce que je viens de vous dire que je suis simplement mort et que je ne connais pas la raison de mon décès. Non, je me sens bien vivant, et je suis convaincu que mes tortionnaires veulent que je le reste. Ils veulent que je souffre. Ils veulent se délecter de ces effroyables conditions de détention jusqu’à… La question est celle-ci : jusqu’à quand ? Bien aise celui qui pourrait répondre à cette question !

            Je disais donc que j’avais une famille et des enfants. Deux garçons, grands qui ont de bonnes professions et ont fait de beaux mariages. Il faut dire que je suis riche, enfin plus maintenant. J’étais riche.  J’ai toujours eu le sens des affaires. J’ai vécu en Argentine ou au Paraguay pendant longtemps mais je viens d’ailleurs. Ah, tout ça appartient au passé. C’était le bon temps !

 

            Justement, le temps : j’ai perdu sa notion. Les jours, les heures n’ont plus d’importance ou plus de sens pour moi. Pourquoi en auraient-ils puisque je suis constamment enfermé dans ce trou immonde. Tout se ressemble, tout est gris ou noir, à part le sang, seule couleur un peu plus vive dans ce dépotoir. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Trop longtemps à mon goût mais je suis convaincu que je vais y rester encore un sacré moment. Ça me fait peur, terriblement peur. Et puis j’ai froid, constamment froid. L’humidité me traverse la peau, la chair et me glace au plus profond de moi. C’est atroce ! mon corps me fait mal, meurtri par les conditions puisque tout le monde dort à même le sol, sans matelas, sans couverture, sans rien !

A suivre…

Actualité : mon nouveau livre LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS, 420 pages, est actuellement sous presse et devrait être très bientôt disponible. Je lui consacrerai un article mais vous pouvez déjà lire la 4e de couverture ainsi que quelques extraits en cliquant sur la PAGE D’ACCUEIL de ce site. Vous trouverez au moins 5 bonnes raisons de l’acheter : plaisir de lire, suspense, Moyen Âge, mystère, rebondissements… tous les ingrédients qui vous tiendront en haleine jusqu’au bout ! 

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Merci de votre fidélité,

AUDREY DEGAL


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FILM ANNA de LUC BESSON

Entrons dans le vif du sujet : j’ai adoré ce film et je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Le rythme est bien pensé, qui commence doucement et qui contribue à faire d’Anna, le personnage principal, une jeune femme vulnérable, fragile, que la vie n’a pas favorisée. Enfin, apparemment ! Pourtant, bousculant avec la chronologie, Luc Besson, nous présente son personnage féminin comme une petite marchande sans avenir, sur un marché de Moscou, repérée par une agence qui cherche des top-modèles. Anna a tout pour briller, elle est vite un égérie qui se permet de surcroît de séduire un homme tout puissant que l’on croit inaccessible et, alors que l’on ne s’y attend pas, de le tuer. Mais qui est donc Anna ? Pourquoi rompt-elle avec cet avenir si prometteur qui semblait lui tendre les bras ? Est-elle un agent du KGB ? Oui, mais… c’est le mais qui est intéressant. Appartient-elle à une autre organisation ? Peut-être… c’est le peut-être qui est intéressant. Deux hommes sont proches d’elle, véritables amis ? Véritables amants ? Rivaux ? Qui tire les ficelles du destin d’Anna ? Eux ? D’autres ? Elle ?

A plusieurs reprises, on la sent prisonnière. Nombre de menaces pèsent sur elle même si elle excelle dans ce qu’elle entreprend. Chaque détail a son importance mais le spectateur ne le découvre pas nécessairement au moment où il voit la scène. Aussi, Besson se livre-t-il a des aller-retour judicieux qui expliquent ceci puis cela, précisions qui nous éclairent assurément au moment voulu et nous laissent deviner petit à petit qui est Anna. Jouet ou manipulatrice ? Le réalisateur se livre à un crescendo dans l’action et dans l’intrigue qui nous scotche à l’écran. 

Bref, vous l’aurez compris, Anna est « du grand Besson ». On y retrouve des accents de Nikita et dans la beauté du personnage principal, un peu du « Cinquième élément » mais les comparaisons s’arrêtent là. Besson a su concevoir, pour notre plus grand plaisir, un nouveau chef d’oeuvre et je dirais même que ce réalisateur se bonifie avec le temps : il excelle dans ce thriller. 

Bonne séance à celles et ceux qui le regarderont. 

Audrey Degal

Je sais que vous l’attendez, vos messages le prouvent. Mon 4e livre « LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS » est actuellement sous presse. Il devrait être disponible à la vente d’ici environ deux semaines (le temps d’être référencé). J’espère qu’il vous passionnera. En le relisant une dernière fois, je me suis prise à mon propre jeu, passionnée par ma propre histoire. J’espère qu’il en sera de même pour vous. 

Merci de votre fidélité.

 


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L’ENVIE, SUITE ET FIN

Résumé de l’épisode précédent : deux femmes, Bénédicte et Maryline, sont amies mais la première même si elle est jolie souffre de la comparaison avec la seconde qui excelle dans tous les domaines et la surpasse. Bénédicte aimerait vivre la vie de Maryline. Autour d’un verre elle suggère cette idée ridicule à son amie qui rit mais accepte de prendre sa place. Après tout, c’est impossible. Elles se séparent mais lorsque Bénédicte regagne sa voiture, elle fait un malaise et s’effondre sur le trottoir. 

Un passant accourt et m’aide à me relever.

— Ça va mademoiselle ?

Il sort un mouchoir pour éponger mon front ensanglanté. Comme je suis faible, il propose de me conduire aux urgences ou de me ramener chez moi. Je choisis de lui donner mon adresse. J’espère que je n’aurais pas à le regretter car après tout je ne connais pas cet homme.

Il me demande le code de l’alarme et nous entrons dans mon appartement. Il m’installe sur mon canapé, délicatement, cale un coussin sous ma tête, puis il s’éclipse, comme s’il était chez lui. J’entends la porte du réfrigérateur se refermer et il reparaît, deux verres de jus d’orange frais à la main. Je le remercie et j’en profite pour le regarder. Il est plutôt pas mal.

— Un antalgique peut-être ? propose-t-il.

— Dans l’armoire de la salle de bains.

Quand il revient, il me tend un comprimé de doliprane avant de me prodiguer des soins.

— Ce n’est rien ! dit-il. Comment vous sentez-vous ?

— Ça va, je me remets. Mais vous vous y connaissez ?

— Je suis médecin.

— Ah, je ne pouvais pas mieux tomber.

— Si on peut dire, mais je n’ai rien fait. Le cuir chevelu saigne facilement. N’importe qui aurait pu vous soigner. Vous avez toujours mal à la tête ?

— Non, plus vraiment. Mais j’abuse de votre gentillesse. Vous êtes peut-être pressé !

— Non, répond-il, en plongeant dans mes yeux un regard puissant qui en dit long. Je peux rester si vous voulez !

Au petit matin, pendant qu’il dort encore, je m’enroule dans un drap de bain en sortant de la douche. Mon crâne est encore douloureux et je n’ai pas les idées très claires. Tout me semble étrange. Pendant que nous faisions l’amour tout à l’heure, j’avais l’impression de flotter, de ne pas reconnaître mon lit ni ma chambre mais j’ai été secouée. D’un revers de la main, j’essuie la buée accumulée sur le miroir. Et là, je me regarde comme jamais je ne l’ai fait. J’oriente mon image vers la gauche, vers la droite comme pour vérifier… Mais je n’en ai pas besoin, Nolan qui vient de se lever pour me rejoindre exprime ce qui s’est passé mieux que moi à ma place :

— Bonjour Maryline. Ça a l’air d’aller mieux ce matin.

Eros en personne est appuyé nu contre le chambranle de la porte. Il admire mon corps alors que la serviette qui m’entourait vient de glisser au sol. Il s’approche, se plaque contre moi et m’enlace. Nos visages se frôlent dans le miroir avant que nos corps ne recommencent à s’aimer. Alors qu’il est en moi, mon esprit s’échappe, appelé par une obsession merveilleuse, inimaginable qui pourtant me paraît bien réelle : je suis devenue elle, je l’ai remplacée.

Il me laisse son adresse, son numéro de téléphone et prend le mien. Il me rappellera, c’est certain.

Un café chaud en main, de ma fenêtre, je le regarde s’éloigner. Il m’envoie déjà un SMS : « je n’ai jamais vu une femme si belle. Je crois que je t’aime ! »

Je ne rêve pas. Il fait gris dehors mais ma vie est ensoleillée. Je suis devenue Maryline, je suis chez elle, je m’y sens comme chez moi. Tout semble vrai !

Mon téléphone vibre. Je décroche. C’est elle.

— Je croyais que c’était impossible ! Qu’est-ce qui s’est passé ?

— Tu regrettes ? Tu es déçue ?

— Non, je suis plutôt perdue. Je suis toi, je suis chez toi, je ne sais pas comment j’y suis arrivée mais je me sens bien. Pour le reste, je n’y comprends rien.

— Moi non plus mais c’est arrivé.

— Et toi, qu’est-ce que ça te fait d’être Maryline ?

— Comme toi, je suis bien, je dirais même extrêmement bien et surtout heureuse.

— Parce que tu ne l’étais pas avant ?

— Si, mais moins.

— Moi, être Bénédicte, ça me convient. Je me sens plus forte, épanouie ! Mais tu crois que ça va durer ?

— Franchement, j’en sais rien. Mais c’est toi-même qui a suggéré hier que ce soit définitif.

— C’est vrai. Bon, je te laisse. Je vais me plonger dans tes dossiers. Enfin dans mes dossiers. On se rappelle !

J’aurais dû me demander pourquoi elle cet échange lui convenait mais je ne l’ai pas fait. J’aurais dû trouver étrange qu’elle soit heureuse d’être moi alors que je l’ai toujours enviée mais je n’y ai pas songé. Je suis retournée dans la salle de bains pour m’enivrer de mon image, de ce corps sublime. Comment aurais-je pu deviner ce que cachait la face polie du miroir ?

*

            Seule l’issue de la vie est incertaine. J’ai revu Nolan et me suis nourrie de bonheur le lendemain et les jours suivants. J’ai vécu un rêve, éveillée. Les week-ends improvisés à la montagne, les périples à moto, l’aventure sur son voilier, seule avec lui, et plus que tout l’intensité d’être aimée.

Lorsque je plaide dans des affaires délicates, je suis d’une redoutable efficacité. Tout me paraît plus clair qu’avant, je vais à l’essentiel, on me réclame, on me paye cher, je gagne mes procès. Je suis celle que j’ai toujours voulu être.

Je rencontre parfois Bénédicte étrangement heureuse dans une vie sympathique mais plus simple. Comment ne regrette-t-elle pas ce qu’elle était ? Puis nos rendez-vous se font plus rares jusqu’au jour où…

Un taxi me mène à la clinique car je ne me sens pas très bien. Cela fait des semaines que je suis fatiguée. J’ai l’estomac en vrac, des nausées. J’ai peur. Et si tout s’arrêtait… Si je redevenais celle que j’étais que je finalement je détestais. Je perdrais Nolan…

Je paye la course, je claque la portière, les doubles portes automatiques s’ouvrent devant moi, m’avalent.

La secrétaire me reconnaît. Elle prévient aussitôt Nolan qui termine sa consultation avant de m’examiner.

— Tu es peut-être enceinte ! Calme-toi !

— J’ai fait trois tests de grossesse. Tous négatifs !

Il me fait un prélèvement de sang pour en avoir le cœur net. Nous attendons. Négatif !

— Qu’est-ce que j’ai ?

— Il faut approfondir !

Une IRM, un scanner, de nouvelles analyses et son diagnostic tombe, inimaginable, comme le couperet d’une guillotine : cancer, métastases, plus que quelques mois à vivre.

Il pleure ! Je m’effondre ! Il n’y a rien à tenter.

*

            Je suis assise à une table en terrasse, rue de la Longe, au café Fred. Le soleil brille comme jamais. Je l’attends. Je la vois arriver. Bizarre, elle est vêtue du petit tailleur Chanel que je portais ce fameux jour, quand je lui ai parlé de l’échange. Tous les regards sont braqués sur moi. Je suis très pâle mais si belle. À croire que la maladie m’a momentanément sublimée. Elle ne s’assoit même pas, m’embrasse froidement.

— Qu’est-ce que tu veux ? attaque-t-elle.

— Je veux redevenir Bénédicte !

— Pourquoi ?

— Je crois que tu le sais !

— On ne peut pas faire marche arrière, dit-elle froidement.

Comme j’ai été bête !

— Tu le savais, tu aurais dû me le dire, j’aurais pu me soigner, j’aurais pu…

Elle m’interrompt :

— Rappelle-toi : je t’ai dit qu’on perd parfois au change. Maintenant, oublie-moi !

Elle tourne les talons, s’éloigne et me raye déjà de sa vie. Elle m’efface encore une fois.

Jusqu’aux derniers moments, Nolan me comble. Je m’éteins doucement. La vie me quitte.

*

            Quelqu’un me secoue légèrement l’épaule. Je suis assise à une table au café Fred, rue de la Longe.

— Bénédicte ! C’est moi, Maryline. Tu es sûre que ça va ? me dit-elle, penchée au-dessus de mon visage.

— Oh oui, ça va très bien. J’étais simplement perdue dans mes pensées ! En t’attendant j’imaginais des tas de choses.

— Et à quoi pensais-tu pour être si absorbée ?

— À rien et je ne veux pas parler de mon absence.

— OK. Pour savoir ce qui t’est arrivé il faudrait donc qu’on échange nos vies et que…

Je l’interromps comme apeurée :

— Non, surtout pas ! Restons-nous-mêmes !

 

FIN

Mon 4e roman, LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS sort enfin. Oui, j’ai tardé mais les bonnes choses se font généralement attendre, n’est-ce pas. Il est entre les mains de l’éditeurs qui finalise. je ne manquerai pas de vous indiquer sa date de disponibilité chez les libraires mais le référencement sur les plateformes de vente prend parfois du temps. Un peu de patience encore. 

Rappel : les titres et résumés de mes 3 premiers livres, LE LIEN, DESTINATIONS  ETRANGES, LA MURAILLE DES ÂMES, se trouvent en page d’accueil ou dans « mes thrillers publiés ». N’hésitez pas à vous les procurer en les commandant en librairie. Vous ne serez pas déçus, le suspense y règne en maître !

Prochain article : un film que j’ai adoré et un livre pas mal du tout ! Soyez au rendez-vous et partagez cet article. Vous pouvez cliquer sur « j’aime », laisser un commentaire, en parler à vos amis. Le bouche à oreille, c’est vous ! Mon succès dépend de vous et je vous en remercie. 

AUDREY DEGAL

 


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NYMPHEAS NOIRS, BUSSI

Bonjour à toutes et à  tous, 

Avant de vous livrer la fin de la nouvelle « L’Envie », que vous avez trouvée haletante – je vous promets qu’elle ne va plus tarder – je voulais vous parler de certaines de mes lectures car j’ai tellement lu de livres…  Or, si j’ai constitué une petite pile des élus dont je veux vous parler, juste derrière moi et  le bureau d’où j’écris mes articles sur ce blog, je n’ai pas pu résister : il fallait que je vous présente NYMPHEAS NOIRS, de Bussi. 

Pourquoi me direz-vous ? Parce que je décerne la palme d’or des romans que j’ai lus (et ils sont extrêmement nombreux), oui, oui, la palme d’or ! Il est tout à la fois : captivant, intéressant, original, enrichissant culturellement parlant… Certes, j’ai deviné la fin ( aux 2/3 du livre environ) avant de la lire mais je crois que c’est à cause de mon imagination débordante et du fait que moi aussi je suis auteure à suspense. Cependant, cela n’a en rien gâché mon plaisir. Le récit alterne magnifiquement dialogues, descriptions ténues et utiles, rebondissements, analepses, narration… Donc, avant de vous dire de quoi il retourne – mais rassurez-vous, comme d’habitude je me limiterai à l’essentiel pour préserver votre plaisir de lecture – vous vous doutez que je recommande cette lecture, tout comme je vous invite à lire mes romans qui ne sont pas en reste côté suspense notamment « LA MURAILLE DES ÂMES » que mes fidèles lecteurs dévorent en 2 à 3 jours. 

Donc, NYMPHEAS NOIRS, de quoi s’agit-il ? 

Eh bien l’incipit est intrigant en ce qu’il vous présente 3 femmes qui n’ont, semble-t-il, rien à voir les unes avec les autres et qui cachent un secret. Avouez que je pique déjà votre curiosité. Nous découvrons ensuite la narratrice qui est l’une d’elle, une vieille femme puis une jeune et séduisante institutrice dont tombe amoureux le policier chargé de l’enquête et enfin une fillette. Un meurtre a été commis dans la petite bourgade de Giverny, haut lieu de la peinture des impressionnistes en son temps et lieu de pèlerinage des amoureux des arts de nos jours. Or dans le passé, un crime presque identique a eu lieu. Pourquoi une telle similitude dans ces morts suspectes alors que le temps a creusé une fossé entre elles ? C’est a priori inconcevable ! La vieille femme a vu et sait bien des choses et paraît presque machiavélique. L’institutrice, femme mariée, suscite la jalousie de son époux bien évidemment et la fillette qui semble douée pour la peinture, souhaite participer au grand concours annuel encouragée par un ami mais pas par tous. Elle côtoie un peintre qui l’encourage dans cette voie. La fillette et le peintre forment une étrange association qui ne plaît pas à tous. On les observe, on veut leur nuire. Qui et pourquoi ? Le policier de son côté piétine un peu en matière criminelle mais pas sentimentalement puisqu’il parvient à séduire la belle institutrice qui veut fuir avec lui loin de sa triste vie. Mais eux aussi sont sous surveillance et rien ne sera simple. Ah, j’oubliais de vous parler du chien, personnage à part entière, attachant, qui a son rôle à jouer ! 

