Des histoires pour vous

SITE OFFICIEL D’AUDREY DEGAL


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J’ai lu « Purgatoire des innocents »

J’ai terminé ce roman de Karine Giebel depuis quelques mois déjà et je saute aujourd’hui sur mon clavier pour vous en parler. 

C’est un livre très noir qui porte par conséquent fort bien son titre. 

Il m’a intriguée au début. L’histoire : Raphaël, un braqueur, son jeune frère William et 2 complices se réfugient chez Sandra, une jeune femme vétérinaire car l’un d’eux est grièvement blessé. Leur plan a mal tourné. Toutefois, et c’est là que je trouve l’écrivain très imaginative et brillante, la « belle » Sandra est étrange, presque inquiétante. Prise en otage, malmenée, elle craque parfois mais se reprend et ne semble pas vraiment avoir peur ou craindre les intrus qui ont envahi sa vie. Elle est mariée, à un gendarme, dit-elle, qui devrait rentrer d’un jour à l’autre. Cela n’arrange pas les voleurs, vous vous en doutez. Et ce qui devait arriver arrive : le mari rentre, peu troublé pas ces étrangers chez lui. Que cache-t-il ? Personnellement j’ai immédiatement su quel était son secret. L’intérêt de l’histoire ne réside pas là mais plutôt dans la façon dont les 4 braqueurs, qui ne sont plus que 3 d’ailleurs, et le couple vont se comporter. Quand des êtres malsains en côtoient d’autres, comment cela peut-il s’achever ? Eh bien lisez car c’est intéressant et bien tourné. Le lecteur se prend finalement de sympathie pour Raphaël et William, des bandits. Pourquoi ? La réponse se trouve entre les lignes. 

Cependant, une histoire parallèle se développe, qui intéresse probablement beaucoup de lecteurs friands de choses terribles mais j’avoue que personnellement j’ai du mal avec les récits de torture et de pédophilie. Du coup, j’ai laissé tombé le livre  quelques semaines, car cela me retournait. Le suspense reste toutefois là et l’intrigue est palpitante jusqu’au bout. Oui, Karine Giebel conçoit des récits extraordinaires mais il faut aimer lire des récits dérangeants, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Donc vous êtes prévenus : Récit palpitant : oui. Intrigue intéressante : oui. dénouement apprécié : oui. je vous recommande cette lecture . MAIS : âmes sensibles s’abstenir ! 

Prochainement un autre résumé d’un roman que je viens de finir en attendant la sortie du mien LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS qui vous passionnera, j’en suis sûre ! Et pour ceux qui ne l’ont pas lu, procurez-vous mon roman policier LA MURAILLE DES ÂMES, au suspense inouï garanti.

 

Merci pour votre fidélité

AUDREY DEGAL

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LARME DU CRIME

Voici la fin de la nouvelle à suspense « Larme du crime ». 

Résumé de l’épisode précédent : L’employé d’une morgue remarque une étrange coïncidence entre les cadavres dont s’occupe le légiste. Il tente d’interpeller ce dernier mais, hautain et prétentieux, le médecin-chef de la morgue se contente de l’humilier, lui faisant remarquer qu’il n’y connaît strictement rien. Mais pour Max, quelque chose cloche vraiment. Il ne compte pas renoncer à découvrir la vérité. 

***

Comme tous les matins depuis des années, une Bentley grise, intérieur cuir, déposa le légiste devant l’institut médico-légal. Il adressa un signe familier au chauffeur. L’homme assis derrière le volant, mains gantées, tempes grisonnantes, allure fière, ne démarra que lorsque le légiste disparut dans les locaux. Mais ce jour-là, contrairement aux autres, des officiers de police attendaient le directeur de la morgue dans son bureau. Lorsqu’il les vit, il marqua un léger temps d’arrêt avant d’entrer d’un pas décidé en leur offrant une poignée de main virile. Il prit soin de repousser la porte derrière lui. Max prêta l’oreille mais rien de leur conversation ne filtra. Ils sortirent finalement et l’entretien s’acheva devant l’alignement des huit corps livrés au petit matin, réceptionnés par Sergueï.

            Max s’avança mais ne saisit que quelques bribes de la discussion :

            — … tout le côté droit ! … par derrière et il a… Un autre, peut-être le plus bizarre, était encore assis au…

            Difficile de comprendre quelque chose à ce charabia !

            Déjà la conversation s’achevait et le légiste entraînait les deux hommes vers la sortie.

            — Nous attendons donc vos rapports d’autopsie, docteur. Le juge Grangeon compte sur votre expertise pour tirer cette affaire au clair. Sur ce, au revoir !

            — Attendez ! osa Max, je voudrais vous parler.

            Les deux officiers regardèrent le jeune homme revêtu de son long tablier en plastique encore maculé du sang de la veille.

            — Oui ! Vous êtes ? demandèrent-ils suspicieux.

            Max n’eut pas l’occasion de répondre, coupé dans son audace par son patron.

            — Laissez messieurs, ce n’est qu’un de mes préparateurs de corps. Il n’a aucune qualification, aucun diplôme, il n’est rien ! Je me mets immédiatement au travail pour livrer au juge mes remarques dans les meilleurs délais.

            Quand les policiers se retirèrent, Max essuya une pluie de remontrances et une humiliation de plus contre laquelle il n’osa pas s’indigner. Mais il n’avait pas dit son dernier mot. Une intuition, une obsession voire une quasi-certitude commençait à germer dans son esprit. Il l’ajouta sur son précieux carnet de notes. Pour mener à bien ses recherches, il prévoyait de simuler une maladie quelconque dès le lendemain matin. Ainsi, il serait libre d’approfondir ses investigations.

            Même scénario que la veille : le légiste quitta la Bentley qui redémarra suivie cette fois par la petite Panda de Max. Où cette piste allait-elle le mener ?

Vingt minutes plus tard, la voiture de luxe s’engageait sur un parking privé. L’homme chaussé de lunettes noires en descendit tandis que Max immobilisait son véhicule sur un trottoir. La filature commençait. L’inconnu fit une halte dans un café pour prendre un petit noir, debout au comptoir. L’enquêteur improvisé l’attendit dehors. Il grelottait. La filature reprit ensuite sur une centaine de mètres avant l’arrivée. Max s’arrêta en voyant l’homme pénétrer dans un bâtiment imposant. Sur la façade, en grosses lettres, le nom d’un organisme bien connu.

— Bon Dieu ! jura le préparateur de cadavres dont les hypothèses commençaient à se vérifier.