Je ne vous en dirai pas davantage si ce n’est : lisez ce beau roman et laissez-vous bercer par l’intrigue. Vous pousserez aussi la porte des impressionnistes ce qui ajoutera à votre plaisir. 

Bonne lecture à toutes et à tous. La fin de « L’Envie » sera en ligne sur ce site très bientôt et les abonnés  en seront informés. Je vous glisserai aussi les premières pages de mon roman « LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS » qui arrive enfin et je vous ferai part de mes autres lectures parfois intéressantes, d’autres fois, un peu moins. 

Bel été ! 

Votre auteure : AUDREY DEGAL

 


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L’ENVIE

L’ENVIE

 

J’ai toujours aimé le prénom de mon grand-père : Emmanuel. C’est moderne, avec un côté séducteur. Ma grand-mère s’appelait Marie. Joli prénom, divin, oserai-je dire !

Mais moi je m’appelle Bénédicte. Je déteste, vous vous en doutez ! Ça fait banal, ça fait vieux, ça fait… enfin, j’ai toujours exécré ce prénom. Pourtant j’ai fait avec, du moins pendant un certain temps. N’allez pas vous imaginer que j’ai changé de prénom en chemin ! Non, ce serait trop simple. Quel manque d’originalité ! Non, vous dis-je. J’ai eu une autre idée, un autre plan qui allait changer mon destin, qui l’a changé mais pas comme je l’imaginais !

 

            Je devais avoir deux ans. J’étais assise dans un bac à sable et mon seau a rencontré Maryline. Ou plutôt c’est elle qui s’en est emparé. Elle a aussi pris ma pelle et a fait des pâtés, de beaux pâtés, parfaitement moulés, mieux que les miens.

            Nos mamans s’appréciaient et nous nous sommes revues régulièrement. Maryline était gentille et nous sommes devenues comme deux sœurs. Elle partageait ses jouets avec moi, ses goûters avec moi, elle se privait même parfois, juste pour moi. Déjà, elle avait le cœur sur la main.

            Sur les bancs de l’école – enfin, il s’agit de chaises maintenant – nous étions assises à côté l’une de l’autre. Toujours ensemble aux récréations, mêmes jeux, mêmes copains mais pour célébrer les anniversaires c’était elle qu’on invitait la première. Moi aussi j’avais droit à mon carton mais parce que j’étais la meilleure amie de Maryline. Pas parce que j’étais moi.

            Au lycée rien n’a pas changé, pas plus qu’à la faculté et aujourd’hui, à 30 ans et des poussières ni elle ni moi ne sommes mariées. Pas le temps ! Nous sommes avocates. Je ne vous ferai pas l’offense de vous dire laquelle a le plus brillé à l’examen du barreau !

            Nous n’avons jamais habité très loin l’une de l’autre et quand nous nous donnions rendez-vous, j’arrivais systématiquement la première, juste pour voir approcher sa longue silhouette fendant l’air comme s’il la caressait. Elle avançait d’un pas à la fois assuré et nonchalant, accompagné d’un savant balancement des hanches qui la rendait encore plus désirable. Je l’étais moi aussi mais pas autant.

            Quand nous sortions le soir, ses mini-jupes mettaient en valeur ses jambes interminables, sculptées par la pratique du sport et tous les garçons la dévoraient du regard. Moi aussi, mais moins. Elle m’effaçait, comme si je n’étais qu’une esquisse sur la planche d’un dessinateur de B.D. Une gomme entre ses doigts et mes formes les plus voluptueuses disparaissaient tandis que de l’autre main il accentuait les siennes, à l’excès. Même Lara Croft aurait nourri des complexes à côté de Maryline, Maryline la femme bien réelle, Maryline qui jouait avec dextérité de l’adjectif « parfaite ».

            J’aurais pu être jalouse, vous vous en doutez ! Avouez que j’avais l’embarras du choix quant aux raisons. Eh bien non, cela ne m’a jamais effleurée. Je l’ai toujours trouvée belle, bien plus belle que moi, intelligente, bien plus intelligente que moi, brillante, bien plus brillante que moi jusqu’au moment où, sans me l’expliquer, je me suis sentie meurtrie, déchirée, dépossédée de moi-même.

            J’ai refusé de la voir pendant des jours, des semaines, des mois. Elle ne comprenait pas pourquoi, ni ce qui se passait. Comment lui dire que je souffrais de la voir si parfaite ? Oui, moi aussi je suis belle ! Oui, j’ai un QI au-dessus de la moyenne ! Non, je n’ai pas à me plaindre. Et pourtant ! Je suffoquais sous sa supériorité, sous sa beauté, sous elle.

            Alors comme on prend un train, un avion pour disparaître, pour tourner une page qui est restée trop longtemps figée, je me suis engouffrée dans une brèche et quelle brèche ! Un abîme insondable, l’antre d’un univers dont on peut ne jamais revenir.

*

            — Maryline, c’est Bénédicte !

            — Bénédicte ! Qu’est-ce qui t’est arrivé ?

            — Rien. On peut se voir ?

            — Évidemment. Mais avant promets-moi que tu ne me referas jamais une peur pareille. Je me suis fait un sang d’encre !

— J’avais simplement besoin de couper, de faire le point mais je vais bien !

            — Bon, tant mieux. Ce serait bien qu’on se voie pour en parler. Dis-moi où et quand, je m’arrangerai. Je suis tellement contente de t’avoir au téléphone !

            — Dans une heure si tu veux, rue de la Longe, au café Fred. J’ai quelque chose d’important à te dire.

            — J’y serai. À tout à l’heure. Bisous.

            Bien sûr j’arrive avant elle. Elle approche. Elle est vêtue d’un jean et d’un tee-shirt banal et pourtant elle ressemble à un top-modèle en plus charnel. Encore une fois, elle rayonne. Moi, je porte un petit tailleur cintré de la marque Chanel qui, c’est vrai, me met en valeur. Enfin, ce serait le cas si elle n’était pas à mes côtés.

            Elle se penche vers moi pour m’embrasser et aussitôt elle capte tous les regards. À cet instant précis, je n’existe plus, je disparais. Un garçon prend la commande. La sienne d’abord, la mienne après et dès qu’il s’éloigne elle me dit :

            — Si tu savais ! Comme tu ne répondais plus, je me suis fait plein de scénarios.

            Elle croise, décroise ses jambes, passe sa main dans ses longs cheveux ondulés. Je me demande si elle n’est pas encore plus belle que la dernière fois. Je lui dis qu’on parlera plus tard de mon absence, que j’ai quelque chose d’important à lui demander. Elle n’insiste pas, me regarde droit dans les yeux et ajoute :

            — Pas de problème !

            — Ce que j’ai à te dire est particulier, tu sais !

            Elle fronce les sourcils mais même cette expression la sublime. Je me lance. Je dois le lui demander, je suis venue pour ça.

            — Si tu pouvais devenir moi et que moi je pouvais prendre ta place, tu accepterais ?

            Elle sourit, amusée. Elle ne s’attendait probablement à ce que je lui dise cela.

            — Oui, on est toutes les deux avocates même si tu gagnes un peu moins que moi, ironise-t-elle.

            — Je ne parle pas de ça ! Si je pouvais me glisser dans ta peau, vivre ta vie, être toi tandis que tu vivrais la mienne…

            — Ah, je comprends. Mais c’est impossible !

            Elle rit, à la fois sincère et perplexe. J’insiste.

            — Machiavel a dit : « Rien n’est impossible à qui veut fermement. » Alors, tu accepterais ?

            — Machiavel c’était en 1515 et ceci ne peut pas arriver. En plus, je ne vois pas pourquoi tu voudrais changer ta vie pour la mienne ! On sait ce que l’on perd mais pas toujours ce que l’on gagne ! Je trouve que tu es bizarre.

            — Drôle d’idée ou pas, c’est oui ou c’est non ?

            Elle réfléchit et finit par dire :

            — Oui, pourquoi pas mais je ne suis pas sûre que tu gagnerais au change.

            Le garçon dépose son verre de whisky sur la table, devant elle, avec un biscuit, un carré de chocolat noir à 90 % et une petite serviette. Il laisse pour moi une vodka orange, sans rien d’autre. Je crois qu’il a oublié l’accompagnement. Ah si, il me tend quelque chose : la note. Je ne dis rien. J’ai l’habitude.

            Maryline ne s’est pas aperçue de la joie qui s’est emparée de moi quand elle a dit oui. J’ai vaguement souri, j’ai prié intérieurement mais elle ne peut pas le savoir. Lorsque nous nous sommes quittées, elle a ajouté :

            — Et ce serait pour toujours bien sûr !

            C’est curieux qu’elle en ait reparlé ! Elle m’a embrassée avec la promesse de me revoir très vite puis elle a disparu dans son coupé bleu avant de tourner à l’angle de la rue en faisant légèrement crisser ses pneus sur le bitume.

            Je repense à tout ça : et si c’était possible ! C’est ridicule, inutile de me torturer. Je sors un billet que je pose sur la table, je me lève et je pars sans attendre la monnaie.

            Je cherche ma voiture des yeux. Elle n’est nulle part. Pourtant je suis certaine de m’être garée devant cet hôtel dont l’enseigne abimée clignote. Je me rappelle aussi l’employé qui fumait sur le pas de la porte, enfin je crois. Ou alors c’était ailleurs. Mon esprit se brouille, ma tête tourne, je crois que je vais tomber, je chancelle et je finis par m’effondrer sur le trottoir.

 

La suite de cette nouvelle à suspense très bientôt. En attendant je vous prépare aussi quelques résumés des nombreux livres que j’ai lu et certains étaient passionnants. 

N’hésitez pas non plus à partager cet article et ce site et à lire mes romans déjà publiés (voir en page d’accueil) car le prochain, LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS ARRIVE très bientôt. Si vous êtes abonnés à ce site vous en serez informés. Avant sa sortie, je vous glisserai les premières pages, celles du premier chapitre, qui ne manqueront pas de vous intéresser. 

Merci de votre fidélité.

PASSEZ UN TRES BEL ETE.

AUDREY DEGAL

 


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J’ai lu « Purgatoire des innocents »

J’ai terminé ce roman de Karine Giebel depuis quelques mois déjà et je saute aujourd’hui sur mon clavier pour vous en parler. 

C’est un livre très noir qui porte par conséquent fort bien son titre. 

Il m’a intriguée au début. L’histoire : Raphaël, un braqueur, son jeune frère William et 2 complices se réfugient chez Sandra, une jeune femme vétérinaire car l’un d’eux est grièvement blessé. Leur plan a mal tourné. Toutefois, et c’est là que je trouve l’écrivain très imaginative et brillante, la « belle » Sandra est étrange, presque inquiétante. Prise en otage, malmenée, elle craque parfois mais se reprend et ne semble pas vraiment avoir peur ou craindre les intrus qui ont envahi sa vie. Elle est mariée, à un gendarme, dit-elle, qui devrait rentrer d’un jour à l’autre. Cela n’arrange pas les voleurs, vous vous en doutez. Et ce qui devait arriver arrive : le mari rentre, peu troublé pas ces étrangers chez lui. Que cache-t-il ? Personnellement j’ai immédiatement su quel était son secret. L’intérêt de l’histoire ne réside pas là mais plutôt dans la façon dont les 4 braqueurs, qui ne sont plus que 3 d’ailleurs, et le couple vont se comporter. Quand des êtres malsains en côtoient d’autres, comment cela peut-il s’achever ? Eh bien lisez car c’est intéressant et bien tourné. Le lecteur se prend finalement de sympathie pour Raphaël et William, des bandits. Pourquoi ? La réponse se trouve entre les lignes. 

Cependant, une histoire parallèle se développe, qui intéresse probablement beaucoup de lecteurs friands de choses terribles mais j’avoue que personnellement j’ai du mal avec les récits de torture et de pédophilie. Du coup, j’ai laissé tombé le livre  quelques semaines, car cela me retournait. Le suspense reste toutefois là et l’intrigue est palpitante jusqu’au bout. Oui, Karine Giebel conçoit des récits extraordinaires mais il faut aimer lire des récits dérangeants, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Donc vous êtes prévenus : Récit palpitant : oui. Intrigue intéressante : oui. dénouement apprécié : oui. je vous recommande cette lecture . MAIS : âmes sensibles s’abstenir ! 

Prochainement un autre résumé d’un roman que je viens de finir en attendant la sortie du mien LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS qui vous passionnera, j’en suis sûre ! Et pour ceux qui ne l’ont pas lu, procurez-vous mon roman policier LA MURAILLE DES ÂMES, au suspense inouï garanti.

 

Merci pour votre fidélité

AUDREY DEGAL


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LARME DU CRIME

Voici la fin de la nouvelle à suspense « Larme du crime ». 

Résumé de l’épisode précédent : L’employé d’une morgue remarque une étrange coïncidence entre les cadavres dont s’occupe le légiste. Il tente d’interpeller ce dernier mais, hautain et prétentieux, le médecin-chef de la morgue se contente de l’humilier, lui faisant remarquer qu’il n’y connaît strictement rien. Mais pour Max, quelque chose cloche vraiment. Il ne compte pas renoncer à découvrir la vérité. 

***

Comme tous les matins depuis des années, une Bentley grise, intérieur cuir, déposa le légiste devant l’institut médico-légal. Il adressa un signe familier au chauffeur. L’homme assis derrière le volant, mains gantées, tempes grisonnantes, allure fière, ne démarra que lorsque le légiste disparut dans les locaux. Mais ce jour-là, contrairement aux autres, des officiers de police attendaient le directeur de la morgue dans son bureau. Lorsqu’il les vit, il marqua un léger temps d’arrêt avant d’entrer d’un pas décidé en leur offrant une poignée de main virile. Il prit soin de repousser la porte derrière lui. Max prêta l’oreille mais rien de leur conversation ne filtra. Ils sortirent finalement et l’entretien s’acheva devant l’alignement des huit corps livrés au petit matin, réceptionnés par Sergueï.

            Max s’avança mais ne saisit que quelques bribes de la discussion :

            — … tout le côté droit ! … par derrière et il a… Un autre, peut-être le plus bizarre, était encore assis au…

            Difficile de comprendre quelque chose à ce charabia !

            Déjà la conversation s’achevait et le légiste entraînait les deux hommes vers la sortie.

            — Nous attendons donc vos rapports d’autopsie, docteur. Le juge Grangeon compte sur votre expertise pour tirer cette affaire au clair. Sur ce, au revoir !

            — Attendez ! osa Max, je voudrais vous parler.

            Les deux officiers regardèrent le jeune homme revêtu de son long tablier en plastique encore maculé du sang de la veille.

            — Oui ! Vous êtes ? demandèrent-ils suspicieux.

            Max n’eut pas l’occasion de répondre, coupé dans son audace par son patron.

            — Laissez messieurs, ce n’est qu’un de mes préparateurs de corps. Il n’a aucune qualification, aucun diplôme, il n’est rien ! Je me mets immédiatement au travail pour livrer au juge mes remarques dans les meilleurs délais.

            Quand les policiers se retirèrent, Max essuya une pluie de remontrances et une humiliation de plus contre laquelle il n’osa pas s’indigner. Mais il n’avait pas dit son dernier mot. Une intuition, une obsession voire une quasi-certitude commençait à germer dans son esprit. Il l’ajouta sur son précieux carnet de notes. Pour mener à bien ses recherches, il prévoyait de simuler une maladie quelconque dès le lendemain matin. Ainsi, il serait libre d’approfondir ses investigations.

            Même scénario que la veille : le légiste quitta la Bentley qui redémarra suivie cette fois par la petite Panda de Max. Où cette piste allait-elle le mener ?

Vingt minutes plus tard, la voiture de luxe s’engageait sur un parking privé. L’homme chaussé de lunettes noires en descendit tandis que Max immobilisait son véhicule sur un trottoir. La filature commençait. L’inconnu fit une halte dans un café pour prendre un petit noir, debout au comptoir. L’enquêteur improvisé l’attendit dehors. Il grelottait. La filature reprit ensuite sur une centaine de mètres avant l’arrivée. Max s’arrêta en voyant l’homme pénétrer dans un bâtiment imposant. Sur la façade, en grosses lettres, le nom d’un organisme bien connu.

— Bon Dieu ! jura le préparateur de cadavres dont les hypothèses commençaient à se vérifier.

Malgré ses doigts gelés, il griffonna sur son calepin quelques mots importants sans savoir encore comment il pourrait les exploiter. Il devait en apprendre davantage et pour cela il fallait entrer. À l’accueil, une femme plutôt revêche lui demanda ce qu’il voulait.

— Le monsieur qui vient d’entrer a perdu ceci et je voulais le lui rendre.

Max extirpa de sa poche son propre carnet pour appuyer ce qu’il disait.

— Très bien, donnez-moi le document, je le lui remettrai.

— Je préfère le faire moi-même ! Comment s’appelle ce monsieur ?

— C’est le directeur, monsieur Delepain. Asseyez-vous, je vais voir s’il peut voir recevoir ! annonça-t-elle froidement en quittant sa place.

— Non, non, je repasserai, je suis un peu pressé, fit Max en s’éloignant.