Malgré ses doigts gelés, il griffonna sur son calepin quelques mots importants sans savoir encore comment il pourrait les exploiter. Il devait en apprendre davantage et pour cela il fallait entrer. À l’accueil, une femme plutôt revêche lui demanda ce qu’il voulait.

— Le monsieur qui vient d’entrer a perdu ceci et je voulais le lui rendre.

Max extirpa de sa poche son propre carnet pour appuyer ce qu’il disait.

— Très bien, donnez-moi le document, je le lui remettrai.

— Je préfère le faire moi-même ! Comment s’appelle ce monsieur ?

— C’est le directeur, monsieur Delepain. Asseyez-vous, je vais voir s’il peut voir recevoir ! annonça-t-elle froidement en quittant sa place.

— Non, non, je repasserai, je suis un peu pressé, fit Max en s’éloignant.

La secrétaire sceptique resta bouche bée quand son interlocuteur disparut. Dans la précipitation, Max n’entendit pas qu’elle l’appelait :

— Monsieur, monsieur, vous avez fait tomber votre carnet !

Que faire de cette découverte ? Personne ne le croirait lui, le petit employé de la morgue. Il devait apporter des preuves et une seule option se présentait.

Planté en observation proche de l’institut médico-légal, le préparateur de cadavres attendait. Son estomac vide depuis le petit-déjeuner semblait désapprouver son entêtement. À 17 heures, le légiste grimpa dans un taxi. Pourquoi l’inconnu ne venait-il pas le chercher comme c’était le cas d’habitude ? Pourquoi le légiste ne prenait-il jamais sa propre voiture ?

À 20 heures, alors qu’il faisait nuit noire, Sergueï ferma la porte de la morgue et saisit le code de l’alarme. Il s’éloigna d’un pas rapide pour rejoindre des amis russes quelque part. Max attendit encore, sans raison, et aux alentours de 20 heures trente, il se décida. Il composa les chiffres qu’il connaissait par cœur. Un double Bip retentit. Il inséra la clé dans la serrure et un instant plus tard, il pénétrait dans les lieux noirs et froids. De jour ce n’était pas facile d’être là mais de nuit c’était morbide. La lueur de la sortie de secours renvoyait une ombre pâle, verte et difforme sur un mur gris : la sienne. L’espace d’un instant il se demanda ce qu’il faisait là. Par où commencer ? Si seulement il savait ce qu’il cherchait. La salle d’autopsie, voilà ce qu’il devait voir.

Il y restait encore une dizaine de cadavres, bien rangés dans leurs tiroirs. Max devait les examiner, tous. Il alluma la torche électrique qu’il avait amenée et commença son inspection macabre : Tiroir n°1 : Rosemonde Marin. La fiche indiquait un choc frontal lors d’une collision inconnue… Tiroir n°2 : Gustave Darebout, circulait à vélo, choc latéral ayant entraîné la mort après hémorragie interne… Tiroir n°3 : Gary Philibert : arrêt cardiaque suite à un accident… Max marqua une pause, ses jambes flageolaient. Il n’avait pratiquement rien bu ni mangé de toute la journée. Les corps qu’il observait étaient méconnaissables. Tous autopsiés, ils n’avaient pas été préparés à la demande expresse du directeur qui semblait vouloir s’en occuper personnellement. Le spectacle était effrayant : yeux excavés, membres sectionnés, entrailles pantelantes, poitrines ouvertes, troncs séparés du reste du corps… Le jeune homme pourtant habitué ne put se retenir. Il s’empara d’une poubelle et, plié en deux, il ne rendit que de la bile. Il se ressaisit et poursuivit ses recherches. Tiroir n°4, corps non identifié, visage défoncé… Le tiroir n°9 le conforta dans ses idées. Il devait consulter les rapports d’autopsie.

            Une fois dans le bureau du légiste, il força un tiroir puis un autre avant de s’installer pour la première fois dans le fauteuil du chef. Il se plongea dans la lecture des rapports et comprit l’horreur de la situation.

            — Je m’en doutais ! dit Max tenant dans ses mains les nombreuses preuves.

            — Petit malin ! Je savais que tu fouinerais et que tu poserais problème !

            Derrière l’employé une voix glaciale venait de s’élever qui le fit sursauter. Le légiste menaçant tenait un pistolet FN five-seven braqué sur le jeune homme.

            — J’étais sûr de te trouver ici. Oui, je fournis des rapports d’autopsie pour la science ! Vois-tu, je fais cela pour le progrès. Mon compagnon, Hervé Delepain, est chercheur à la sécurité routière et tant que son expertise ne portait que sur des mannequins, ses résultats n’étaient guère concluants. Difficile pour lui de faire progresser la sécurité des véhicules. Pour être efficace il faut travailler sur de la chair humaine, pas sur des pantins ! Moi, je suis bien placé pour lui apporter le fruit de mes observations cadavériques. Ma voiture est équipée pour cela et je provoque des accidents. Tu trouves peut-être ça horrible mais grâce à moi des vies seront sauvées !

            Max l’écoutait, effaré, tremblant !

            — Que de larmes pour les familles détruites ! Vous êtes un criminel !

            — Non, un scientifique mais comme tu es intelligent, tu comprends bien que je ne peux pas te laisser en vie ! Tu en sais trop.

            Répondre ! Gagner du temps ! Repousser le moment où le légiste tirerait !

            — Si vous tirez, vous ne pourrez pas expliquer ma mort !

            Le légiste éclata de rire, un rire sordide.

            — Rien d’impossible à un expert comme moi ! Ton cœur va exploser et ta poitrine ne sera plus qu’un amas de chairs disloquées. Je n’aurais qu’à extraire la balle et à m’en débarrasser. Ensuite je percuterai ton corps avec ma voiture-bélier avant d’établir un beau rapport d’autopsie. Si ça peut te consoler, tu serviras à la science. Tu as quelque chose à dire petit ?

            L’expert leva son arme, visa et face au silence de Max s’apprêta à faire feu.

            Bang ! Le légiste s’affala sur le sol de la morgue, mort. Hervé Delepain venait de tirer. Dans sa main, il tenait un revolver et un petit carnet celui de Max.

            — Si j’avais su ! soupira l’expert de la sécurité routière en laissant échapper le revolver qu’il venait d’utiliser.

FIN

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Bonne lecture, merci de votre fidélité et à bientôt pour un  résumé de mes dernières lectures, avant la publication de mon 4ème livre « LE MANUSCRIT VENU D’AILLEURS ». Eh oui, il a encore changé de titre mais que voulez-vous c’est cela la création et la vie d’un livre.

AUDREY DEGAL


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LARME DU CRIME

 

Avant que vous ne lisiez cette histoire policière que je vous offre, je voudrais vous souhaiter à toutes et à tous une TRES BELLE ANNEE 2019. Qu’elle vous apporte tout ce dont vous pouvez rêver et des rêves nous en avons tous tant ! 

Comme vous l’avez remarqué, j’ai moins publié en 2018. Je n’ai pas moins écrit mais je me suis attelée à la tâche avec mon dernier roman dont j’ai dû repousser la date de sortie car il a grossi, grossi, grossi… pour plus d’intrigues bien sûr ! N’hésitez pas à me donner votre avis sur le titre que j’envisage avant qu’il ne sorte en librairies. C’est une thriller dans lequel Moyen Age et temps présent se rencontrent, au grand étonnement des personnages principaux. J’ai pensé à l’intituler « Le Manuscrit venu d’ailleurs ». Qu’en pensez-vous ? 

En attendant, je vous laisse découvrir la nouvelle policière que j’ai écrite, spécialement pour vous et pour vous accueillir de la meilleure façon dans cette année 2019. 

 

LARME DU CRIME

 

          — Max, viens voir, celui-là. Ça vaut le coup, il est gratiné !

            L’homme abandonna sa tâche, approcha et jeta un œil par-dessus l’épaule de son collègue qui venait de l’appeler.

            — Eh ben ! remarqua-t-il. On n’en voit pas souvent d’aussi amochés. Et qu’est-ce qui lui est arrivé ?

            — J’en sais rien. Je n’ai pas encore regardé sa fiche. Bon, je le prépare !

            — C’est pas peu dire ! Difficile de savoir à quoi il ressemblait. C’est plus un corps, c’est un puzzle ! Il va pas être facile à reconstituer !

            Plus tard dans la journée, les deux hommes abaissaient le couvercle du cercueil de chêne en présence de la famille, posaient les scellées avant de le glisser à l’arrière d’un corbillard à destination de l’église de la sainte Charité.

*

        — In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti ! Amen ! furent les derniers mots du prêtre pour clore l’oraison funèbre tandis qu’il se dirigeait vers la veuve.

Sincère, l’homme d’église lui dit combien son époux était un homme exceptionnel. Elle l’écouta émue, tout en serrant les mains de ses deux fillettes blondes qui ne comprenaient rien à cette cérémonie. Une rivière de larmes baignais ses joues emportant le mascara noir qui avait coulé.

 

            Quelques jours plus tard.

            Un coup de sifflet. Un deuxième. Un homme impatient et agacé.

            — Morbius, allez on rentre !

            Mais l’animal trop occupé ne l’entendait pas de cette oreille. Il se tenait par moment sur trois pattes, près d’un réverbère puis d’un autre pour marquer son territoire. De l’autre côté de la rue, son maître l’observait. Babines retroussées, le mâtin de Naples flairait chaque recoin, se retournait comme s’il cherchait quelque chose d’invisible. Il n’y a pas plus têtu qu’un chien qui ne veut pas rentrer ! Malgré son impatience, le propriétaire de l’animal prit le temps d’admirer son chien. Il était beau, massif et très impressionnant. Le plus impressionnant du quartier certes mais mal dressé. Depuis son acquisition, il ne cessait de penser que s’il lui sautait à la gorge, dans un accès de démence, il lui broierait la trachée aussi facilement qu’on écrase une mûre entre ses doigts. Crac ! D’un coup de gueule ! Et s’en serait fini de lui. Il serait capable de le démembrer pour le dévorer ensuite. Cet animal se battait contre des lions dans l’Antiquité ! Mais Morbius était encore jeune et pour l’instant irrésistiblement attiré par les odeurs laissées par ses congénères.

       — Si je viens te chercher, tu vas voir ce que tu vas prendre !

            Cause toujours ! serait l’expression la plus adaptée aux pensées de la bête.

            Finalement exaspéré, transi de la tête aux pieds, Jules se résigna à traverser la rue pour ramener son molosse à la raison. La longue laisse solidement entourée autour de sa main droite dépassait de la poche de son manteau gris. Il descendit du trottoir, hors de lui, manquant au passage de glisser sur une plaque d’égout gelée  :

            — Ça suffit ! Il est tard. Au pied, tout de suite…

            Les yeux rivés sur Morbius, il n’eut pas le temps de réagir au crissement de pneus sur l’asphalte, juste derrière lui. Une voiture noire le faucha violemment comme s’il n’était qu’un fétu de paille. Il voltigea dans les airs avant de retomber, tête la première, sur l’arête du trottoir qu’il venait de quitter. À l’impact, son crâne éclata. Une salve de sang chargé d’oxygène s’éleva en une gerbe rouge accompagnée de fragments de cervelle encore chaude avant de souiller le bitume. Dans la rue déserte, personne à part Morbius qui regardait bêtement la scène. Il trottina sur ses puissantes pattes et lorsqu’il rejoignit son maître il s’arrêta. L’instant d’après, il semblait se régaler en léchant avidement le trottoir comme s’il voulait nettoyer les lieux. Le véhicule n’avait pas ralenti et déjà, il n’était plus visible. Seuls le chauffeur du véhicule fou et Morbius savaient que la grande faucheuse venait de perpétrer l’irréparable, sans se retourner.

*

            Les deux hommes détestaient leur lieu de travail. Une morgue, on pouvait rêver mieux, ce n’était pas la place des vivants ! Max voulait être vétérinaire. Mais faute de bons résultats scolaires, il s’était rabattu sur des études d’infirmiers. L’intelligence s’accommodant mal de la paresse, il s’était résigné à faire partie de ceux qui obéissent et désormais il faisait ce que le légiste lui ordonnait : peser un foie par ci, mesurer un intestin par-là, recoudre les cadavres… Il s’efforçait cependant de trouver quelque intérêt à son quotidien, quelque grandeur à chacun de ses gestes même s’il n’était en contact qu’avec de la chair morte. Sa profession ne tenait pas du boucher mais il n’en était pas loin. Il n’emballait pas de viande mais il était chargé de redonner une apparence convenable aux défunts qu’on lui confiait. Il avait pris l’habitude de ce contact froid, de ces yeux vides, du moins quand les morts en avaient encore, de ces membres raides qui doivent absolument entrer dans le cercueil, leur dernière demeure en fait !