La secrétaire sceptique resta bouche bée quand son interlocuteur disparut. Dans la précipitation, Max n’entendit pas qu’elle l’appelait :

— Monsieur, monsieur, vous avez fait tomber votre carnet !

Que faire de cette découverte ? Personne ne le croirait lui, le petit employé de la morgue. Il devait apporter des preuves et une seule option se présentait.

Planté en observation proche de l’institut médico-légal, le préparateur de cadavres attendait. Son estomac vide depuis le petit-déjeuner semblait désapprouver son entêtement. À 17 heures, le légiste grimpa dans un taxi. Pourquoi l’inconnu ne venait-il pas le chercher comme c’était le cas d’habitude ? Pourquoi le légiste ne prenait-il jamais sa propre voiture ?

À 20 heures, alors qu’il faisait nuit noire, Sergueï ferma la porte de la morgue et saisit le code de l’alarme. Il s’éloigna d’un pas rapide pour rejoindre des amis russes quelque part. Max attendit encore, sans raison, et aux alentours de 20 heures trente, il se décida. Il composa les chiffres qu’il connaissait par cœur. Un double Bip retentit. Il inséra la clé dans la serrure et un instant plus tard, il pénétrait dans les lieux noirs et froids. De jour ce n’était pas facile d’être là mais de nuit c’était morbide. La lueur de la sortie de secours renvoyait une ombre pâle, verte et difforme sur un mur gris : la sienne. L’espace d’un instant il se demanda ce qu’il faisait là. Par où commencer ? Si seulement il savait ce qu’il cherchait. La salle d’autopsie, voilà ce qu’il devait voir.

Il y restait encore une dizaine de cadavres, bien rangés dans leurs tiroirs. Max devait les examiner, tous. Il alluma la torche électrique qu’il avait amenée et commença son inspection macabre : Tiroir n°1 : Rosemonde Marin. La fiche indiquait un choc frontal lors d’une collision inconnue… Tiroir n°2 : Gustave Darebout, circulait à vélo, choc latéral ayant entraîné la mort après hémorragie interne… Tiroir n°3 : Gary Philibert : arrêt cardiaque suite à un accident… Max marqua une pause, ses jambes flageolaient. Il n’avait pratiquement rien bu ni mangé de toute la journée. Les corps qu’il observait étaient méconnaissables. Tous autopsiés, ils n’avaient pas été préparés à la demande expresse du directeur qui semblait vouloir s’en occuper personnellement. Le spectacle était effrayant : yeux excavés, membres sectionnés, entrailles pantelantes, poitrines ouvertes, troncs séparés du reste du corps… Le jeune homme pourtant habitué ne put se retenir. Il s’empara d’une poubelle et, plié en deux, il ne rendit que de la bile. Il se ressaisit et poursuivit ses recherches. Tiroir n°4, corps non identifié, visage défoncé… Le tiroir n°9 le conforta dans ses idées. Il devait consulter les rapports d’autopsie.

            Une fois dans le bureau du légiste, il força un tiroir puis un autre avant de s’installer pour la première fois dans le fauteuil du chef. Il se plongea dans la lecture des rapports et comprit l’horreur de la situation.

            — Je m’en doutais ! dit Max tenant dans ses mains les nombreuses preuves.

            — Petit malin ! Je savais que tu fouinerais et que tu poserais problème !

            Derrière l’employé une voix glaciale venait de s’élever qui le fit sursauter. Le légiste menaçant tenait un pistolet FN five-seven braqué sur le jeune homme.

            — J’étais sûr de te trouver ici. Oui, je fournis des rapports d’autopsie pour la science ! Vois-tu, je fais cela pour le progrès. Mon compagnon, Hervé Delepain, est chercheur à la sécurité routière et tant que son expertise ne portait que sur des mannequins, ses résultats n’étaient guère concluants. Difficile pour lui de faire progresser la sécurité des véhicules. Pour être efficace il faut travailler sur de la chair humaine, pas sur des pantins ! Moi, je suis bien placé pour lui apporter le fruit de mes observations cadavériques. Ma voiture est équipée pour cela et je provoque des accidents. Tu trouves peut-être ça horrible mais grâce à moi des vies seront sauvées !

            Max l’écoutait, effaré, tremblant !

            — Que de larmes pour les familles détruites ! Vous êtes un criminel !

            — Non, un scientifique mais comme tu es intelligent, tu comprends bien que je ne peux pas te laisser en vie ! Tu en sais trop.

            Répondre ! Gagner du temps ! Repousser le moment où le légiste tirerait !

            — Si vous tirez, vous ne pourrez pas expliquer ma mort !

            Le légiste éclata de rire, un rire sordide.

            — Rien d’impossible à un expert comme moi ! Ton cœur va exploser et ta poitrine ne sera plus qu’un amas de chairs disloquées. Je n’aurais qu’à extraire la balle et à m’en débarrasser. Ensuite je percuterai ton corps avec ma voiture-bélier avant d’établir un beau rapport d’autopsie. Si ça peut te consoler, tu serviras à la science. Tu as quelque chose à dire petit ?

            L’expert leva son arme, visa et face au silence de Max s’apprêta à faire feu.

            Bang ! Le légiste s’affala sur le sol de la morgue, mort. Hervé Delepain venait de tirer. Dans sa main, il tenait un revolver et un petit carnet celui de Max.

            — Si j’avais su ! soupira l’expert de la sécurité routière en laissant échapper le revolver qu’il venait d’utiliser.

FIN

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Bonne lecture, merci de votre fidélité et à bientôt pour un  résumé de mes dernières lectures, avant la publication de mon 4ème livre « LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS ». Eh oui, il a encore changé de titre mais que voulez-vous c’est cela la création et la vie d’un livre.

AUDREY DEGAL


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LARME DU CRIME

 

Avant que vous ne lisiez cette histoire policière que je vous offre, je voudrais vous souhaiter à toutes et à tous une TRES BELLE ANNEE 2019. Qu’elle vous apporte tout ce dont vous pouvez rêver et des rêves nous en avons tous tant ! 

Comme vous l’avez remarqué, j’ai moins publié en 2018. Je n’ai pas moins écrit mais je me suis attelée à la tâche avec mon dernier roman dont j’ai dû repousser la date de sortie car il a grossi, grossi, grossi… pour plus d’intrigues bien sûr ! N’hésitez pas à me donner votre avis sur le titre que j’envisage avant qu’il ne sorte en librairies. C’est une thriller dans lequel Moyen Age et temps présent se rencontrent, au grand étonnement des personnages principaux. J’ai pensé à l’intituler « Le Manuscrit venu d’ailleurs ». Qu’en pensez-vous ? 

En attendant, je vous laisse découvrir la nouvelle policière que j’ai écrite, spécialement pour vous et pour vous accueillir de la meilleure façon dans cette année 2019. 

 

LARME DU CRIME

 

          — Max, viens voir, celui-là. Ça vaut le coup, il est gratiné !

            L’homme abandonna sa tâche, approcha et jeta un œil par-dessus l’épaule de son collègue qui venait de l’appeler.

            — Eh ben ! remarqua-t-il. On n’en voit pas souvent d’aussi amochés. Et qu’est-ce qui lui est arrivé ?

            — J’en sais rien. Je n’ai pas encore regardé sa fiche. Bon, je le prépare !

            — C’est pas peu dire ! Difficile de savoir à quoi il ressemblait. C’est plus un corps, c’est un puzzle ! Il va pas être facile à reconstituer !

            Plus tard dans la journée, les deux hommes abaissaient le couvercle du cercueil de chêne en présence de la famille, posaient les scellées avant de le glisser à l’arrière d’un corbillard à destination de l’église de la sainte Charité.

*

        — In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti ! Amen ! furent les derniers mots du prêtre pour clore l’oraison funèbre tandis qu’il se dirigeait vers la veuve.

Sincère, l’homme d’église lui dit combien son époux était un homme exceptionnel. Elle l’écouta émue, tout en serrant les mains de ses deux fillettes blondes qui ne comprenaient rien à cette cérémonie. Une rivière de larmes baignais ses joues emportant le mascara noir qui avait coulé.

 

            Quelques jours plus tard.

            Un coup de sifflet. Un deuxième. Un homme impatient et agacé.

            — Morbius, allez on rentre !

            Mais l’animal trop occupé ne l’entendait pas de cette oreille. Il se tenait par moment sur trois pattes, près d’un réverbère puis d’un autre pour marquer son territoire. De l’autre côté de la rue, son maître l’observait. Babines retroussées, le mâtin de Naples flairait chaque recoin, se retournait comme s’il cherchait quelque chose d’invisible. Il n’y a pas plus têtu qu’un chien qui ne veut pas rentrer ! Malgré son impatience, le propriétaire de l’animal prit le temps d’admirer son chien. Il était beau, massif et très impressionnant. Le plus impressionnant du quartier certes mais mal dressé. Depuis son acquisition, il ne cessait de penser que s’il lui sautait à la gorge, dans un accès de démence, il lui broierait la trachée aussi facilement qu’on écrase une mûre entre ses doigts. Crac ! D’un coup de gueule ! Et s’en serait fini de lui. Il serait capable de le démembrer pour le dévorer ensuite. Cet animal se battait contre des lions dans l’Antiquité ! Mais Morbius était encore jeune et pour l’instant irrésistiblement attiré par les odeurs laissées par ses congénères.

       — Si je viens te chercher, tu vas voir ce que tu vas prendre !

            Cause toujours ! serait l’expression la plus adaptée aux pensées de la bête.

            Finalement exaspéré, transi de la tête aux pieds, Jules se résigna à traverser la rue pour ramener son molosse à la raison. La longue laisse solidement entourée autour de sa main droite dépassait de la poche de son manteau gris. Il descendit du trottoir, hors de lui, manquant au passage de glisser sur une plaque d’égout gelée  :

            — Ça suffit ! Il est tard. Au pied, tout de suite…

            Les yeux rivés sur Morbius, il n’eut pas le temps de réagir au crissement de pneus sur l’asphalte, juste derrière lui. Une voiture noire le faucha violemment comme s’il n’était qu’un fétu de paille. Il voltigea dans les airs avant de retomber, tête la première, sur l’arête du trottoir qu’il venait de quitter. À l’impact, son crâne éclata. Une salve de sang chargé d’oxygène s’éleva en une gerbe rouge accompagnée de fragments de cervelle encore chaude avant de souiller le bitume. Dans la rue déserte, personne à part Morbius qui regardait bêtement la scène. Il trottina sur ses puissantes pattes et lorsqu’il rejoignit son maître il s’arrêta. L’instant d’après, il semblait se régaler en léchant avidement le trottoir comme s’il voulait nettoyer les lieux. Le véhicule n’avait pas ralenti et déjà, il n’était plus visible. Seuls le chauffeur du véhicule fou et Morbius savaient que la grande faucheuse venait de perpétrer l’irréparable, sans se retourner.

*

            Les deux hommes détestaient leur lieu de travail. Une morgue, on pouvait rêver mieux, ce n’était pas la place des vivants ! Max voulait être vétérinaire. Mais faute de bons résultats scolaires, il s’était rabattu sur des études d’infirmiers. L’intelligence s’accommodant mal de la paresse, il s’était résigné à faire partie de ceux qui obéissent et désormais il faisait ce que le légiste lui ordonnait : peser un foie par ci, mesurer un intestin par-là, recoudre les cadavres… Il s’efforçait cependant de trouver quelque intérêt à son quotidien, quelque grandeur à chacun de ses gestes même s’il n’était en contact qu’avec de la chair morte. Sa profession ne tenait pas du boucher mais il n’en était pas loin. Il n’emballait pas de viande mais il était chargé de redonner une apparence convenable aux défunts qu’on lui confiait. Il avait pris l’habitude de ce contact froid, de ces yeux vides, du moins quand les morts en avaient encore, de ces membres raides qui doivent absolument entrer dans le cercueil, leur dernière demeure en fait !

            — Voilà les gars, fit le légiste en désignant plusieurs tables métalliques juxtaposées. Il y a cinq corps à préparer. Rien de spécial. Par contre, il y en aura un sixième en fin de journée mais l’autopsie risque d’être un peu plus longue. Leur identité et tout le reste sont déjà accrochées à leur gros orteil. Au boulot !

            Max et Sergueï, un jeune Russe récemment arrivé en France, regardèrent les dépouilles alignées, partiellement recouvertes de draps blancs. À côté, dans le bureau, le légiste complétait ses comptes-rendus, à moitié caché derrière une volumineuse pile de papiers et de dossiers qu’il devrait gérer dans la journée. Contrairement à ce que l’on peut penser, la mort n’attend pas !

        Lors de leur embauche, le légiste avait promis à ses deux futurs employés de leur payer la formation de thanatopracteur. Il repoussait sans cesse ce moment, préférant les exploiter. Alors comme d’habitude, ils enfilèrent de longs gants de latex, apposèrent des masques sur leur visage et se mirent à la tâche. Max aspira les liquides physiologiques propices à la décomposition puis injecta à la place une substance à base de formol. Les bras, les jambes, les têtes parfois avaient retrouvé leur place et leur apparence colorée. Sergueï avait encore du mal à s’habituer à ces contacts morbides. Au début, il s’éclipsait pour aller vomir et revenait ensuite en baragouinant un « Eto seychas » qui signifiait « ça va maintenant », même s’il parlait assez bien le français. Travailler à la morgue était glauque.

            À 16 heures, ils n’étaient plus que tous les deux et sur la table d’autopsie, le dernier cadavre les attendait. Sa poitrine était encore ouverte en V. Max devrait remettre les côtes du malheureux en place, ainsi que les pectoraux et recoudre le tout, grossièrement. Sergueï, lui, commençait à nettoyer la salle.

            — Regarde un peu, fit Max en observant attentivement le corps, sa fiche en mains. C’est le cinquième gars d’une quarantaine d’années qui nous arrive en provenance du même secteur !

            — Et alors !

            — Et alors, c’est bizarre. Et puis les deux femmes qu’on a déjà stockées dans les tiroirs là-bas, c’est pareil.

            — Pareil ? Non, elles viennent d’ailleurs. La blonde est morte en banlieue nord, pas la vieille. Je sais pas à quoi tu penses mais laisse tomber !

            — Un truc me dérange mais je sais pas quoi ! Il y a 6 mois, on a déjà eu une vague de cadavres du même genre.

            — C’est peut-être une épidémie ! ironisa Sergueï en riant.

            — J’en sais rien mais ce macchabée me rappelle les autres que…

            — Arrête ton cirque, t’es pas légiste. Laisse tomber ! J’ai envie de rentrer. Recouds celui-là et qu’on en finisse !

            — T’as raison après tout !

            Le lendemain matin, Max fit part de ses remarques au légiste :

            — Voyez-vous, Max, devenir légiste est une véritable vocation et il faut faire de très longues études pour y parvenir, études que j’ai menées brillamment. Quant à vous, je crois que vous avez une vague formation dont j’ai oublié le nom.

            Max baissa la tête, se contentant de regarder l’extrémité de ses baskets. Il savait qu’il devait laisser parler ce vaniteux comme on attend patiemment qu’un orage finisse en restant bien à l’abri. Il pensait que le soir il ressasserait ce sale moment qu’il vivait comme une humiliation. Mais non, il n’y penserait pas, l’esprit totalement accaparé par son idée. Quelque chose clochait dans les corps morts dont il s’occupait depuis quelques temps. Il passa la nuit à mettre par écrit ses constats et le lendemain, il était aussi blême que les dépouilles qui l’attendaient à la morgue.

A SUIVRE !

La suite et fin très prochainement sur ce site auquel vous êtes invité à vous abonner.

Sachez que vous trouverez les références de mes livres en page d’accueil. Vous pouvez les commander chez tous les libraires.

Merci de votre fidélité et à bientôt.

Audrey Degal.


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Salon du livre d’Attignat

Bonjour à toutes et à tous,

Le soleil est toujours là bien que nous soyons presque fin octobre. J’espère que vous profitez de cet été indien qui, s’il fait souffrir la nature, réchauffe le coeur des hommes et donne bon moral. J’espère aussi que vous lisez toujours autant, qu’il s’agisse de mes histoires, de mes romans ou d’autres lectures.

Les histoires que je publie sur ce site se font plus rares( et j’en suis désolée) car il est difficile de concilier vie professionnelle, vie d’auteure et vie familiale. Il faut aussi savoir respirer et souffler un peu. Je n’ai pourtant pas délaissé ce site et très bientôt je vous ferai profiter d’un nouvelle policière que je viens d’achever, juste pour vous, en même temps que je terminais le dernier chapitre de mon prochain roman dont le titre est enfin arrêté : « Le Livre inachevé » Il s’agit d’un thriller fantastique où le Moyen Âge fait irruption dans le présent, malmenant au passage les deux personnages principaux aux vies bien étonnantes. 

Très rapidement un cinquième livre sortira, déjà prêt, « Rencontre avec l’impossible ». Il a pris du retard ( je l’annonçais début 2018) mais c’est parce que « Le Livre inachevé » a pris sa place et l’a un peu bousculé.

Maintenant que vous savez tout, voici l’actualité toute chaude : je serai au salon du livre d’Attignat (où j’ai gagné le 1er prix du policier l’an dernier), dans l’Ain, dimanche 14/10/2018 toute la journée. N’hésitez pas à venir me rencontrer. L’entrée est gratuite, le parking facile et il y a beaucoup d’auteurs (environ 90). Je pourrai vous dédicacer mes livres («  La Muraille des âmes », « Destinations étranges » et « Le Lien ») en attendant de vous montrer la couverture mystérieuse du tout dernier qui sera bientôt sous presse : « Le Livre inachevé ».

Bon week-end à toutes et à tous, merci pour votre fidélité et à très bientôt sur ce site pour lire en ligne la dernière nouvelle policière que je publierai. 

Amitiés,

Audrey Degal.

 


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J’ai lu : Maman a tort de Michel Bussi

Bonjour à toutes et à tous, 

Je commencerai cet article en m’excusant pour le peu de publications que je fais en ce moment sur mon site. Si je vous ai manqué, c’est bon signe ! Hélas, vous le savez, on ne fait pas toujours ce que l’on veut et en ce qui me concerne, entre le travail, les salons littéraires le week-end, les parents vieillissants dont il faut s’occuper… je n’ai plus le temps de m’occuper de moi et donc la parution de mon livre, pourtant fini, « Rencontre avec l’impossible » est en retard. Même si les idées d’écriture sont là, les histoire savoureuses que je voudrais bien vous offrir en lecture sur ce blog sont bloquées car je n’ai pas 1 minute à leur consacrer. Mon clavier s’ennuie, moi je trépigne d’impatience de me remettre à écrire, écrire, écrire… Je m’efforce donc de me dire que ça ira mieux demain ou après demain… Voici donc la raison de mon silence sur mon blog mais j’espère bien, courant mai avoir un peu de ce temps après lequel nous courons tous, pour vous proposer un nouveau récit à suspense. Merci de votre patience et de votre compréhension.

J’ai tout de même lu, beaucoup lu, (ça fait tant de bien) et en ce moment je suis dans ma période Bussi. Je vais donc vous parler de « Maman a tort ». 

Je vous dirai tout d’abord que je l’ai aimé et que je le conseille à la lecture. L’écriture de Bussi, fluide et intuitive est agréable et l’histoire se laisse lire jusqu’à son dénouement. 

Un petit garçon, Malone,  est à l’aéroport et doit embarquer mais il a le sentiment que la maman avec laquelle il se trouve n’est pas la sienne. Ce n’est pas véritablement le début du roman puisque c’est un moment que l’on retrouve en fin de livre. Pourquoi pense-t-il cela ? Faut-il le croire ?

Nous rencontrons aussi la commandante Augresse, enquêtrice, chargée d’une affaire qui lui donne du fil à retordre. Seule dans la vie, elle a une amie, véritable confidente (pion essentiel de l’intrigue) et ressent quelque attirance pour un psy. qui s’intéresse au cas de Malone et voudrait bien qu’elle enquête à propos de ce petit garçon. Lui est convaincu que l’enfant n’invente pas le fait que celle qui se présente comme sa mère ne l’est pas. Il lui faut une preuve. Problème, la mémoire d’un si jeune bambin s’efface vite et il risque progressivement d’oublier les rares souvenirs qu’il a et qu’il livre au psy. Mais les souvenirs d’un enfant de cet âge sont à décoder : de quel endroit parle-t-il vraiment quand il évoque des ogres et des paysages qui tiennent davantage des contes. Marianne Augresse accepte l’enquête concernant l’enfant, d’autant qu’il y a un lien entre celle-ci et l’autre dont elle a la charge. Mais quel est ce lien ? Comment un enfant pourrait-il être lié à une affaire aussi importante que celle sur laquelle elle enquête depuis longtemps, alors que le bandit lui file inlassablement entre les doigts… 

Je ne peux et ne veux vous révéler la fin mais je vous assure que l’histoire est prenante. Je l’ai devinée bien avant de la lire mais c’est ainsi, je la devine souvent. Peut-être parce que je suis aussi auteure et que je vois où on veut en arriver. 
Aussi je vous invite à ouvrir ce roman qui doit, sauf erreur de ma part, être adapté à l’écran, sous forme de feuilleton. Mais rien ne vaut un bon livre n’est-ce pas !

A titre indicatif, comme j’ai tendance à choisir un auteur et à lire tout ce qu’il a écrit, jusqu’à épuisement du stock, je lis actuellement « Un Avion sans elle » dont l’intrigue est originale et la narration très différente des autres livres de Bussi que j’ai lus jusqu’ici. Je vous en parlerai plus tard !

Je vous souhaite de belles journées, de belles lectures et vous promets de revenir au plus vite vers vous pour que vous puissiez vous plonger dans mes récits voire dans mon prochain livre. 

Amités, 

AUDREY DEGAL 

Anticipez vos lectures estivales ou celles des nombreux ponts de mai que nous allons avoir et procurez-vous un de mes 3 livres dont vous trouverez les références en page d’accueil. Vous pouvez les commander dans toutes les librairies. A très bientôt !


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DATES DE SALONS DU LIVRE

Si vous avez envie de sortir ce week-end ou à d’autres moments du mois de mars, pensez à faire un tour dans les différents salons du livre qui fleurissent actuellement. C’est l’occasion dé dénicher de nouvelles lectures, originales, de vous évader et d’obtenir des livres dédicacés.

En ce qui me concerne, vous pourrez faire dédicacer les livres que vous avez déjà achetés ou vous procurer des exemplaires de mes 3 livres, disponibles sur place :

  • LE LIEN, thriller atypique
  • DESTINATIONS ETRANGES, recueil de 12 nouvelles à suspense
  • LA MURAILLE DES ÂMES, thriller policier qui vous entraînera en Chine et où vous tremblerez aux côtés de l’héroïne

Voici où me retrouver :

  • samedi 3 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, , au Salon de Villefranche sur Saône 69400, l’Atelier 109 rue des Jardiniers, entrée gratuite
  • dimanche 4 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, au Salon de Brindas 69126, grande salle des fêtes de Brindas, entrée gratuite
  • dimanche 18 mars 2018, de 10h à 18h, au Salon du livre de Beauchastel 07800, Salle de l’Ile Blaud (en face de la piscine municipale), entrée gratuite. Beauchastel est de surcroît un magnifique village médiéval qui vaut le détour.

Il y aura bien sûr d’autres dates que je vous communiquerai ultérieurement. 

Je serai ravie de parler avec vous de mes livres, de la façon dont je les ai écrits, de la provenance de mes idées, de mon prochain livre dont la parution est quelque peu retardée mais qui arrive bientôt, de votre ressenti au sein de mes intrigues…

Bientôt sur ci site, je vous livrerai une critique des derniers livres que j’ai lus, en attendant de vous offrir une prochaine histoire. 

Merci de faire vivre ce site, merci de votre fidélité et de votre confiance. 

Amitiés, 

AUDREY DEGAL 

 


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ASSASSINAT A LA CARTE, fin

Chers lecteurs, voici la fin de la nouvelle policière qui a obtenu le 1er prix du policier au salon d’Attignat. Puisque j’en suis l’auteure je vous l’offre sur mon site. Sachez que dans mes livres vous trouverez encore plus de suspense. Bonne lecture à tous ! AUDREY DEGAL

Résumé de l’épisode précédent : Barbara est le témoin d’un meurtre atroce. A cette occasion elle rencontre l’inspecteur Tissier chargé de l’enquête. Ce dernier reste en contact avec elle mais ne lui dit pas que cet assassinat est probablement lié à un autre qui vient d’avoir lieu. Les rues du vieux Lyon sont sous surveillance mais l’assassin qui aime faire souffrir ses victimes est aussi habile que malin. 

Tôt le matin, sur le bureau de Tissier, un ordre griffonné par le commissaire lui demandait de se rendre chez le fromager de la rue du Bœuf. Son échoppe demeurait fermée sans raison depuis plusieurs jours. Des clients inquiets l’avaient signalé.

            Un serrurier vint à bout de la porte mais pas de l’odeur pestilentielle qui se dégagea à l’ouverture. Un homme d’une cinquantaine d’années gisait au sol.

            — Étranglé avec un fil d’acier, fit Tissier en observant le corps et l’arme qui pendait encore autour du cou.

            Le visage bleui, la langue pendante, les yeux révulsés, la victime était tombée de tout son poids au sol. Ses poignets étaient attachés dans le dos et son crâne ouvert avait dû heurter le rebord d’un comptoir.

            — Le tueur lui a patiemment coupé les doigts les uns après les autres et il était encore vivant, précisa le légiste.

            Plus tard, salle de débriefing, rue des anges.

            — Bon sang, hurla Tissier devant ses hommes. Ҫa fait trois meurtres ! Après les deux femmes, c’est un homme maintenant. Merde ! Le tueur nous nargue et a encore frappé malgré notre surveillance !

            Il planta nerveusement un picot rouge de plus sur la carte. Il récapitula ensuite scrupuleusement les faits à ses hommes ce qui permit de faire émerger un nouvel indice jusque-là inaperçu :

            — Six et rue du Bœuf : voilà ce qui lie ces meurtres. Tous tués à six jours d’intervalle. Donc dans six jours, je veux toute l’équipe dans le secteur, prête à arrêter ce malade. Entre temps, interrogez les voisins, les passants, tout le monde. Il y a bien quelqu’un qui a vu ou entendu quelque chose !

            La piste du serial killer se précisait mais le mobile échappait toujours à la sagacité de l’inspecteur. Le tueur connaissait parfaitement son territoire de chasse et n’assassinait pas au hasard. Les lieux étaient sous étroite surveillance mais, six nuits plus tard, dans le commissariat, le téléphone sonna à plusieurs reprises pour signaler des cris, rue de la Bombarde.

            Quand Tissier arriva à l’endroit indiqué, il était trop tard. Le cadavre encore chaud d’un homme l’attendait.

            — Je ne souhaite pas une telle mort même à mon pire ennemi, fit le légiste après les contrôles d’usage.

            La victime, était assise dans un fauteuil, légèrement basculé en arrière. Elle serrait encore entre ses dents un entonnoir à piston dans lequel l’assassin avait fait couler du chocolat brûlant.

            — Il est mort asphyxié après avoir été ébouillanté de l’intérieur ! Une mort atroce !

            Tissier imprima violemment son poing dans un mur. Les autres le regardaient. L’assassin mettait ses nerfs à rude épreuve.

            — Je suppose qu’il n’a laissé aucune empreinte ! déclara-t-il.

            — Aucune inspecteur, fit l’officier de la police scientifique.

            Le cadavre évacué, Tissier resta un instant sur les lieux du crime. Il réfléchissait, observait. Encore une fois, le tueur avait pénétré sans effraction. Ses victimes le connaissaient. Il en avait la certitude.

            Six jours plus tard, l’enquête n’avait pas progressé. La police se contentait de surveiller les rues du secteur. Tissier se décida à raser sa barbe de trois jours. Il voulait être présentable. Il avait rendez-vous avec Barbara dans un bouchon lyonnais. Entre eux, le courant passait.

            Comme le soir de leur rencontre, le froid et le brouillard régnaient en maître. Quand il sonna à l’interphone, elle répondit aussitôt et une minute plus tard, sa robe de soie bleue apparut dans le hall. Un petit foulard jaune porté autour du cou masquait la courbe naissante de ses seins. Elle n’était pas seulement belle, elle était désirable.

            Ils avaient réservé une table et leurs mains s’étaient frôlées au moment de prendre la carte que le restaurateur leur tendait. Léo ajusta ses lunettes. Barbara semblait sous le charme et inspirée par le menu.

            — Et votre enquête, elle avance ? demanda-t-elle.

            — Pas vraiment. Mais je n’ai pas envie d’en parler. Vous avez choisi ?

            — Ce soir, je dérogerai à mes habitudes : entrée avec salade et présentation charcutière, andouillette beaujolaise au vin blanc accompagnée de cardons, une cervelle de canut pour le fromage et en dessert je prendrai une tarte à la praline sur coulis chocolaté. Un bon repas s’accompagne d’un bon vin. J’hésite entre un pot de Beaujolais ou de Côte du Rhône.

            — Je prendrai la même chose que vous !

            — Je sais, c’est un peu gras mais on doit tous mourir un jour !

            — Merde ! Je crois que vous venez de me donner la solution !

            Tissier se leva brutalement, renversant sa chaise sous les yeux étonnés de Barbara. Il héla le restaurateur et deux minutes après il s’installait devant l’ordinateur du bouchon. Tout en tapant frénétiquement sur le clavier, il expliqua à la jeune femme :

            — Je viens de comprendre que tous les crimes correspondent à l’ordre d’un repas sur une carte de restaurant ! La maraîchère, retrouvée noyée, fournit les restaurants. La femme pendue par un croc de boucher est traiteur, elle les approvisionne en viande. L’homme étranglé avec un fil d’acier est fromager et le dernier, maître pâtissier chocolatier. On a aussi retrouvé un homme noyé dans un tonneau de vin et jusqu’à ce soir je n’avais pas fait le lien. Il manquait du vin à cette carte sanglante !

            L’inspecteur se retourna vers Barbara postée derrière lui et déposa un baiser furtif sur sa joue. Au même instant, une photo s’afficha, celle d’un concours de cuisine qui avait eu lieu des années avant. Toutes les victimes étaient là, souriantes, membres du jury. Une seule était encore vivante : la présidente, restauratrice de renom. Tissier s’empara de son téléphone.

            En un instant, il ameuta ses équipes. Il leur révéla sa découverte. Un candidat avait été recalé à un concours avec une note infamante de 6/20 attribuée par la présidente, note unanimement relayée par les autres. Soudoyés ? La Table renommée que tenaient ses parents fut discréditée. Ruinés, ils s’étaient suicidés tandis que le restaurant de la présidente, concurrente directe, gagnait parallèlement en notoriété. Il fallait agir vite ! Le tueur allait sévir pendant la nuit ! Le dernier crime remontait à six jours. Or on était le 30 novembre, date de promulgation des résultats du concours cinq ans auparavant et il était 21h30. Rapidement les policiers se déployèrent au restaurant de Madame Defoe, la présidente. Elle était sans doute la prochaine cible, brebis destinée à un prédateur sans pitié.

            Une heure plus tard, le brouillard dense et la nuit noire, complices du tueur, enveloppaient tout. Le restaurant était désert. Soudain, un bruit sourd : l’homme venait de s’infiltrer dans les locaux. Des pas feutrés : il progressait avec précaution. Sa silhouette noire sortit peu à peu de la pénombre. Madame Defoe ne bougeait pas mais ses mains tremblaient. Les policiers, tapis dans l’ombre, se ruèrent sur le tueur lorsqu’il alluma un briquet. Dans l’autre main, un bidon d’essence. Le liquide coulait.

            — Putain, il veut foutre le feu ! hurla Tissier.

            L’inspecteur avait l’habitude des arrestations musclées. Le pyromane s’était débattu, tentant d’enflammer ce qui se trouvait autour de lui. Bilan : deux hommes légèrement brûlés mais le tueur était maîtrisé.

            Fin décembre Tissier le rencontra pour la dernière fois.

            — Toujours pas de regrets Monsieur Bourgin ?

            — Non, aucun !

            — Même pas celui d’avoir manqué votre dernière victime ?

            — Manquée ? Vous croyez ?

            Ce furent leurs dernières paroles. Ils ne se reverraient jamais.

            L’enquête diligentée pour vérifier la fraude du jury lors du concours, jeta l’opprobre sur la présidente, Madame Defoe. Traînée dans la boue par la presse, sa ruine était assurée. On retrouva son corps, un mois plus tard, flottant dans la Saône. Le brouillard s’était levé.               FIN

N’hésitez pas à vous abonner au site pour lire de nouvelles histoires, des critiques de livres et de films…

En page d’accueil vous trouverez aussi les références de tous mes livres publiés que vous pouvez commander dans n’importe quelle librairie ou sur internet. Des liens directs sont repris en page d’accueil. Et pensez à partager cette publication pour que d’autres puissent en profiter. 

A très bientôt pour un résumé d’un des livres que je viens de terminer. Je vous donnerai aussi les prochaines dates des salons du livres auxquels je vais participer prochainement. 

Audrey Degal


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ASSASSINAT A LA CARTE, 1ère partie

Bonjour,

Vous aimez avoir peur ? Vous aimez le genre policier ? Je vous offre ici ma nouvelle « Assassinat à la carte » qui a obtenu le 1er prix lors du salon d’Attignat dans l’Ain, parmi plus de 90 auteurs, prix remis par le conseil départemental. Régalez-vous avec cette 1ère partie (la suite paraîtra très vite), pensez à vous abonner, à en parler autour de vous, à cliquer sur j’aime, à partager sur les réseaux, à laisser un commentaire… et si vous voulez lire davantage, rendez-vous en page d’accueil ou vous trouverez les liens pour vous procurer mes livres. En attendant bonne lecture !

Assassinats à la carte, 1ère partie.

 

Il était très tard lorsque Barbara quitta le restaurant. Le froid était piquant. La porte se referma derrière elle et, à travers les baies vitrées donnant sur la rue, elle fit signe à ses amis encore attablés. Ils savouraient un dernier verre. Sur leurs lèvres elle put lire « sois prudente, à demain ! ». Mais ce genre de remarque néglige l’importance du destin !

La nuit, particulièrement noire, pactisait depuis des jours avec un épais brouillard que le plus affûté des couteaux n’aurait pu couper. La morsure glaciale du vent s’amusait à griffer les visages des rares passants qui osaient encore s’aventurer dans les ruelles. Les lampadaires, rangés au garde à vous, même s’ils ne surveillaient rien, renvoyaient de sordides lumières d’un orange blafard rongé par la brume ambiante. On n’y voyait pas à trois mètres.