            — Voilà les gars, fit le légiste en désignant plusieurs tables métalliques juxtaposées. Il y a cinq corps à préparer. Rien de spécial. Par contre, il y en aura un sixième en fin de journée mais l’autopsie risque d’être un peu plus longue. Leur identité et tout le reste sont déjà accrochées à leur gros orteil. Au boulot !

            Max et Sergueï, un jeune Russe récemment arrivé en France, regardèrent les dépouilles alignées, partiellement recouvertes de draps blancs. À côté, dans le bureau, le légiste complétait ses comptes-rendus, à moitié caché derrière une volumineuse pile de papiers et de dossiers qu’il devrait gérer dans la journée. Contrairement à ce que l’on peut penser, la mort n’attend pas !

        Lors de leur embauche, le légiste avait promis à ses deux futurs employés de leur payer la formation de thanatopracteur. Il repoussait sans cesse ce moment, préférant les exploiter. Alors comme d’habitude, ils enfilèrent de longs gants de latex, apposèrent des masques sur leur visage et se mirent à la tâche. Max aspira les liquides physiologiques propices à la décomposition puis injecta à la place une substance à base de formol. Les bras, les jambes, les têtes parfois avaient retrouvé leur place et leur apparence colorée. Sergueï avait encore du mal à s’habituer à ces contacts morbides. Au début, il s’éclipsait pour aller vomir et revenait ensuite en baragouinant un « Eto seychas » qui signifiait « ça va maintenant », même s’il parlait assez bien le français. Travailler à la morgue était glauque.

            À 16 heures, ils n’étaient plus que tous les deux et sur la table d’autopsie, le dernier cadavre les attendait. Sa poitrine était encore ouverte en V. Max devrait remettre les côtes du malheureux en place, ainsi que les pectoraux et recoudre le tout, grossièrement. Sergueï, lui, commençait à nettoyer la salle.

            — Regarde un peu, fit Max en observant attentivement le corps, sa fiche en mains. C’est le cinquième gars d’une quarantaine d’années qui nous arrive en provenance du même secteur !

            — Et alors !

            — Et alors, c’est bizarre. Et puis les deux femmes qu’on a déjà stockées dans les tiroirs là-bas, c’est pareil.

            — Pareil ? Non, elles viennent d’ailleurs. La blonde est morte en banlieue nord, pas la vieille. Je sais pas à quoi tu penses mais laisse tomber !

            — Un truc me dérange mais je sais pas quoi ! Il y a 6 mois, on a déjà eu une vague de cadavres du même genre.

            — C’est peut-être une épidémie ! ironisa Sergueï en riant.

            — J’en sais rien mais ce macchabée me rappelle les autres que…

            — Arrête ton cirque, t’es pas légiste. Laisse tomber ! J’ai envie de rentrer. Recouds celui-là et qu’on en finisse !

            — T’as raison après tout !

            Le lendemain matin, Max fit part de ses remarques au légiste :

            — Voyez-vous, Max, devenir légiste est une véritable vocation et il faut faire de très longues études pour y parvenir, études que j’ai menées brillamment. Quant à vous, je crois que vous avez une vague formation dont j’ai oublié le nom.

            Max baissa la tête, se contentant de regarder l’extrémité de ses baskets. Il savait qu’il devait laisser parler ce vaniteux comme on attend patiemment qu’un orage finisse en restant bien à l’abri. Il pensait que le soir il ressasserait ce sale moment qu’il vivait comme une humiliation. Mais non, il n’y penserait pas, l’esprit totalement accaparé par son idée. Quelque chose clochait dans les corps morts dont il s’occupait depuis quelques temps. Il passa la nuit à mettre par écrit ses constats et le lendemain, il était aussi blême que les dépouilles qui l’attendaient à la morgue.

A SUIVRE !

La suite et fin très prochainement sur ce site auquel vous êtes invité à vous abonner.

Sachez que vous trouverez les références de mes livres en page d’accueil. Vous pouvez les commander chez tous les libraires.

Merci de votre fidélité et à bientôt.

Audrey Degal.


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Salon du livre d’Attignat

Bonjour à toutes et à tous,

Le soleil est toujours là bien que nous soyons presque fin octobre. J’espère que vous profitez de cet été indien qui, s’il fait souffrir la nature, réchauffe le coeur des hommes et donne bon moral. J’espère aussi que vous lisez toujours autant, qu’il s’agisse de mes histoires, de mes romans ou d’autres lectures.

Les histoires que je publie sur ce site se font plus rares( et j’en suis désolée) car il est difficile de concilier vie professionnelle, vie d’auteure et vie familiale. Il faut aussi savoir respirer et souffler un peu. Je n’ai pourtant pas délaissé ce site et très bientôt je vous ferai profiter d’un nouvelle policière que je viens d’achever, juste pour vous, en même temps que je terminais le dernier chapitre de mon prochain roman dont le titre est enfin arrêté : « Le Livre inachevé » Il s’agit d’un thriller fantastique où le Moyen Âge fait irruption dans le présent, malmenant au passage les deux personnages principaux aux vies bien étonnantes. 

Très rapidement un cinquième livre sortira, déjà prêt, « Rencontre avec l’impossible ». Il a pris du retard ( je l’annonçais début 2018) mais c’est parce que « Le Livre inachevé » a pris sa place et l’a un peu bousculé.

Maintenant que vous savez tout, voici l’actualité toute chaude : je serai au salon du livre d’Attignat (où j’ai gagné le 1er prix du policier l’an dernier), dans l’Ain, dimanche 14/10/2018 toute la journée. N’hésitez pas à venir me rencontrer. L’entrée est gratuite, le parking facile et il y a beaucoup d’auteurs (environ 90). Je pourrai vous dédicacer mes livres («  La Muraille des âmes », « Destinations étranges » et « Le Lien ») en attendant de vous montrer la couverture mystérieuse du tout dernier qui sera bientôt sous presse : « Le Livre inachevé ».

Bon week-end à toutes et à tous, merci pour votre fidélité et à très bientôt sur ce site pour lire en ligne la dernière nouvelle policière que je publierai. 

Amitiés,

Audrey Degal.

 


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DATES DE SALONS DU LIVRE

Si vous avez envie de sortir ce week-end ou à d’autres moments du mois de mars, pensez à faire un tour dans les différents salons du livre qui fleurissent actuellement. C’est l’occasion dé dénicher de nouvelles lectures, originales, de vous évader et d’obtenir des livres dédicacés.