La jeune femme glissa les mains dans ses poches, serra la ceinture de son manteau de cachemire et accéléra le pas pour regagner sa voiture. La rue était déserte. Elle avait l’impression de traverser un cimetière à la nuit tombée même s’il n’y avait pas de tombes. Le parking Saint Jean, situé sur les quais de Saône, n’était pas loin mais elle n’aimait pas s’éterniser dans le vieux Lyon si inquiétant à cette heure-là. L’œil aux aguets, l’oreille attentive, elle avait hâte de rentrer.

Barbara marchait précautionneusement, s’efforçant de ne pas faire claquer ses hauts talons sur les pavés que l’humidité rampante rendait glissants. Des myriades de volets fermés semblaient l’épier, comme autant d’yeux malveillants. Encore quelques mètres et elle tournerait à gauche, quelques mètres qui lui paraissaient une éternité !

Soudain un bruit. Une lutte. Des voix étouffées. Barbara n’avait pas encore bifurqué mais elle s’arrêta net. Elle allait détaler quand elle aperçut une forme s’effondrer sur le trottoir. Elle voulut crier mais ses mains, comme des entités autonomes, se plaquèrent sur sa bouche. Elle recula et se terrera sous une porte cochère. Faire silence ! Attendre ! L’être tombé au sol rampa, laissant derrière lui une large traînée brunâtre. Barbara le discernait à peine mais elle l’entendit gémir. Inconsciemment, elle retenait sa respiration tandis que son sang battait la chamade dans ses tempes. Une silhouette inquiétante s’avança, déchirant l’épais brouillard qui enveloppait la scène. Elle s’immobilisa auprès de l’individu à terre qui redressa la tête. Il implora la pitié de son bourreau avant de s’effondrer dans l’eau croupie du caniveau. En guise de réponse, l’autre l’empoigna et le traîna sur le trottoir jusqu’à l’angle d’une bâtisse derrière laquelle tous deux disparurent.

Terrorisée, Barbara, n’osait pas sortir de sa cachette. Finalement, comme aucun bruit ne lui parvenait plus, elle ôta ses chaussures et se mit à courir, pieds nus, pour s’éloigner de la scène. Elle s’empara de son téléphone pour appeler de l’aide.

— Arthur ? C’est Barbara. C’est horrible ! Je viens d’assister à un meurtre.

— Un meurtre ? Dis-moi où tu es, j’appelle la police !

Quand l’inspecteur Léo Tissier arriva au croisement des rues du Bœuf et de la Bombarde, les amis de la jeune femme étaient déjà sur place, essayant de la réconforter.

— Barbara Torin ? Est-ce que je peux vous parler ?

Elle posa sur le blouson de cuir du policier puis sur son visage, des yeux hagards qui espéraient plus de réponses qu’ils n’avaient à en donner. Un café chaud la réconforta et peu à peu, rassurée, elle recouvra ses esprits :

— C’est un homme ou une femme ? demanda-t-elle.

— C’est vrai que d’ici c’est difficile à voir avec ce fichu brouillard mais c’est une femme. Enfin c’était. Elle est morte !

Un brigadier trop zélé se permit d’ajouter :

— On l’a éventrée puis pendue à la façade d’une boutique avec un croc de boucher. Elle était encore vivante quand l’assassin lui a sorti les tripes.

Sous l’assaut de ces précisions macabres, la jeune femme crut défaillir. Tissier dut l’agripper par le bras pour la retenir. Il plongea son regard dans ses yeux noirs et fut aussitôt subjugué. Elle ressemblait à s’y méprendre à Monica Bellucci, l’accent en moins. Il résista à la tentation de lui demander un autographe mais il se retrancha derrière d’autres mots :

— Désolé, il n’aurait pas dû vous dire tout ça. Oubliez ! Dites-moi…

À sa demande, Barbara lui décrivit ce qu’elle avait vu et peu après, elle confiait les clés de sa voiture à Arthur tandis qu’elle s’engouffrait dans le véhicule de la police.

— Je suis obligé de vous garder encore un moment, « Monica », faillit dire Tissier assis au volant. J’ai d’autres questions. Je vous reconduirai moi-même chez vous ensuite.

Quelques heures plus tard, lorsqu’il la laissa devant la porte de son appartement, l’inspecteur se voulut rassurant :

— Je sais à quel point être le témoin d’un meurtre peut être difficile mais dites-vous que vous avez eu beaucoup de chance ce soir. Un instant plus tôt, ça aurait pu être vous ! Prenez ma carte et si vous avez peur ou si vous pensez avoir oublié quelque chose, n’hésitez pas, appelez-moi !

Barbara prit la carte et verrouilla sa porte. Elle ne fermerait pas l’œil du reste de la nuit.

Au commissariat, 15 rue des anges, dans le 5ème arrondissement, comme chaque matin, les enquêteurs faisaient le point sur l’avancée des investigations en matière criminelle.

— Bon, nous avons deux meurtres sur les bras, résuma Tissier. Deux femmes retrouvées rue du Bœuf : une éventrée il y a deux jours et l’autre noyée la semaine dernière dans le local d’un maraîcher, aux halles, puis déplacée. Questions : Y a-t-il un lien entre ces meurtres ? Si oui, quel est le mobile du tueur ?

— Deux femmes, c’est un point commun mais ça peut être aussi le fait du hasard ! Et ta Monica Bellucci ne t’a rien appris de plus ?

Tissier avait évoqué avec ses collègues la ressemblance de son témoin. Il avait revu Barbara au cours des deux jours écoulés et ils avaient pris un café ensemble. Elle lui plaisait.

— Elle a vu le tueur traîner sa victime après l’avoir frappée sauvagement, à plusieurs reprises. Le sang sur le trottoir et les bouts d’intestins disséminés l’attestent. Tuer semble secondaire pour l’assassin. Faire souffrir ses victimes est primordial. Il est déterminé !

— Ouais, remarqua un collègue mais pourquoi a-t-il changé de mode opératoire et pourquoi a-t-il déplacé le corps de celle qu’il a noyée ?

— Noyée qui a aussi agonisé pendant des heures d’après le légiste, souligna Tissier. Le dispositif laissé aux halles, par le tueur, le prouve : la planche inclinée, l’entonnoir… Si les procédés sont différents, j’ai le sentiment que ces meurtres sont liés. Le tueur va encore frapper !

— Oui mais où ?

— Où et quand ? ajouta l’inspecteur. Je parierai pour la rue du Bœuf mais où exactement ? Je ne sais pas. Par contre quand ? J’ai ma petite idée. Il agit la nuit et le légiste affirme que la noyée est morte entre 23 heures et deux heures du matin, comme la seconde victime.

Tissier assis au bord de son bureau se frottait le menton, l’air dubitatif. Il fixait la carte de Lyon affichée au mur. Les homicides étaient matérialisés à l’aide de petits pics différenciés par des chapeaux de couleur différente. Deux picots rouges correspondaient aux crimes qu’il avait en charge. Les autres couleurs relevaient d’affaires plus anciennes, non résolues ou suivies par d’autres enquêteurs.

— Je veux donc qu’on surveille le quartier et plus particulièrement les femmes, discrètement, pour ne pas affoler les habitants.

Les nuits suivantes, des hommes en civil arpentèrent les pavés. Chaque soir le froid et le brouillard frappaient mais pas le tueur. Compression de budget et absence de récidive : le commissaire finit par relâcher la surveillance. La dernière nuit, ils n’étaient plus que deux policiers, postés aux extrémités de la rue du Bœuf. La visibilité était particulièrement réduite : des ampoules des réverbères avaient claqué.

L’officier de police Marc Dantin brûlait d’envie d’allumer une cigarette. Il était transi. Depuis des heures, le manque de tabac et l’immobilité due à la planque le rendaient nerveux. Au loin, un clocher égrena les douze coups de minuit. Une porte claqua. Un couvercle tomba et roula au sol avant de s’arrêter. Des plaintes rauques ressemblant à des cris d’enfants s’élevèrent dans l’obscurité. Des chats se battaient pour des résidus de poubelles et leurs feulements inquiétants déchiraient le silence. Puis le calme revint, plus pesant que jamais. À cinq heures, Dantin et son collègue abandonnèrent leur poste. Le tueur devait se méfier.

Le suite et fin très prochainement. 

Merci de votre fidélité et de votre confiance.

Audrey Degal


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Downsizing, le film

Bonjour chers lecteurs, 

Le week-end approche et comme un temps maussade est encore annoncé, vous irez peut-être au cinéma pour oublier les nuages et passer une bonne soirée. Eh bien c’est exactement ce que j’ai fait samedi dernier et comme j’avais vu la bande annonce du film DOWNSIZING, je me suis laissée tenter car la sélection d’extraits opérés avant la diffusion du film que j’allais voir, voici 3 semaines, m’avait mis l’eau à la bouche. Drôle, original m’étais-je dit !

En route pour Downsizing !

L’histoire :

Les hommes produisent trop de déchets. Il faut les réduire de toute urgence. Un laboratoire de recherches fait cette découverte extraordinaire : il est désormais possible de réduire la taille des Hommes. Ainsi, ils consomment poins, produisent moins de déchets… Comme tout doit être adapté à leur échelle, construire une maison, une voiture… ne coûte désormais presque rien car il faut peu de matériaux. Mais attention, le processus est irréversible ! 

Les premiers à avoir tenté l’aventure sont heureux d’autant que le luxe devient désormais accessible : bijoux, maisons luxueuses, soirées, bateaux… Le rêve ! Apparemment. 

Après mûre réflexion et puisque son monde ne lui permet pas d’acquérir ce qu’il désire, un couple (dont Matt Damon) choisit cette option. Après les adieux aux proches, le couple est prêt en entamer le processus de réduction. Sauf que, et c’est ce qui est drôle, au dernier moment la femme fait machine arrière tandis que Matt Damon, déjà version modèle réduit, ne peut rien faire d’autre qu’accepter s petite taille. Le divorce est inévitable comme vous vous en doutez. 

Il s’ennuie d’abord dans sa nouvelle vie, fait la connaissance de voisins qui ne pensent qu’à profiter et part finalement  pour la Norvège à bord d’un bateau, en leur compagnie et celle d’une jeune femme vietnamienne réduite contrainte et forcée suite à un litige. Là, ils rencontrent l’inventeur du downsizing qui leur apprend que la fin du monde est proche. On invite Matt Damon et la jeune femme à se joindre à d’autres qui ont choisi de contourner l’extinction en pénétrant au coeur de la montagne où une ville, des champs, bref, tout ce qu’il faut pour survivre, a été réalisé. Il hésite et renonce finalement, préférant se consacrer à son prochain aux côtés de la jeune femme dont il est désormais épris. 

Mon avis :

Euh, comment dire ? 

L’idée de rétrécissement, est sympathique et le volte-face de la femme de Matt Damon devant le downsizing est inéluctablement source de comique. L’ennui c’est que ce problème lié à la taille des partenaires du couple n’est pas du tout exploité. On passe d’une situation à une autre, sans véritable lien et le héros se trouve au coeur de scénettes qui auraient pu être cocasses mais ne le sont pas vraiment. Oh, j’exagère : elles le sont parfois mais si peu ! Et puis l’irruption de cette annonce, la fin du monde, arrive comme le cheveux sur la soupe. On dirait que les producteurs étaient à court d’idées, alors ils sont tombés dans la facilité, les clichés… Et puis que viennent faire les deux chercheurs sur le même bateau que les principaux protagonistes ? On dirait qu’ils tombent du ciel ! Absence d’explication, absence de cohérence ! Certes aux côtés de Matt Damon, acteur que j’apprécie particulièrement ( rappelez-vous « Seul sur Mars », MAGNIFIQUE !!! quel suspense !) on retrouve une autre belle pointure souvent choisie par Tarentino (et son génie), Christoph Waltz que l’on a vu dans des rôles aussi magnifiques qu’inoubliables avec « Inglorious Basterds » ou encore « Django Unchained ». Dans Downsizing le jeu de ces deux acteurs est assurément bon mais il prend place dans un scénario trop pauvre. Et que dire du personnage de la jeune vietnamienne, qui hurle sans cesse, ce qui devient lassant, agaçant… Certes, le scénariste a sans doute voulu  nous faire comprendre par là qu’elle avait de la personnalité mais cela frise parfois le ridicule. Elle donne des ordres à tout bout de champ, aboie presque et Matt exécute, ce qui affaiblit son personnage. 

Je pense que la bande annonce de ce film a vocation d’allécher le spectateur en montrant les rares bons moments du film et j’avoue que 2h 16mn  c’est long quand on s’ennuie. 

Certains vont me haïr parce qu’ils ont aimé le film ! Je respecte votre position, faites-en de même sans me fustiger ! Je ne vous livre que mon humble avis, à vous de voir si vous le partagez ou non, à vous de décider si vous irez voir ce film ou non. Tous les goûts sont dans la nature. Je n’ai fait que vous dévoiler le mien. 

Je n’achèterai pas non plus le DVD quand il sortira et j’espère que je retrouverai Matt Damon ou Chritoph Walts dans d’autres films à la hauteur de leur incontestable talent de comédiens, de leur talent qui jusqu’à présent crevait l’écran en ce qui me concerne, de leur talent dont nous voulons profiter sur les écrans de cinéma.

*****

La semaine prochaine, je publierai la nouvelle pour laquelle j’ai été primée, c’est promis. En attendant, je vous souhaite un bon week-end, d’agréables lectures et de beaux moments au coeur de mes romans. 

Amitiés, 

Audrey Degal.

 


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Star Wars, les derniers jedi

Bonjour à toutes et à tous, 

 

Il m’a fallu du temps mais je suis allé le voir : Star Wars, Les derniers jedi.  J’avais bien entendu vu et revu les précédents et, même si j’apprécie l’histoire, les images, les scénarios, je ne suis pas une fan inconditionnelle de la série. 

Pourtant, j’ai passé un bon moment. En fait, je n’ai pas vu le temps passer. Les ingrédients de la réussite visuelle sont là, l’espace, on s’y croirait, les ingrédients de l’intrigue sont présents, on se demande comment les « gentils » vont s’en sortir. D’ailleurs s’en sortent-ils tous ? Pas vraiment !

Entre les petits moments d’humour, bien choisis, qui m’ont fait agréablement sourire, j’en ai pris plein les yeux et j’avoue qu’en ce qui me concerne je vais au cinéma pour cela. Les films d’atmosphère, les films à textes…, je préfère largement les regarder chez moi ! 

On retrouve avec joie ceux qu’on a toujours aimés et notamment Chewbacca qui, bien entendu n’a pas pris une ride et pour cause !!! Leia Organa et  Luke Skywalker sont voués à se retrouver même si ce dernier s’est retiré, qu’il a perdu contact avec les autres et qu’il ne veut renouer aucun lien. La légende autour des jedi persiste dans la galaxie qui a besoin de leur aide pour venir à bout de la force laquelle les menace à nouveau. La résistance s’est affaiblie et la lutte devient complexe. Aussi, la ravissante et intrépide Rey, que l’on a déjà rencontrée lors de l’épisode précédent, se rend auprès de Luke, à bord du Faucon Millenium dont elle a hérité à la mort de Solo. Le convaincre de revenir est complexe d’autant que le jedi cache un secret. Finalement, grâce à Rey et à Luke, la lutte s’engage contre les forces du mal et si les victimes sont nombreuses, Rey n’a pas froid aux yeux. Elle devient redoutable voire redoutée. Quelques surprises jalonnent l’intrigue, qui ne sont pas sans déplaire au public car ce sont autant de subtilités qui tiennent en haleine. 

*

Je n’en révèle pas davantage. Tant de résumés intéressant figurent sur le net, que je vous invite à consulter si vous voulez en savoir plus sur ce dernier Star Wars. Je ne vous livre ici que mon humble avis, l’avis de celle qui a passé un bon moment au cinéma alors qu’à priori elle était en curieuse plus qu’en spectatrice convaincue. Allez voir Star wars sur grand écran avant qu’il n’en disparaisse et passez une très bonne soirée.

Prochainement, je mettrai en ligne une histoire policière (que j’ai écrite) et non des moindres, celle qui m’a permis d’obtenir le 1er prix lors d’un salon littéraire en octobre dernier parmi 90 auteurs. Je vous livrerai aussi mes commentaires sur des séries que j’ai adorées et deux livres que j’ai lus. A côté de tout ceci, je suis en train d’achever mon 4ème livre « Rencontre avec l’impossible » et je ne manquerai pas de vous tenir au courant de sa parution. 

A très bientôt chers lecteurs de tous horizons et merci de votre fidélité. et si ce n’est pas encore fait, pensez à partager cet article et à vous abonner au site.

Audrey Degal.


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LA DEMOISELLE INACHEVEE, suite et fin

Résumé de l’épisode précédent : C’est l’anniversaire de Mathilde et ses amis lui offrent l’annexe immobilière qu’elle voulait acheter pour ouvrir sa pâtisserie chocolaterie. Mathilde a réussi dans la vie et elle se double d’une bonne vivante qui aime bien manger. Mais elle est seule, dans sa grande propriété et si elle le cache aux autres, elle souffre intérieurement d’un mal qui la ronge : elle se déteste. Elle déteste ses rondeurs, son corps qui s’est alourdi au fil des années car elle ne parvient pas à se maîtriser : elle aime les bonnes tables et ne se prive de rien. Ce goût irrépressible pour la nourriture la poursuit même dans ses rêves où elle se voit éclater à cause de ses excès. Sourire à la vie devient très difficile pour elle désormais !

          Un klaxon de type italien résonna à deux reprises, réveillant Mathilde en sursaut. La Cucaracha annonçait Denis et ses plaisanteries. Il était 15 heures. Il coupa l’alarme de la grande bâtisse qui s’activait automatiquement chaque nuit. Il ouvrit avec sa clé et entra comme s’il était chez lui. Mathilde l’adorait : gentil, toujours là quand il fallait, doué et réputé en cuisine, l’ami parfait !

            — Encore au lit ! Allez, debout. On a une dure journée.

            Mathilde, couchée à plat ventre, saisit l’oreiller et le rabattit sur sa tête tandis que le visiteur ouvrait les rideaux de taffetas et qu’un soleil sans-gêne pénétrait dans la pièce.

            — Oh non, protesta la jeune femme aux paroles étouffées par le matelas. Pas déjà !

            Denis repéra des traces et des résidus de maquillage dans les plis de l’oreiller.

            — Tu as encore pleuré !

            — Ne m’embête pas avec ça ! C’est mon problème !

            — Je refuse que tu te laisses aller. Tu ne peux rien changer à ce qui s’est passé. Tu dois tourner la page et aller de l’avant, Mathilde. À quoi bon te torturer ?

            Toujours cachée par le coussin, elle l’écoutait mais refusait de répondre. Il reprit :

            — Tu es la meilleure pâtissière qui soit, ta notoriété monte en flèche et ta réputation commence à te précéder. Pourquoi cherches-tu encore à te punir face au succès.

            Il la connaissait parfaitement et savait comment elle réagirait. Elle émergea, le teint brouillé, pour lui dire :

            — Je n’arrive plus à me maîtriser. J’avale tout ce qui me tombe sous la main et dans mon métier, c’est pire encore ! La nourriture m’entoure : les épices, les fumets, le thym, la coriandre, le gibier. Entre le piquant et l’acidité, mes papilles ne balancent pas, elles prennent tout. Les fromages m’appellent, les fruits, les lasagnes au safran, les tiramisus à la pistache, les vins, les champagnes… Je ne peux plus résister.

            Il s’approcha pour la consoler. Il plaqua la longue chevelure emmêlée de Mathilde contre lui et se mit à la caresser.

            — Ne pleure pas. Je suis là, avec toi. Je sais que ce que tu traverses est difficile et je ne t’abandonnerai jamais. Personne n’aurait imaginé ce qui t’est arrivé il y a huit mois, quand tes…

            Mathilde posa sa main sur la bouche de Denis pour l’empêcher de parler.

            — Tais-toi ! Je ne veux pas en entendre davantage. Cela me fait souffrir et tu le sais. Mais regarde-moi, Denis ! Je ne suis plus moi-même. Je suis devenue un monstre de gourmandise qui ne sait même plus ce que signifie déguster ou apprécier.

            — Chut, intervint-il avec douceur. Écoute-moi ! Tu vas te reconstruire mais il faut du temps et de la patience pour cela. Tous tes amis sont là pour toi. Nous ne te laisserons pas tomber, Mathilde. Tu détestes les miroirs, couvre-les au lieu de les briser. N’ajoute pas du malheur au malheur ! Tu as besoin d’aide. Je vais t’aider !

*

            — Bonjour mademoiselle Delacour. Avez-vous passé une bonne nuit ? demanda l’infirmier.

            — Où suis-je ? interrogea-t-elle en se redressant sur un lit étroit aux draps blancs immaculés.

            — Je crois qu’il va falloir réduire les somnifères que vous prenez ! Vous avez toujours du mal à émerger, le matin.

          — Des somnifères ? Mais de quoi parlez-vous ? Et qu’est-ce que j’ai au bras ?

          L’infirmier la fixa de ses yeux noirs. Il émanait de sa personne autant de charisme que de douceur.

            — Une perfusion, depuis votre arrivée, ajouta-t-il. Mais comme vous allez mieux je suis venu l’enlever.

            — Une perfusion, pourquoi ? Où sont mes amis ? Où est Denis ?

            — Vous ne vous en souvenez pas ?

            — Non. Je suis totalement perdue. Que se passe-t-il ?

            Le soignant se posa un instant au bord du lit. Il prit la main de Mathilde dans la sienne et commença à lui expliquer :

            — Voilà. Depuis la mort de vos parents, dans un accident de voiture, vous avez déclenché une forme d’amnésie partielle et heureusement momentanée ainsi qu’un trouble prononcé de l’alimentation.

            — Ҫa, je le sais. Je ne cesse de manger, ironisa-t-elle tandis qu’elle se rappelait l’accident qui l’avait traumatisée.

            — Ne m’interrompez pas, s’il vous plaît. Vous allez comprendre.

            Et il poursuivit :

          — Contrairement à ce que vous croyez, vous n’êtes pas devenue boulimique et la gourmandise vous écoeure particulièrement. Vous la fuyez.

            — Qu’est-ce que vous me chantez-là ?

            — Vos amis ont craint pour votre santé car suite au traumatisme subi, vous êtes devenue anorexique. Regardez vos bras !

            — Justement, ils sont bien potelés !

            — C’est un des problèmes de cette maladie. Vous vous voyez ronde alors que votre maigreur vous met en danger. Vous avez l’impression d’être inachevée !

            — Mais…

            — …laissez-moi finir ! Dans ce centre spécialisé, vous ne rencontrerez aucun de vos proches avant d’être rétablie. Cela fait partie du protocole et c’est un gage de réussite. Or, depuis votre admission, vous avez repris du poids, six kilos. C’est considérable et bon signe !

            Mathilde ouvrit de grands yeux et resta bouche bée. Elle aurait voulu crier, protester, nier ce que cet homme venait de lui dire mais en regardant à nouveau son corps, elle finit par voir qu’elle était maigre. Une autre version d’elle non pas ronde mais longiligne !

            — Et la pâtisserie chocolaterie que mes amis m’ont offerte, je l’ai aussi inventée ?

            — Oui, vous avez été admise peu après l’accident et chaque nuit vous faites le même rêve que vous me racontez : une soirée d’anniversaire bien arrosée, plaisanta l’infirmier. Bon et maintenant, qu’est-ce que je vous sers ?

            — Je crois que j’ai faim. J’aimerais bien tirer un trait sur le passé et créer  un dessert qui me ressemblerait.

            —Très bien et comment appellerez-vous cette création ?

            — La demoiselle inachevée !

FIN.

En ce début 2018, faites- moi aussi un  petit plaisir, votre bonne action de tout début d’année : pensez à vous abonner à ce site puisque vous l’appréciez. Vous ne recevrez aucune publicité, je vous l’assure ! Faites le connaître autour de vous, faites aussi connaître mes romans. Vous êtes ma meilleure publicité. Je compte sur vous comme vous comptez sur moi pour vous écrire encore de nouvelles histoires gratuites. Encore une fois bonne année !

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BONNE ANNEE 2018

Elle est là, elle pointe son nez, la nouvelle année 2018 et le temps que vous ouvriez cette publication elle a peut-être déjà commencé.

Eh bien sachez que je pense très fort à vous, oui, VOUS, 660 abonnés fidèles de deshistoirespourvous.com, lecteurs de mes histoires en ligne, lecteurs de mes romans, de mes recueils de nouvelles… Merci de venir me rencontrer lors des salons. C’est toujours une joie de discuter avec vous, de vos lectures, de vos attentes, de mes prochains livres. Votre présence me comble ! Votre assiduité sur mon site est un délice, vos visites, vos clics « j’aime », vos commentaires, vos partages… sont pour mi un véritable bonheur. Et le bonheur est précieux. il faut le préserver !

Alors en ce 31 décembre 2017, je tiens à vous souhaiter une très très très… belle année 2018. Que la santé, le bonheur de vivre rayonnent et tiennent loin de vous les difficultés de la vie. Aussi, avant de vous quitter aujourd’hui et de vous retrouver pour la suite de mes histoires et bien d’autres choses, prenez le temps de lire le petit message ci-dessous, plein de bon sens, plein de vie. 

ENCORE BELLE ANNEE 2018 !

A bientôt pour la fin de « La Demoiselle inachevée » en ligne, pour l’annonce de mon prochain livre, pour des avis sur des livres que j’ai lu… 

AUDREY 


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LA DEMOISELLE INACHEVEE, 1ère partie

La Demoiselle inachevée

— Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Mathilde, joyeux anniversaire !

Dès les dernières notes fredonnées, elle avait soufflé les bougies érigées comme des tourelles sur un château de la Renaissance. Les trente flèches dressées fièrement vers le plafond de la salle louée pour l’occasion s’étaient éteintes au même moment et on avait rallumé les lumières pour apporter les cadeaux.

Mathilde souriait. Elle ne s’attendait pas à tant d’attention de la part de ses amis surtout depuis… Non ! Elle refusait d’y penser. C’était un jour de joie à savourer auprès de ceux qui la chérissaient.

Devant elle, des montagnes de paquets colorés, des grands, des petits. Elle s’en approcha et releva les pans de sa robe de cocktail pour mieux avancer. Le sol était glissant, ses talons trop hauts et elle avait l’impression de marcher sur des œufs.

— Je ne sais par lequel commencer, lança-t-elle tandis que tous les regards se braquaient sur sa personne.

— Prends n’importe lequel ! suggéra Noé.

La jeune femme en souleva un dans ses mains. Il paraissait léger. Elle en soupesa un second. Il aurait rivalisé avec une plume. Elle se fraya un passage parmi les paquets empilés pour en attraper un autre, bien plus gros. Son poids était infime.

— À quoi est-ce que vous jouez ? Je parie qu’il y a anguille sous roche !

— Et tu vas nous la cuisiner ! renchérit Denis selon son habitude.

Mathilde se doutait que cette mise en scène cachait un stratagème élaboré. Elle soupesa encore quelques paquets. Ils paraissaient tout aussi vides. Doucement, elle se mit à les écarter et, au bout de quelques minutes, elle repéra une minuscule boîte qui attendait, docilement, sous une cloche transparente. Elle s’en empara cérémonieusement comme d’un objet mystique. Elle l’ouvrit et sortit un papier plié, déposé dans un écrin de velours bordeaux. Elle le déplia et lut :

« Mathilde Delacour, à ce jour, vous êtes l’heureuse propriétaire de l’annexe située 12 place de la République où vous pourrez ouvrir votre pâtisserie chocolaterie ».

Émue aux larmes, elle faillit vaciller mais se surprit à sourire à ceux qui l’entouraient et qui lui offraient ce local.

— Le gâteau ! réclamèrent les convives à l’unisson.

 Mathilde remercia ses amis puis, d’un revers de la main, elle essuya les perles d’eau salée qui glissaient le long de ses joues. Elle prit le couteau et la pelle qu’on lui tendait et découpa précautionneusement la pièce montée.

 Elle avait toujours été d’une gourmandise absolue et tout en s’interrogeant à propos des cadeaux, elle n’avait pu s’empêcher de dévorer des yeux ce dessert qui l’attendait. Ses proches l’avaient choisi en fonction de son goût immodéré pour le chocolat, la ganache, les macarons, les calissons et le nougat. Ils voulaient la combler. Elle en avait besoin. Tous le savaient. Elle avait servi les autres et s’était servie, resservie, copieusement, trop peut-être. Il était cinq heures du matin quand Noé la raccompagna chez elle, dans sa grande maison vide.

— Des projets pour demain ? lui demanda-t-il.

— Pour l’instant, prendre un bon bain et dormir. Le reste, je verrai après.

 La voiture de sport l’abandonna sur le perron, fit demi-tour sur le gravier de la cour intérieure et disparut dans la nuit.

 Dix minutes plus tard, Mathilde se posta devant sa chaîne hi-fi pour la programmer. Si elle appréciait à l’excès la bonne chair, la jeune femme était aussi friande de musique. Des mélodies classiques en passant par le rock, elle aimait tout. Il était impensable pour elle d’entendre un air sans se le procurer aussitôt. Elle ne comptait plus ses soirées passées dans les auditoriums à se délecter des plus célèbres symphonies ni celles consacrées à scruter la toile pour dénicher le dernier concert des groupes qu’elle adorait. De Rome en Italie en passant par Reykjavik en Islande, Oslo en Norvège ou encore Los Angeles aux États-Unis, elle voulait s’imprégner, jusque dans ses gênes, de ces ambiances dont elle raffolait, de ces notes suaves, revigorantes et exceptionnelles qui flattaient son esprit autant que le chocolat son palais. Dans la vie, Mathilde se régalait de tout !

 Et cela se voyait. Elle avait fait installer son jacuzzi dans une pièce totalement dédiée à la détente. Sur les murs, des miroirs, témoins muets, lui donnaient l’impression qu’elle était entourée du monde qui lui manquait. Mais ce n’était pas le seul message silencieux qu’ils délivraient. Incapables de mentir, lorsqu’elle s’y reflétait, ils lui assénaient toujours le même leitmotiv : « gourmande que tu es ! Tu as encore grossi ! ».

 Ce soir-là, plus encore que les autres, ces surfaces froides et insensibles ne cessaient de lui répéter qu’elle avait trop profité de ce copieux repas comme des précédents. Ses joues chantaient sa gourmandise. Ses épaules moelleuses racontaient la richesse des entrées qu’elle avait appréciées. Sa taille lui répétait que la sauce forestière qui accompagnait la viande était une réussite tandis que ses hanches, pourvues de poignées d’amour inutilisées, fredonnaient une litanie faite de magrets de canards, de pommes de terre rissolées et de délicates bouchées au foie gras. Enfin, ses cuisses rondes grignotées par des îlots de cellulite étaient à elles seules un hommage aux métiers de bouche, à leur savoir-faire inépuisable et à leurs secrets.

 Mathilde prit un des objets qui reposait, parmi d’autres, sur les rebords du SPA et le lança violemment en direction des miroirs. Plusieurs se brisèrent, démultipliant désormais au sol sa silhouette qui s’y reflétait désespérément.

 — Je vous hais ! lança Mathilde.

 Je me hais ! pensa-t-elle, le regard mauvais.

Qu’y pouvait-elle ? À la tête de la plus prestigieuse table de la ville, elle se donnait corps et âme à ce qui se mangeait. Et ce soir-là, ses proches venaient de lui offrir une extension de son activité.

Elle avait menti en prétendant qu’elle ne pouvait se l’offrir, prétextant qu’il lui manquait toujours quelques deniers, qu’elle avait fait de mauvais placements en bourse… En fait, elle tentait de résister. Et voilà que ceux qui l’avaient toujours soutenue, lui apportaient sur un plateau l’annexe tant espérée, l’annexe tant redoutée. Ils avaient probablement emprunté pour elle. Ils voulaient la combler, lui permettre d’oublier, lui ouvrir de nouvelles perspectives…

  Plongée dans le bain chaud, dont les bulles masquaient son corps, elle s’imaginait concoctant ses plus prodigieux entremets : son 2000-feuilles souvent copié, jamais égalé, son Absolu citron meringué qui lui avait permis d’être remarquée, sa Banquise au caramel et beurre salé qui l’avait consacrée… Pour réussir, pour innover, pour créer il lui fallait impérativement être gourmande. Et elle l’était. Seul un « hélas » était venu s’ajouter, lancinant, impoli, agressif mais tu par nécessité.

 Un lit immense l’accueillit finalement au petit matin. Elle s’y réfugia, enveloppée dans son peignoir encore humide qu’elle avait refusé de quitter. Le visage poupin immergé dans son oreiller de soie, elle avait pleuré avant de sombrer dans des rêves sombres et peut-être prémonitoires. Elle se voyait à la tête de sa nouvelle enseigne « Mathilde Delacour, pâtissier-chocolatier », rivalisant avec les plus grands : Fauchon, Peltier ou Larher. En devanture, une queue sans fin de gourmands, jamais rassasiés, tenait davantage du boa constrictor. Le serpent, crocs sortis, voulait l’avaler. Puis cette vision cauchemardesque déboucha sur une nouvelle, encore plus angoissante. Les clients, qui entraient dans sa pâtisserie, étaient des gloutons qui se goinfraient de façon anarchique et n’appréciaient rien. Comme ils souffraient d’agueusie, ils saccageaient sa boutique et avant de partir, ils l’obligeaient à finir leurs restes. Aucune trace de leur passage ne devait subsister. Elle se mettait ensuite à grossir et à gonfler à tel point qu’elle était obligée de sortir. Une fois dehors, elle s’envolait, comme un ballon de baudruche rempli d’hélium et finissait par éclater.

Elle se réveilla en sueur, persuadée que ces songes étaient des présages et qu’ils contenaient implicitement des conseils avisés : elle devait maîtriser sa gourmandise ! Facile à dire mais difficile à appliquer !

A suivre…

Merci pour votre fidélité. 

Vous trouverez en page d’accueil toutes les références de mes livres que vous pouvez vous procurer en ebook ou en livre papier. 

Audrey Degal


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VERTIGE, Franck Thilliez

Chers lecteurs,

Comme je le fais souvent et parce que les écrivains sont très souvent des lecteurs assidus, j’ai lu pour moi et donc pour vous VERTIGE de F. Thilliez.

En fait j’ai découvert cet auteur à cette occasion et ce qui a fait que je me suis tournée vers lui, c’est l’engouement que manifestaient certains lecteurs devant son oeuvre. J’ai donc acheté VERTIGE et d’autres titres puisqu’en général je parcours toutes les oeuvres d’un auteur afin de me faire une idée plus précise sur ses écrits.

J’avoue avoir été happée par l’incipit du livre ( je l’étais déjà par la 4ème de couverture) et je savais à quoi m’attendre.