En ce qui me concerne, vous pourrez faire dédicacer les livres que vous avez déjà achetés ou vous procurer des exemplaires de mes 3 livres, disponibles sur place :

  • LE LIEN, thriller atypique
  • DESTINATIONS ETRANGES, recueil de 12 nouvelles à suspense
  • LA MURAILLE DES ÂMES, thriller policier qui vous entraînera en Chine et où vous tremblerez aux côtés de l’héroïne

Voici où me retrouver :

  • samedi 3 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, , au Salon de Villefranche sur Saône 69400, l’Atelier 109 rue des Jardiniers, entrée gratuite
  • dimanche 4 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, au Salon de Brindas 69126, grande salle des fêtes de Brindas, entrée gratuite
  • dimanche 18 mars 2018, de 10h à 18h, au Salon du livre de Beauchastel 07800, Salle de l’Ile Blaud (en face de la piscine municipale), entrée gratuite. Beauchastel est de surcroît un magnifique village médiéval qui vaut le détour.

Il y aura bien sûr d’autres dates que je vous communiquerai ultérieurement. 

Je serai ravie de parler avec vous de mes livres, de la façon dont je les ai écrits, de la provenance de mes idées, de mon prochain livre dont la parution est quelque peu retardée mais qui arrive bientôt, de votre ressenti au sein de mes intrigues…

Bientôt sur ci site, je vous livrerai une critique des derniers livres que j’ai lus, en attendant de vous offrir une prochaine histoire. 

Merci de faire vivre ce site, merci de votre fidélité et de votre confiance. 

Amitiés, 

AUDREY DEGAL 

 


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ASSASSINAT A LA CARTE, fin

Chers lecteurs, voici la fin de la nouvelle policière qui a obtenu le 1er prix du policier au salon d’Attignat. Puisque j’en suis l’auteure je vous l’offre sur mon site. Sachez que dans mes livres vous trouverez encore plus de suspense. Bonne lecture à tous ! AUDREY DEGAL

Résumé de l’épisode précédent : Barbara est le témoin d’un meurtre atroce. A cette occasion elle rencontre l’inspecteur Tissier chargé de l’enquête. Ce dernier reste en contact avec elle mais ne lui dit pas que cet assassinat est probablement lié à un autre qui vient d’avoir lieu. Les rues du vieux Lyon sont sous surveillance mais l’assassin qui aime faire souffrir ses victimes est aussi habile que malin. 

Tôt le matin, sur le bureau de Tissier, un ordre griffonné par le commissaire lui demandait de se rendre chez le fromager de la rue du Bœuf. Son échoppe demeurait fermée sans raison depuis plusieurs jours. Des clients inquiets l’avaient signalé.

            Un serrurier vint à bout de la porte mais pas de l’odeur pestilentielle qui se dégagea à l’ouverture. Un homme d’une cinquantaine d’années gisait au sol.

            — Étranglé avec un fil d’acier, fit Tissier en observant le corps et l’arme qui pendait encore autour du cou.

            Le visage bleui, la langue pendante, les yeux révulsés, la victime était tombée de tout son poids au sol. Ses poignets étaient attachés dans le dos et son crâne ouvert avait dû heurter le rebord d’un comptoir.

            — Le tueur lui a patiemment coupé les doigts les uns après les autres et il était encore vivant, précisa le légiste.

            Plus tard, salle de débriefing, rue des anges.

            — Bon sang, hurla Tissier devant ses hommes. Ҫa fait trois meurtres ! Après les deux femmes, c’est un homme maintenant. Merde ! Le tueur nous nargue et a encore frappé malgré notre surveillance !

            Il planta nerveusement un picot rouge de plus sur la carte. Il récapitula ensuite scrupuleusement les faits à ses hommes ce qui permit de faire émerger un nouvel indice jusque-là inaperçu :

            — Six et rue du Bœuf : voilà ce qui lie ces meurtres. Tous tués à six jours d’intervalle. Donc dans six jours, je veux toute l’équipe dans le secteur, prête à arrêter ce malade. Entre temps, interrogez les voisins, les passants, tout le monde. Il y a bien quelqu’un qui a vu ou entendu quelque chose !

            La piste du serial killer se précisait mais le mobile échappait toujours à la sagacité de l’inspecteur. Le tueur connaissait parfaitement son territoire de chasse et n’assassinait pas au hasard. Les lieux étaient sous étroite surveillance mais, six nuits plus tard, dans le commissariat, le téléphone sonna à plusieurs reprises pour signaler des cris, rue de la Bombarde.

            Quand Tissier arriva à l’endroit indiqué, il était trop tard. Le cadavre encore chaud d’un homme l’attendait.

            — Je ne souhaite pas une telle mort même à mon pire ennemi, fit le légiste après les contrôles d’usage.

            La victime, était assise dans un fauteuil, légèrement basculé en arrière. Elle serrait encore entre ses dents un entonnoir à piston dans lequel l’assassin avait fait couler du chocolat brûlant.

            — Il est mort asphyxié après avoir été ébouillanté de l’intérieur ! Une mort atroce !

            Tissier imprima violemment son poing dans un mur. Les autres le regardaient. L’assassin mettait ses nerfs à rude épreuve.

            — Je suppose qu’il n’a laissé aucune empreinte ! déclara-t-il.

            — Aucune inspecteur, fit l’officier de la police scientifique.

            Le cadavre évacué, Tissier resta un instant sur les lieux du crime. Il réfléchissait, observait. Encore une fois, le tueur avait pénétré sans effraction. Ses victimes le connaissaient. Il en avait la certitude.

            Six jours plus tard, l’enquête n’avait pas progressé. La police se contentait de surveiller les rues du secteur. Tissier se décida à raser sa barbe de trois jours. Il voulait être présentable. Il avait rendez-vous avec Barbara dans un bouchon lyonnais. Entre eux, le courant passait.

            Comme le soir de leur rencontre, le froid et le brouillard régnaient en maître. Quand il sonna à l’interphone, elle répondit aussitôt et une minute plus tard, sa robe de soie bleue apparut dans le hall. Un petit foulard jaune porté autour du cou masquait la courbe naissante de ses seins. Elle n’était pas seulement belle, elle était désirable.

            Ils avaient réservé une table et leurs mains s’étaient frôlées au moment de prendre la carte que le restaurateur leur tendait. Léo ajusta ses lunettes. Barbara semblait sous le charme et inspirée par le menu.