Des hommes se retrouvent enfermés dans une grotte gelée pour une raison qu’ils ignorent. Ils se réveillent l’un après l’autre et s’interrogent sur leur conditions de détention car ils sont prisonniers. Aucun d’eux ne sait qui les a conduits là ni pourquoi. Apparemment, ils n’ont aucun lien. Auprès d’eux, une tente, deux paires de chaussures et de chaussettes, deux couvertures… Quand on est 3 cela pose bien évidemment problème et le partage s’impose tandis que la lutte contre soi-même, face à l’intensité du froid, les pousserait plutôt vers l’égoïsme et la préservation. Un chien est également présent, compagnon d’un des détenus. Un réchaud, une flamme, quelques provisions  mais ils comprennent très vite qu’ils ne tiendront pas longtemps ainsi. La violence s’impose à eux comme moyen de survivre, la compassion aussi parfois.

Les 3 individus ne sont pas soumis au même sort. L’un est attaché à une chaîne par la cheville, l’autre par le poignet et le troisième est libre mais porteur d’un masque de fer  et d’un système susceptible d’exploser s’il décidait de s’éloigner de la grotte. Dès lors, il s’agit pour eux de survivre !

Une inscription les interpelle aussi : « Qui sera le menteur ? Qui sera le voleur ? Qui sera le tueur ? » Mystère et suspense sont présents qui poussent à lire la suite.

Petit à petit, on en sait plus sur eux : qui ils sont dans la « vraie » vie, quelles étaient leurs passions, quels problèmes ils rencontraient ? Certains cachent aux autres la vérité et le lecteur comprend inéluctablement qu’ils ne sont pas ici ensemble par hasard, qu’ils ont quelque chose en commun et le chien n’y est pas étranger.

Je ne veux pas vous gâcher la lecture de ce livre, aussi je n’en dirais pas plus si ce n’est que :

  • j’ai rapidement compris, trop vite à mon goût, qui était sous ce stratagème et la fin m’a démontré que j’avais vu juste. Je suis donc un peu déçue surtout quand je vois que certains éditeurs recalent des livres pour ce même motif. J’avoue que je ne comprends pas  mais tant mieux si le succès était au rendez-vous pour l’auteur;
  • le livre est prenant, c’est vrai, à cause de l’intrigue et des nombreux rebondissements qui jalonnent le livre. Mais… je m’en suis lassée avec un sentiment que l’intrigue traînait ;
  • J’ai donc posé le livre plusieurs semaines avant de me décider à le terminer ;
  • La violence, parfois gratuite, voire la torture évoquée m’a dérangée. Je trouve en effet facile de faire trembler le lecteur avec l’hémoglobine, plus difficile de piquer sa curiosité par la seule intrigue. Mais c’est la griffe de cet auteur. Certains apprécient, je n’ai pas à juger. Par contre je me suis sentie mal à l’aise tandis que l’histoire piétinait.
  • La fin m’a déçue, je vous l’ai dit, je m’y attendais et puis je l’ai trouvé bâclée. Une sorte de « il fallait terminer le livre » et qu’importe si la banalité est évoquée. Je me répète, si le livre vous plaît ou vous a plu, tant mieux, je ne donne que mon avis.

Par conséquent, à vous de voir si vous voulez lire VERTIGE. Mais en ce qui me concerne, je m’arrêterai là pour les oeuvres de THilliez. Toutefois, je le répète, vous pouvez très bien trouver votre bonheur à la lecture de ce livre. Tout dépend ce que vous cherchez.

Bonne lecture,

Lisez en page d’accueil les résumés de mes livres et laissez-vous séduire § Enfin je vous prépare une nouvelle histoire courte qui sera bientôt publiée.

Audrey Degal qui vous remercie de votre fidélité.


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Et si vous sortiez ! Voici les dates des salons du livre

Je commence par ce beau tableau dont vous découvrirez le nom de l’artiste au bas, à gauche. 

Il pleut sur cette toile, il pleut en ce dimanche de novembre. Je vous propose de sortir et de venir me rencontrer, ainsi que de nombreux auteurs, aux divers salons du livre où je serai présente pour dédicacer mes 3 livres. 

Venez lire mon dernier roman, LA MURAILLE DES ÂMES, un thriller policier haletant et songez, pour ceux ou celles qui hésitent encore, que j’ai eu la joie de me voir décerner, le mois dernier, le prix de l’enquête policière lors du prestigieux salon du livre d’Attignat, parmi plus de 90 auteurs présents !

Ne prenez pas de retard dans la lecture car je finalise actuellement la sortie de mon 4ème livre, RENCONTRE AVEC L’IMPOSSIBLE.

Je serai donc présente au :

  • salon du livre de  Mornant 69440 de 14heures  à 18 h place Truphémus, dimanche 12 novembre 2017 ; entrée gratuite
  • salon du livre de Sainte foy les lyon 69110, de 10 h à 18 h, dimanche 19 novembre 2017 (face à Calicéo, rue Sye Barbe) ; entrée gratuite
  • salon du livre de Chazay d’Azergues 69380, de 10h à 18 h,  samedi 25 novembre 2017, salle Maurice baquet ; entrée gratuite

Il y aura d’autres dates et d’autres lieux que je vous communiquerai plus tard. 

Merci à toutes et à tous pour votre fidélité. 

A bientôt pour de nouvelles histoires en ligne,

Votre auteure, 

AUDREY DEGAL


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La Presse en parle !

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous transmets ci-dessous deux articles que la presse a consacrés à mon dernier roman LA MURAILLE DES ÂMES, qui vous permettront de vous faire une idée plus précise de ce thriller policier. Vous pouvez les consulter en cliquant sur les liens ci-dessous ou en vous rendant dans le MENU, à la page que j’ai créée spécialement pour cela intitulée « LA PRESSE PARLE DE MES LIVRES ».

Bientôt vous pourrez lire sur le site une critique de livre puis une nouvelle histoire courte et je vous communiquerai les dates des prochains salons su livre auxquels je participe et où vous pourrez me rencontrer. Soyez patientes et patients  et merci pour votre fidélité.

http://www.noeontheroad.com/la-muraille-des-ames/

ET

http://omagazine.fr/la-muraille-des-ames-par-audrey-degal/

Audrey Degal


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SEANCE DE DEDICACES, venez me rencontrer !

Dimanche 8 octobre 2017, je serai présente au salon du livre d’Attignat dans l’Ain, espace Salvert, de 9h à 18h.

Là, aux côtés de plus de 90 auteurs, ce qui en fait un salon réputé, j’aurai le plaisir de retrouver mes lecteurs, ceux qui viennent me revoir pour me parler des livres qu’ils ont lu et qui attendent impatiemment le prochain. J’y travaille, rassurez-vous mais un livre ne s’écrit pas en un jour, surtout quand on travaille à côté. Je vous demande donc un peu de patience.

Mes 3 titres seront disponibles à l’occasion de ce salon : LA MURAILLE DES ÂMES, mon dernier thriller policier qui se lit, selon mes lecteurs, vite tant il est prenant. Il faut dire que je l’ai écrit ainsi. J’en suis donc ravie ; DESTINATIONS ÉTRANGES, le recueil de 12 nouvelles dont la chute est très surprenante. Bien que les nouvelles ne soient pas très aimées en France, j’avoue que ce livre rencontre un certains succès. Il est probablement dû au suspens dont il s’entoure ; LE LIEN, un thriller original comme on en lit peu, déconcertant, dont l’intrigue s’emboîte progressivement puisque c’est au lecteur d’établir le lien qui existe entre des personnages qui n’ont rien à voir dans la vie et qui sont issus de milieux sociaux très différents. Quel est leur point commun ? A vous de le découvrir.

Si vous ne pouvez pas venir à Attignat, dommage mais sachez qu’il y aura d’autres salons du livres auxquels je participerai bientôt (Mornant  et Sainte Foy les Lyon dans le Rhône, pour ne citer qu’eux, en octobre, novembre…). Sachez aussi que mes 3 titres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies ou sur internet en version papier ou ebook.

Il ne tient qu’à vous de propulser un auteur au rang des écrivains connus et reconnus. Merci d’être de ceux qui y contribuent. 

Enfin, je profite de cette publication pour souligner l’importance fondamentale de vos avis à propos de mes livres sur facebook, twitter, google +, babelio, la fnac, instagram… Moi-même je ne mesurais pas l’importance des commentaires  sur les sites quand je lisais (je lis toujours, je vous rassure !). Quand on est un nouvel écrivain, on est « TRANSPARENT », personne ne sait ce que vous écrivez et le Web, les commentaires, sont les seules façons de briser ce silence, cette chape de plomb que les éditeurs de renom font peser, souvent à tort, sur des auteurs peu connus. Paradoxe : pour eux, il faut être déjà connu pour être reconnus ! Allez comprendre ! Pourtant bien des auteurs boudés par les grandes maisons d’éditions ont réussi à CREVER LA TOILE grâce aux lecteurs qui ont cru en eux. Je vous fais confiance et je vous en remercie d’avance. 

Justement, cerise sur le gâteau, pour celles et ceux qui auront lu cet article jusqu’au bout, je vous annonce qu’à l’occasion du salon d’Attignat, qui regroupe comme je l’ai déjà dit plus haut plus de 90 auteurs dont certains sont très connus,

j’ai envoyé une nouvelle policière (type polar noir) et que… J’AI GAGNÉ… oui, J’AI GAGNÉ LE PREMIER PRIX

et je me verrai remettre dimanche, la récompense par le Conseil Départemental de l’Ain, laquelle sera assortie d’une publication à 50000 exemplaires. Alors pour ceux qui doutaient… qu’en dites-vous ???  Ma nouvelle lauréate s’intitule « Assassinat à la carte », Audrey Degal

Chers lecteurs, je vous associe à ma joie ! ♥♥♥

Bonne lecture à tous, belles semaines et au plaisir d’une prochaine rencontre avec vous !

Audrey Degal


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SEVEN SISTERS

Je vous avais promis de publier rapidement la suite de mon histoire à suspens « Paroles de pierre » mais j’ai dû m’emparer de mon clavier pour vous parler du dernier film que je suis allée voir au cinéma. Pourquoi ? Parce que je vous recommande plus que vivement d’aller le voir et que, comme il est déjà à l’affiche depuis un moment, il risque de disparaître des écrans, et vous de le rater. Ce serait vraiment dommag. ! En effet, si la critique ne lui a pas réservé un accueil des plus chaleureux, le public souvent bien plus éclairé que cette dernière, a su reconnaître dans ce thriller de science-fiction un excellent film car c’est le cas.

En résumé, je vous dirais volontiers que j’aurais aimé avoir eu cette idée et en écrire  l’histoire qui est d’une originalité folle. Le film progresse en un crescendo brillamment orchestré et joue parfois avec l’humour, souvent avec le mystère, les fausses pistes… pour atteindre un paroxysme que je n’ai pas su anticipé tant je n’ai pas vu passer les 2 heures dans mon fauteuil. Bravo à Tommy Wirkola pour tant de virtuosité.

Les acteurs, notamment l’actrice principale, Noomi Rapace campe magnifiquement bien les 7 personnages qu’elle joue et pour certains d’entre eux, je me suis demandé s’il ne s’agissait pas de quelqu’un lui ressemblant tant la différence était bluffante (différence quant à la corpulence, le maintien, l’interprétation, le jeu…). J’avais eu l’occasion de la voir jouer dans la célèbre série « Millénium », tirée du livre du même nom (mais les livres sont meilleurs, comme souvent et je vous recommande la lecture de la trilogie !). J’ai pu apprécier son jeu d’actrice car elle est juste, percutante, efficace, sensuelle… Bref elle s’adapte somptueusement aux exigences de son personnage, ce qui n’est pas donné à tous les acteurs. Belle prestation donc. Glenn Close, dans le rôle de la méchante est moins surprenante. Il est vrai que lorsqu’on l’a déjà vue dans « Liaison fatale » (si je ne me trompe pas de titre), on est un peu habitué à ce qu’elle campe ce type de personnage.

L’histoire : 

Dans un futur proche, la Terre est surpeuplée , situation qui oblige les autorités à prendre des dispositions. On autorise un seul enfant par couple. En cas de naissances multiples, les autres enfants sont placés en hibernation dans le but d’être éventuellement réveillés lorsque la vie sera plus propice. Or, une jeune femme accouche de 7 enfants, 7 filles et meurt aussitôt après, confiant sa progéniture à son père qui a anticipé ces naissances multiples en ayant recours à une clinique privée. Il souhaite garder les 7 filles et se propose de les élever. 

Bien entendu leur existence doit rester secrète. Il les éduque et puisqu’elles se ressemblent, il décide de leur octroyer un prénom correspondant aux 7 jours de la semaine. Ainsi, devenues plus grandes, lundi sortira le jour correspondant à son prénom, mardi aussi… ainsi de suite. Mais ce qui arrive à l’une d’entre elle a des répercussions sur toutes les autres. Aussi, quand l’une désobéit et se blesse, perdant un doigt, le grand-père est contraint de mutiler les 6 autres. Décidément, la vie ne leur fait pas de cadeaux !

Le temps passe, le grand-père n’est plus et les jeunes femmes travaillent dans une banque. Chaque soir, elles prennent soin de dévoiler aux autres ce qu’a été leur journée pour éviter toute erreur et palier aux difficultés liées aux multiples contrôles d’identité quotidiens. Seulement voilà : Lundi sort travailler comme d’habitude, rencontre des problèmes avec un de ses collègues au sujet d’une promotion que tous les deux convoitent et le soir-même, elle ne rentre pas chez elle. Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ? Comment les 6 autres soeurs vont-elles procéder pour la retrouver et à quoi vont-elles se heurter ? Tout l’intérêt du film réside dans ces questions que je me garde bien d’éclaircir afin de ne pas vous priver du plaisir de voir ce film, ce bijou comme il y en a peu. 

Voilà pour cet article, je vous laisse à présent et je ne vais pas tarder à publier la suite de « Paroles de pierre ». Elle est déjà écrite mais je la corrige inlassablement. 

Pensez aussi à mes livres, notamment le dernier, un thriller policier de 384 pages que vous pouvez commander sur internet ou en librairie, « LA MURAILLE DES ÂMES« , que les lecteurs disent dévorer en à peine 2 jours tant il est prenant ! Merci de votre fidélité et de votre confiance et à très bientôt !

Audrey Degal


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LA MOMIE

Hier, soirée cinéma. Au programme, le dernier film dans lequel apparaît Tom Cruise que j’ai pu apprécier dans « Oblivion » que je vous recommande de voir, les « Mission impossible » si connus… « La Momie » était diffusée hier et disparaissait ensuite des écrans. Donc,direction le cinéma, d’autant que l’acteur Russel Crowe (« Gladiator », « Robin des bois », « Master and Commander »… faisait aussi partie du le générique. 

Amers regrets et comment expliquer qu’il soit resté à l’affiche plus d’un mois  quand  « Cloud atlas » par exemple, sorti il y a de cela quelques années, a été boudé par la critique et les spectateurs alors qu’il s’agit d’un film d’une grande qualité même s’il faut réfléchir tant les rebondissements sont enchâssés mais savoureux.

L’histoire : y en a-t-il vraiment une ? Classique et tirée directement des films qui l’ont précédé et qui portent le même titre au cours desquels une personnalité de l’Egypte ancienne a pactisé avec le Mal pour arriver à ce qu’elle désirait. Malédiction bien entendu et l’individu, ici une femme, se retrouve momifiée vivante et emprisonnée dans un tombeau que, des siècles plus tard, nos contemporains ouvriront. Où est l’originalité du scénario ? Je la cherche encore ! 

Certes le metteur en scène a eu recours a des effets spéciaux, modernité oblige et c’est d’ailleurs réussi. A côté de cela, j’ai noté une tentative de greffer un peu d’humour… Il y en a trop peu et on s’en amuse moins que dans les films précédents intitulés eux aussi « La Momie », qualitativement bien meilleurs car les personnages sont plus attachants, moins stéréotypés. 

Bref, Tom Cruise, commet l’irréparable et fait en sorte de libérer cette force maléfique qui déferle alors sur notre civilisation. Une histoire d’amour surplombe le tout, soit ! Mais quand les vilains morts-vivants arrivent et surgissent de toutes part, on tombe dans le grotesque. 

Quand Russel Crowe surgit-il ? Presque au milieu du film, responsable d’une haute mission. Mais quel diable a piqué le metteur en scène en l’affublant d’un rôle ridicule de monstre dont on se demande bien d’ailleurs à quoi il sert. 

 

Où une telle profusion d’effets spéciaux réussis, de monstres, d’amourettes, de pharaons… mènent-ils le spectateur ? Vers une fin prévisible qui suggère de surcroît une suite que je n’irai surtout pas voir. 

Bien entendu, vous avez peut-être vu ce film et l’avez apprécié, ce que je respecte car heureusement, tous les goûts sont dans la nature ! En ce qui me concerne, je ne vous livre-là que mon humble avis au sujet d’un film au cours duquel je me suis ennuyée, malgré de belles images ! Mon conseil : s’il sort en DVD, évitez une dépense inutile !

******

Je vous promets de reprendre rapidement la suite des mes histoires et des publications de ce blog, notamment de  » Paroles de pierres » mais j’avais besoin de souffler un peu. Entre profession et écriture de mes romans, j’avoue avoir un emploi du temps à faire pâlir certains. Sur ma chaîne YouTube « Audrey Degal », je vous emmènerai bientôt en Grèce et sur un paquebot magnifique, le Queen Victoria » pour vous faire rêver et vous permettre de vous évader vous aussi. Bien sûr vous pouvez vous y abonner et cliquer sur « j’aime ». J’adore partager avec vous mes évasions, mes voyages…

Merci à toutes et à tous de votre fidélité, de me faire part de vos commentaires quant à mon dernier thriller « La Muraille des âmes » que vous avouez souvent avoir (je vous cite) « dévoré ». C’est le cas de la journaliste de Ô Magazine qui a eu la gentillesse de me consacrer un article que vous pouvez lire en cliquant ici http://omagazine.fr/la-muraille-des-ames-par-audrey-degal/ lorsque mon éditeur lui a adressé mon roman. Si après l’avoir lu vous hésitez encore à vous le procurer… 

Bel été ! 

Audrey Degal

 


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RENCONTRE DEDICACE du THRILLER « LA MURAILLE DES ÂMES »

Installation pour la dédicace avant l’arrivée des lecteurs. 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai peu de temps pour écrire actuellement car les séances de dédicaces se multiplient. Je ne vous oublie pas pour autant et je vais m’employer à mettre en ligne, pour VOUS, la suite de l’histoire à suspens que vous attendez impatiemment : « Paroles de pierre ». Je vous demande un peu de patience !

Pour ceux qui n’ont pas pu venir me rencontrer lors de la séance de dédicace de mon dernier thriller, « LA MURAILLE DES ÂMES », le 20 mai à la librairie Decitre, sachez que je vous consacre une journée entière SAMEDI 27 MAI 2017, de 10 h à 18 h à la librairie CULTURA  de Givors  (69700) 2 vallées. (prochain salon, en Ardèche, à Chalencon, le 23 juillet, toute la journée)

Pour vous-même ou pour l’offrir à l’occasion de la fête des mères ou de la fête des pères, ne manquez pas l’occasion d’un présent personnalisé. 

Lors de mes séances de dédicaces, les lecteurs de mes 2 premiers livres sont au rendez-vous car ils savent désormais qu’ils trouveront du suspens dans mes romans et une écriture qui les emportent jusqu’à un dénouement toujours surprenant. D’autres viennent me voir parce qu’on leur a recommandé mes livres. Imaginez le bonheur que c’est, pour moi, quand les lecteurs en redemandent ou qu’ils conseillent mes livres à leurs connaissances ! Certains me demandent s’ils peuvent faire une photographie avec moi… Joie indicible pour un auteur que ces moments-là !

Je vous adresse un grand merci à toutes et à tous car les lecteurs font les auteurs. Sans vous, rien ne serait possible.

Alors je vous donne rendez-vous samedi 27 mai à CULTURA. Mes 3 lires seront disponibles et je fixe un second rendez-vous qui ne saurait tarder (car la prochaine dédicace est au mois de juillet. Je vais pouvoir souffler et surtout écrire !) pour lire la suite de « Paroles de pierres » et bien d’autres récits, gratuits, en ligne.

Et pour celles et ceux qui résident trop loin des lieux de dédicace où je me trouve, souhaitons qu’un jour prochain, je repousse les lieux de rencontre avec mes lecteurs. Ce sera avec joie. En attendant, vous trouverez mes livres dans toutes les librairies en papier ou ebook.

Merci pour votre fidélité ! 

AUDREY DEGAL

 

 


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La série : VIKINGS

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Quelle série extraordinaire, pour ceux qui ne craignent pas la violence car, s’agissant du peuple Viking, il ne saurait en être autrement !

Cette série, dont je n’ai vu que deux saisons, pour l’instant, est addictive et belle. Entre conquêtes, navigation, défis lancés à la mer, croyance en des dieux absents, sacrifices, chrétienté, combats, amour, trahison, fratrie, loyauté, crainte, péril, horreur… Tout y est.

Les personnages sont attachants ou haïssables. Ragnar, le héros historique, plus intelligent qu’il n’y paraît au début de la saison, s’avère être un conquérant hors normes, doté d’un raisonnement fin. Comme il a véritablement existé vous en saurez un peu plus sur les Vikings même si la version télévisée est probablement très romancée. Oui, si la série s’écarte quelque peu de l’Histoire, elle la visite souvent et en respecte bien des aspects ce qui, à mon sens, la rend encore plus intéressante. Je me suis intéressée à divers documentaires au sujet de ce peuple et des chercheurs se sont  penchés sur leurs façons de vivre, de conquérir… Force est de constater que la série puise largement dans la réalité, ajoutant ici ou là des personnages, notamment féminins dont je doute qu’ils aient existé mais qui pimentent bien l’intrigue par rapport à nos exigences contemporaines. 

Cependant, si vous craignez le sang, passez votre chemin ! Les Vikings ont bâti leur monde sur la force et la cruauté. On ne peut, malgré tout, que les admirer car ils s’appliquent à eux-mêmes tout ce qu’ils prônent et on en reste souvent bouche bée. « Ils jouent au jeu difficile des hommes » (on retrouve cette expression chez Anouilh, dans Antigone, quand Oreste tente de convaincre Antigone d’abandonner ce pour quoi elle lutte)  qui luttent pour exister, jeu difficile qui a parcouru nombre de nos tragédies classiques, jeu qui se nourrit aussi de contemporanéité. 

Il me tarde de découvrir les saisons suivantes et je ne manquerai pas de vous faire part de mon expérience afin de vous éclairer quant à l’évolution des personnages et à leur insatiable esprit de conquête. 

Je publierai bientôt la fin de « Paroles de pierres » ainsi qu’une critique sur une autre série : Le trône de fer, autrement dit« Game of thrones ». Tout un programme !

Pensez que LA MURAILLE DES ÂMES, mon 3ème roman (un thriller policier) est actuellement disponible dans toutes les librairies et que l’histoire est aussi passionnante que celle des Vikings ou d’autres livres. Merci pour vos lectures sur ce site, merci d’être les acteurs de mon succès d’auteur. Vous êtes bientôt 600 abonnés, fidèles à mes rendez-vous de lecture et lecteurs de mes livres. Je vous souhaite une belle journée. 

Audrey Degal.


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SEANCE DE DEDICACES

      

Mon dernier livre, un thriller policier de 384 pages, suscite l’intérêt de journalistes qui me contactent pour rédiger un article concernant mon écriture, mes sources d’inspiration, la particularité de ce roman… et des libraires, dont la librairie DECITRE  de Saint Genis Laval (69230 St Genis 2) qui vient de placer

LA MURAILLE DES ÂMES 

en tête de gondole, parmi les nouveautés, à côté de THILLIEZ, BUSSI, MUSSO et bien d’autres. Je suis aux anges et je remercie l’équipe DECITRE ST Genis pour cette reconnaissance à laquelle je vous invite à participer et pour leur accueil incomparable !

Oui, ce livre est différent de mes précédents, écrit de façon plus dynamique, plus fluide et chaque chapitre appelle le suivant tant tous sont énigmatiques. Vous serez entraînés jusqu’au dénouement  (dont vous me direz des nouvelles) et, de l’avis de ceux qui l’ont déjà lu, CE LIVRE SE DEVORE !

La fête des mères approche ! Quoi de mieux qu’un cadeau personnalisé : un livre dédicacé. 

Je serai heureuse de retrouver mes fidèles lecteurs mais aussi les nouveaux à la librairie Decitre de Saint Genis Laval (galerie marchande Auchan St Genis Laval)

samedi 20 mai 2017, dès 16 Heures.

Vous pourrez me parler de vous, de ce que vous aimez lire, de ce que vous avez lu, je vous parlerai de mon livre, des prochains en cours d’écriture…

Si vous ne pouvez pas venir, ce ne sera que partie remise car d’autres dédicaces se profilent (environ 6 d’ici la fin de l’année). Et puis mes livres  (papier ou ebook) sont disponibles dans toutes les librairies en France, au Canada, en Belgique… sur commande, parfois en rayon. Renseignez-vous !

Pour commander « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

Précision importante : pendant 28 jours, il est en vente en version ebook au prix de 4.49 euros au lieu de 5.99 euros. Profitez-en (Amazon, Fnac…)

Bientôt je publierai la fin de l’histoire « Paroles de pierres ».

Soyez à tous mes rendez-vous  et pensez à partager ! 

Je vous remercie. Vous êtes plus de 582 abonnés c’est-à-dire qu’entre janvier et mai 2017, les nouveaux inscrits sont presque aussi nombreux que ceux qui se sont abonnés en 2016 sur toute l’année. Ce succès est le vôtre !

Audrey Degal 


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PAROLES DE PIERRES

PAROLES DE PIERRES

        Je rappelle enfin la sortie de mon dernier roman, un thriller policier, LA MURAILLE DES ÂMES, Audrey Degal, que vous pouvez vous procurer partout, même à l’étanger ou en cliquant ici :                                                                                                                                Pour commander « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

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   « Tous les silences ne font pas le même bruit », Baptiste Beaulieu.

           

          Il était tôt, ce matin-là, quand un camion de chantier s’arrêta sur le parking de la toute nouvelle piscine implantée sur la ville de Brignais. Il s’agissait du centre aquatique intercommunal concernant aussi les villes de Chaponost, Millery, Montagny et Vourles, baptisé « Aquagaron ». Il avait pour vocation de créer un espace de détente privilégié.

          Ce serait un espace de détente mais pas au sens où la population l’entendait, pas au sens premier du mot, pas au sens de la quiétude. Le centre aquatique allait se révéler dans une dimension que nul n’aurait jamais imaginée.

          Deux ouvriers descendirent du véhicule et l’un d’eux commença à décharger des matériaux : sacs de ciment, parpaings, truelles… L’autre se dirigea vers le bâtiment moderne récemment inauguré mais déjà en activité. Une fois à l’intérieur, il héla un employé qui se trouvait là.

            — Bonjour ! Nous venons pour les travaux au niveau des vestiaires.

            — Bonjour ! On m’avait prévenu de votre arrivée

            — Très bien. Je vais aider mon collègue à approcher le diable. C’est assez lourd !

            — Le diable dites-vous ?

            Le visage de l’employé venait de se liquéfier.

            — Oui, le diable, répéta l’ouvrier surpris de la réaction de son interlocuteur. Enfin le diable, ce chariot à deux roues qui sert à tout, notamment à transporter les chargements très lourds sans se casser le dos. Le diable. Vous comprenez ?

            — Oui, oui, je comprends, répondit le néophyte remis de sa frayeur. Allez-y ! Je vous attends.

            L’ouvrier s’amusa intérieurement de sa réaction excessive. D’autant que l’homme parut rester absorbé dans ses réflexions.

            Il sortit finalement et fit signe au jeune homme d’avancer mais ce dernier ne bougeait pas. Il s’était assis sur le repose pied du camion. Il attendait.

            — Qu’est-ce que fait ? Tu n’as pas vu que je t’appelais. Bouge-toi ! On a du boulot !

            — Je te rappelle que je ne devais pas être là aujourd’hui. Je ne fais que remplacer Manu.

            — Je sais mais tu ne crois pas que je vais faire le travail tout seul. Remplacer Manu signifie que tu dois m’aider. Lève-toi !

            L’autre paraissait embarrassé. Il ne bougeait pas, les coudes sur les genoux, la tête baissée comme une élève puni, pris sur le fait.

            — Bonté Loris, l’heure tourne et on a d’autres chantiers. Tire le diable, je vais t’aider, fit-il repensant toujours à l’attitude surprenante de l’employé.

            — Apparemment tu n’es pas au courant !

            — Mais de quoi tu parles ?

            Le jeune homme leva les yeux vers lui et, le regard inquiet il ajouta :

            — Tu ne sais pas !

            — Je ne sais qu’une chose : tu m’énerves ! Nous devrions déjà être en train de travailler !

            — Tu n’as pas entendu parler des…

            L’employé de mairie qui s’impatientait venait de sortir du bâtiment. Il interrompit leur conversation.

            — Messieurs !

            Deux visages se tournèrent aussitôt vers lui. Alfred bascula le diable sur ses puissantes roues et commença à le pousser. Il jeta un œil noir à Loris qui comprit qu’il n’avait pas le choix. Il se redressa pour aider son collègue, contraint et forcé.

            Un instant plus tard, le réceptionniste invita les deux ouvriers à le suivre. Ils laissèrent les matériaux devant une rampe d’accès extérieure. Ils reviendraient les chercher plus tard.

            Par la grande baie vitrée qui donnait sur les bassins, les deux visiteurs purent admirer le complexe sportif. Ils étaient fascinés par l’endroit, presque envoûtés. Il était lumineux, végétalisé et particulièrement agréable. L’infrastructure était une réussite. Les eaux bleues, qui capturaient par endroits la lumière du ciel, étaient une invitation au bien-être.

          Mais pour les deux compères, la semaine de travail commençait à peine. Elle serait longue et particulièrement laborieuse.

          Ils quittèrent donc le hall d’entrée. Leur hôte les guida à l’étage inférieur, jusque devant une série de portes. Plusieurs vestiaires collectifs réservés aux clubs de natation et aux élèves des établissements scolaires environnants se succédaient. Pour les distinguer on avait octroyé à chacun des couleurs différentes, jaune, vert, bleu, qui correspondaient aux tons du totem de la ville.

            — Voilà, nous y sommes ! Quelque chose ne va pas ? ajouta-t-il remarquant que l’un d’eux semblait soucieux.

            — Non, s’empressa de rétorquer Alfred. Quelle est la porte concernée ? Ah, il nous faudra aussi une arrivée d’eau.

            — Ce n’est pas ce qui manque, ironisa l’employé, mais je vais vous indiquer un point où vous pourrez vous brancher. Tenez, regardez ! Vous voyez là-bas, derrière le poteau orange ? Eh bien vous trouverez un robinet.

            Loris, légèrement en retrait, se contentait d’écouter.

            — Je vous laisse à présent ! Appelez-moi dès que ce sera fini.

            Leur guide tourna les talons et commença à s’éloigner.

            — Attendez, vous êtes bien pressé ! Et pour la porte ? demanda Alfred.

            L’autre s’arrêta immédiatement, sans songer un instant à revenir sur ses pas. Il semblait à nouveau inquiet et sur le point de prendre la fuite. De loin, il se décida enfin à répondre :

          — La porte, oui, bien sûr ! Il s’agit de celle qui porte le numéro 7.

            Il la désigna du doigt, sans oser s’avancer.

            — On peut entrer pour voir ?

            — Voir quoi ? se durcit-il soudain. Il n’y a rien à voir.

            — Ne vous fâchez pas monsieur. C’est juste qu’avant de commencer les travaux, nous devons tout de même vérifier la stabilité de l’encadrement, du support et nous avons besoin d’accéder aux deux côtés de la cloison.

            — Oui, bien sûr, répondit l’employé toujours à bonne distance..

          — Et puis il ne faudrait pas emmurer quelqu’un là-dedans ! plaisanta Alfred afin de détendre l’atmosphère.

          À sa mine, l’ouvrier comprit que le réceptionniste n’avait pas apprécié sa remarque. L’homme croisa les bras, tapota du pied le sol carrelé et dit :

          — Est-ce que ce sera tout ? Parce que j’ai du travail moi ! Je dois remonter à l’accueil.

Sa réponse cinglante clôtura le débat.

          — Dans deux heures le mur sera terminé, affirma Alfred.

            — Bon ! À tout à l’heure !

            Il fit demi-tour, pressé de remonter. Mais arrivé au bas des marches d’escaliers, il comprit qu’il n’en avait pas fini avec les deux ouvriers.

            — Avant de vous sauver, pourriez-vous ouvrir la porte s’il vous plaît ? Elle est fermée à clé.

            L’employé de la municipalité s’immobilisa pour la seconde fois, visiblement très agacé. Il sortit un trousseau de la poche de son pantalon, passa en revue plusieurs sésames, sortit la clé concernée de l’anneau qui la retenait. Elle portait le numéro 7.

            — Vous n’avez qu’à venir la chercher. Je la laisse là, déclara-t-il avant de gravir les quelques marches à la hâte et de disparaître.

            Alfred ne comprenait pas pourquoi son interlocuteur n’avait pas rebroussé chemin pour la leur donner. La clé les attendait sur un petit rebord. Elle brillait légèrement.

            — Quel drôle d’hurluberlu ce gars ! Allez zou, va la chercher !

            Loris obtempéra et, les mains dans les poches, il revint quelques secondes après avec l’objet.

            — Ouvre !

            — Pourquoi moi ? intervint le jeune homme.

            — Écoute mon p’tit gars. On a déjà perdu suffisamment de temps alors ou tu ouvres cette porte ou je signale au patron ton refus de travailler. Choisis !

          Loris regarda la clé qui dormait dans le creux de sa main. Il fixa le petit panneau collé au beau milieu de la porte : vestiaire 7. Il considéra longuement Alfred qui s’imagina un instant qu’il allait lui dire : « C’est toi qui l’auras voulu ! ». Il inséra avec la plus grande délicatesse la clé dans la serrure et, presque solennellement, il la tourna, les yeux rivés sur chaque geste qu’il faisait.

          — Allons, dépêche-toi ! On n’a pas que ça à faire !

          Lorsqu’il entendit le petit « clic » Loris lâcha la clé et recula précipitamment de plusieurs pas sous les yeux ébahis de son collègue.

            — Voilà, c’est fait ! dit-il, en s’écartant davantage, comme si une bête sauvage allait surgir de la pièce.

            Dans son for intérieur, Loris aurait voulu détaler mais toute fuite était impossible. Alfred n’avait pas la moindre idée de la peur qu’il ressentait.

La suite de cette histoire, sous peu. 

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Bonne lecture à toutes et à tous et à très bientôt !

Audrey Degal