            — Et votre enquête, elle avance ? demanda-t-elle.

            — Pas vraiment. Mais je n’ai pas envie d’en parler. Vous avez choisi ?

            — Ce soir, je dérogerai à mes habitudes : entrée avec salade et présentation charcutière, andouillette beaujolaise au vin blanc accompagnée de cardons, une cervelle de canut pour le fromage et en dessert je prendrai une tarte à la praline sur coulis chocolaté. Un bon repas s’accompagne d’un bon vin. J’hésite entre un pot de Beaujolais ou de Côte du Rhône.

            — Je prendrai la même chose que vous !

            — Je sais, c’est un peu gras mais on doit tous mourir un jour !

            — Merde ! Je crois que vous venez de me donner la solution !

            Tissier se leva brutalement, renversant sa chaise sous les yeux étonnés de Barbara. Il héla le restaurateur et deux minutes après il s’installait devant l’ordinateur du bouchon. Tout en tapant frénétiquement sur le clavier, il expliqua à la jeune femme :

            — Je viens de comprendre que tous les crimes correspondent à l’ordre d’un repas sur une carte de restaurant ! La maraîchère, retrouvée noyée, fournit les restaurants. La femme pendue par un croc de boucher est traiteur, elle les approvisionne en viande. L’homme étranglé avec un fil d’acier est fromager et le dernier, maître pâtissier chocolatier. On a aussi retrouvé un homme noyé dans un tonneau de vin et jusqu’à ce soir je n’avais pas fait le lien. Il manquait du vin à cette carte sanglante !

            L’inspecteur se retourna vers Barbara postée derrière lui et déposa un baiser furtif sur sa joue. Au même instant, une photo s’afficha, celle d’un concours de cuisine qui avait eu lieu des années avant. Toutes les victimes étaient là, souriantes, membres du jury. Une seule était encore vivante : la présidente, restauratrice de renom. Tissier s’empara de son téléphone.

            En un instant, il ameuta ses équipes. Il leur révéla sa découverte. Un candidat avait été recalé à un concours avec une note infamante de 6/20 attribuée par la présidente, note unanimement relayée par les autres. Soudoyés ? La Table renommée que tenaient ses parents fut discréditée. Ruinés, ils s’étaient suicidés tandis que le restaurant de la présidente, concurrente directe, gagnait parallèlement en notoriété. Il fallait agir vite ! Le tueur allait sévir pendant la nuit ! Le dernier crime remontait à six jours. Or on était le 30 novembre, date de promulgation des résultats du concours cinq ans auparavant et il était 21h30. Rapidement les policiers se déployèrent au restaurant de Madame Defoe, la présidente. Elle était sans doute la prochaine cible, brebis destinée à un prédateur sans pitié.

            Une heure plus tard, le brouillard dense et la nuit noire, complices du tueur, enveloppaient tout. Le restaurant était désert. Soudain, un bruit sourd : l’homme venait de s’infiltrer dans les locaux. Des pas feutrés : il progressait avec précaution. Sa silhouette noire sortit peu à peu de la pénombre. Madame Defoe ne bougeait pas mais ses mains tremblaient. Les policiers, tapis dans l’ombre, se ruèrent sur le tueur lorsqu’il alluma un briquet. Dans l’autre main, un bidon d’essence. Le liquide coulait.

            — Putain, il veut foutre le feu ! hurla Tissier.

            L’inspecteur avait l’habitude des arrestations musclées. Le pyromane s’était débattu, tentant d’enflammer ce qui se trouvait autour de lui. Bilan : deux hommes légèrement brûlés mais le tueur était maîtrisé.

            Fin décembre Tissier le rencontra pour la dernière fois.

            — Toujours pas de regrets Monsieur Bourgin ?

            — Non, aucun !

            — Même pas celui d’avoir manqué votre dernière victime ?

            — Manquée ? Vous croyez ?

            Ce furent leurs dernières paroles. Ils ne se reverraient jamais.

            L’enquête diligentée pour vérifier la fraude du jury lors du concours, jeta l’opprobre sur la présidente, Madame Defoe. Traînée dans la boue par la presse, sa ruine était assurée. On retrouva son corps, un mois plus tard, flottant dans la Saône. Le brouillard s’était levé.               FIN

N’hésitez pas à vous abonner au site pour lire de nouvelles histoires, des critiques de livres et de films…

En page d’accueil vous trouverez aussi les références de tous mes livres publiés que vous pouvez commander dans n’importe quelle librairie ou sur internet. Des liens directs sont repris en page d’accueil. Et pensez à partager cette publication pour que d’autres puissent en profiter. 

A très bientôt pour un résumé d’un des livres que je viens de terminer. Je vous donnerai aussi les prochaines dates des salons du livres auxquels je vais participer prochainement. 

Audrey Degal


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ASSASSINAT A LA CARTE, 1ère partie

Bonjour,

Vous aimez avoir peur ? Vous aimez le genre policier ? Je vous offre ici ma nouvelle « Assassinat à la carte » qui a obtenu le 1er prix lors du salon d’Attignat dans l’Ain, parmi plus de 90 auteurs, prix remis par le conseil départemental. Régalez-vous avec cette 1ère partie (la suite paraîtra très vite), pensez à vous abonner, à en parler autour de vous, à cliquer sur j’aime, à partager sur les réseaux, à laisser un commentaire… et si vous voulez lire davantage, rendez-vous en page d’accueil ou vous trouverez les liens pour vous procurer mes livres. En attendant bonne lecture !

Assassinats à la carte, 1ère partie.

 

Il était très tard lorsque Barbara quitta le restaurant. Le froid était piquant. La porte se referma derrière elle et, à travers les baies vitrées donnant sur la rue, elle fit signe à ses amis encore attablés. Ils savouraient un dernier verre. Sur leurs lèvres elle put lire « sois prudente, à demain ! ». Mais ce genre de remarque néglige l’importance du destin !

La nuit, particulièrement noire, pactisait depuis des jours avec un épais brouillard que le plus affûté des couteaux n’aurait pu couper. La morsure glaciale du vent s’amusait à griffer les visages des rares passants qui osaient encore s’aventurer dans les ruelles. Les lampadaires, rangés au garde à vous, même s’ils ne surveillaient rien, renvoyaient de sordides lumières d’un orange blafard rongé par la brume ambiante. On n’y voyait pas à trois mètres.

La jeune femme glissa les mains dans ses poches, serra la ceinture de son manteau de cachemire et accéléra le pas pour regagner sa voiture. La rue était déserte. Elle avait l’impression de traverser un cimetière à la nuit tombée même s’il n’y avait pas de tombes. Le parking Saint Jean, situé sur les quais de Saône, n’était pas loin mais elle n’aimait pas s’éterniser dans le vieux Lyon si inquiétant à cette heure-là. L’œil aux aguets, l’oreille attentive, elle avait hâte de rentrer.

Barbara marchait précautionneusement, s’efforçant de ne pas faire claquer ses hauts talons sur les pavés que l’humidité rampante rendait glissants. Des myriades de volets fermés semblaient l’épier, comme autant d’yeux malveillants. Encore quelques mètres et elle tournerait à gauche, quelques mètres qui lui paraissaient une éternité !

Soudain un bruit. Une lutte. Des voix étouffées. Barbara n’avait pas encore bifurqué mais elle s’arrêta net. Elle allait détaler quand elle aperçut une forme s’effondrer sur le trottoir. Elle voulut crier mais ses mains, comme des entités autonomes, se plaquèrent sur sa bouche. Elle recula et se terrera sous une porte cochère. Faire silence ! Attendre ! L’être tombé au sol rampa, laissant derrière lui une large traînée brunâtre. Barbara le discernait à peine mais elle l’entendit gémir. Inconsciemment, elle retenait sa respiration tandis que son sang battait la chamade dans ses tempes. Une silhouette inquiétante s’avança, déchirant l’épais brouillard qui enveloppait la scène. Elle s’immobilisa auprès de l’individu à terre qui redressa la tête. Il implora la pitié de son bourreau avant de s’effondrer dans l’eau croupie du caniveau. En guise de réponse, l’autre l’empoigna et le traîna sur le trottoir jusqu’à l’angle d’une bâtisse derrière laquelle tous deux disparurent.

Terrorisée, Barbara, n’osait pas sortir de sa cachette. Finalement, comme aucun bruit ne lui parvenait plus, elle ôta ses chaussures et se mit à courir, pieds nus, pour s’éloigner de la scène. Elle s’empara de son téléphone pour appeler de l’aide.

— Arthur ? C’est Barbara. C’est horrible ! Je viens d’assister à un meurtre.

— Un meurtre ? Dis-moi où tu es, j’appelle la police !

Quand l’inspecteur Léo Tissier arriva au croisement des rues du Bœuf et de la Bombarde, les amis de la jeune femme étaient déjà sur place, essayant de la réconforter.

— Barbara Torin ? Est-ce que je peux vous parler ?

Elle posa sur le blouson de cuir du policier puis sur son visage, des yeux hagards qui espéraient plus de réponses qu’ils n’avaient à en donner. Un café chaud la réconforta et peu à peu, rassurée, elle recouvra ses esprits :

— C’est un homme ou une femme ? demanda-t-elle.

— C’est vrai que d’ici c’est difficile à voir avec ce fichu brouillard mais c’est une femme. Enfin c’était. Elle est morte !

Un brigadier trop zélé se permit d’ajouter :

— On l’a éventrée puis pendue à la façade d’une boutique avec un croc de boucher. Elle était encore vivante quand l’assassin lui a sorti les tripes.

Sous l’assaut de ces précisions macabres, la jeune femme crut défaillir. Tissier dut l’agripper par le bras pour la retenir. Il plongea son regard dans ses yeux noirs et fut aussitôt subjugué. Elle ressemblait à s’y méprendre à Monica Bellucci, l’accent en moins. Il résista à la tentation de lui demander un autographe mais il se retrancha derrière d’autres mots :

— Désolé, il n’aurait pas dû vous dire tout ça. Oubliez ! Dites-moi…

À sa demande, Barbara lui décrivit ce qu’elle avait vu et peu après, elle confiait les clés de sa voiture à Arthur tandis qu’elle s’engouffrait dans le véhicule de la police.

— Je suis obligé de vous garder encore un moment, « Monica », faillit dire Tissier assis au volant. J’ai d’autres questions. Je vous reconduirai moi-même chez vous ensuite.

Quelques heures plus tard, lorsqu’il la laissa devant la porte de son appartement, l’inspecteur se voulut rassurant :

— Je sais à quel point être le témoin d’un meurtre peut être difficile mais dites-vous que vous avez eu beaucoup de chance ce soir. Un instant plus tôt, ça aurait pu être vous ! Prenez ma carte et si vous avez peur ou si vous pensez avoir oublié quelque chose, n’hésitez pas, appelez-moi !

Barbara prit la carte et verrouilla sa porte. Elle ne fermerait pas l’œil du reste de la nuit.

Au commissariat, 15 rue des anges, dans le 5ème arrondissement, comme chaque matin, les enquêteurs faisaient le point sur l’avancée des investigations en matière criminelle.

— Bon, nous avons deux meurtres sur les bras, résuma Tissier. Deux femmes retrouvées rue du Bœuf : une éventrée il y a deux jours et l’autre noyée la semaine dernière dans le local d’un maraîcher, aux halles, puis déplacée. Questions : Y a-t-il un lien entre ces meurtres ? Si oui, quel est le mobile du tueur ?

— Deux femmes, c’est un point commun mais ça peut être aussi le fait du hasard ! Et ta Monica Bellucci ne t’a rien appris de plus ?

Tissier avait évoqué avec ses collègues la ressemblance de son témoin. Il avait revu Barbara au cours des deux jours écoulés et ils avaient pris un café ensemble. Elle lui plaisait.

— Elle a vu le tueur traîner sa victime après l’avoir frappée sauvagement, à plusieurs reprises. Le sang sur le trottoir et les bouts d’intestins disséminés l’attestent. Tuer semble secondaire pour l’assassin. Faire souffrir ses victimes est primordial. Il est déterminé !

— Ouais, remarqua un collègue mais pourquoi a-t-il changé de mode opératoire et pourquoi a-t-il déplacé le corps de celle qu’il a noyée ?

— Noyée qui a aussi agonisé pendant des heures d’après le légiste, souligna Tissier. Le dispositif laissé aux halles, par le tueur, le prouve : la planche inclinée, l’entonnoir… Si les procédés sont différents, j’ai le sentiment que ces meurtres sont liés. Le tueur va encore frapper !

— Oui mais où ?

— Où et quand ? ajouta l’inspecteur. Je parierai pour la rue du Bœuf mais où exactement ? Je ne sais pas. Par contre quand ? J’ai ma petite idée. Il agit la nuit et le légiste affirme que la noyée est morte entre 23 heures et deux heures du matin, comme la seconde victime.

Tissier assis au bord de son bureau se frottait le menton, l’air dubitatif. Il fixait la carte de Lyon affichée au mur. Les homicides étaient matérialisés à l’aide de petits pics différenciés par des chapeaux de couleur différente. Deux picots rouges correspondaient aux crimes qu’il avait en charge. Les autres couleurs relevaient d’affaires plus anciennes, non résolues ou suivies par d’autres enquêteurs.

— Je veux donc qu’on surveille le quartier et plus particulièrement les femmes, discrètement, pour ne pas affoler les habitants.

Les nuits suivantes, des hommes en civil arpentèrent les pavés. Chaque soir le froid et le brouillard frappaient mais pas le tueur. Compression de budget et absence de récidive : le commissaire finit par relâcher la surveillance. La dernière nuit, ils n’étaient plus que deux policiers, postés aux extrémités de la rue du Bœuf. La visibilité était particulièrement réduite : des ampoules des réverbères avaient claqué.

L’officier de police Marc Dantin brûlait d’envie d’allumer une cigarette. Il était transi. Depuis des heures, le manque de tabac et l’immobilité due à la planque le rendaient nerveux. Au loin, un clocher égrena les douze coups de minuit. Une porte claqua. Un couvercle tomba et roula au sol avant de s’arrêter. Des plaintes rauques ressemblant à des cris d’enfants s’élevèrent dans l’obscurité. Des chats se battaient pour des résidus de poubelles et leurs feulements inquiétants déchiraient le silence. Puis le calme revint, plus pesant que jamais. À cinq heures, Dantin et son collègue abandonnèrent leur poste. Le tueur devait se méfier.

Le suite et fin très prochainement. 

Merci de votre fidélité et de votre confiance.

Audrey Degal


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Et si vous sortiez ! Voici les dates des salons du livre

Je commence par ce beau tableau dont vous découvrirez le nom de l’artiste au bas, à gauche. 

Il pleut sur cette toile, il pleut en ce dimanche de novembre. Je vous propose de sortir et de venir me rencontrer, ainsi que de nombreux auteurs, aux divers salons du livre où je serai présente pour dédicacer mes 3 livres. 

Venez lire mon dernier roman, LA MURAILLE DES ÂMES, un thriller policier haletant et songez, pour ceux ou celles qui hésitent encore, que j’ai eu la joie de me voir décerner, le mois dernier, le prix de l’enquête policière lors du prestigieux salon du livre d’Attignat, parmi plus de 90 auteurs présents !

Ne prenez pas de retard dans la lecture car je finalise actuellement la sortie de mon 4ème livre, RENCONTRE AVEC L’IMPOSSIBLE.

Je serai donc présente au :

  • salon du livre de  Mornant 69440 de 14heures  à 18 h place Truphémus, dimanche 12 novembre 2017 ; entrée gratuite
  • salon du livre de Sainte foy les lyon 69110, de 10 h à 18 h, dimanche 19 novembre 2017 (face à Calicéo, rue Sye Barbe) ; entrée gratuite
  • salon du livre de Chazay d’Azergues 69380, de 10h à 18 h,  samedi 25 novembre 2017, salle Maurice baquet ; entrée gratuite

Il y aura d’autres dates et d’autres lieux que je vous communiquerai plus tard. 

Merci à toutes et à tous pour votre fidélité. 

A bientôt pour de nouvelles histoires en ligne,

Votre auteure, 

AUDREY DEGAL


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SEANCE DE DEDICACES, venez me rencontrer !

Dimanche 8 octobre 2017, je serai présente au salon du livre d’Attignat dans l’Ain, espace Salvert, de 9h à 18h.

Là, aux côtés de plus de 90 auteurs, ce qui en fait un salon réputé, j’aurai le plaisir de retrouver mes lecteurs, ceux qui viennent me revoir pour me parler des livres qu’ils ont lu et qui attendent impatiemment le prochain. J’y travaille, rassurez-vous mais un livre ne s’écrit pas en un jour, surtout quand on travaille à côté. Je vous demande donc un peu de patience.

Mes 3 titres seront disponibles à l’occasion de ce salon : LA MURAILLE DES ÂMES, mon dernier thriller policier qui se lit, selon mes lecteurs, vite tant il est prenant. Il faut dire que je l’ai écrit ainsi. J’en suis donc ravie ; DESTINATIONS ÉTRANGES, le recueil de 12 nouvelles dont la chute est très surprenante. Bien que les nouvelles ne soient pas très aimées en France, j’avoue que ce livre rencontre un certains succès. Il est probablement dû au suspens dont il s’entoure ; LE LIEN, un thriller original comme on en lit peu, déconcertant, dont l’intrigue s’emboîte progressivement puisque c’est au lecteur d’établir le lien qui existe entre des personnages qui n’ont rien à voir dans la vie et qui sont issus de milieux sociaux très différents. Quel est leur point commun ? A vous de le découvrir.

Si vous ne pouvez pas venir à Attignat, dommage mais sachez qu’il y aura d’autres salons du livres auxquels je participerai bientôt (Mornant  et Sainte Foy les Lyon dans le Rhône, pour ne citer qu’eux, en octobre, novembre…). Sachez aussi que mes 3 titres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies ou sur internet en version papier ou ebook.

Il ne tient qu’à vous de propulser un auteur au rang des écrivains connus et reconnus. Merci d’être de ceux qui y contribuent. 

Enfin, je profite de cette publication pour souligner l’importance fondamentale de vos avis à propos de mes livres sur facebook, twitter, google +, babelio, la fnac, instagram… Moi-même je ne mesurais pas l’importance des commentaires  sur les sites quand je lisais (je lis toujours, je vous rassure !). Quand on est un nouvel écrivain, on est « TRANSPARENT », personne ne sait ce que vous écrivez et le Web, les commentaires, sont les seules façons de briser ce silence, cette chape de plomb que les éditeurs de renom font peser, souvent à tort, sur des auteurs peu connus. Paradoxe : pour eux, il faut être déjà connu pour être reconnus ! Allez comprendre ! Pourtant bien des auteurs boudés par les grandes maisons d’éditions ont réussi à CREVER LA TOILE grâce aux lecteurs qui ont cru en eux. Je vous fais confiance et je vous en remercie d’avance. 

Justement, cerise sur le gâteau, pour celles et ceux qui auront lu cet article jusqu’au bout, je vous annonce qu’à l’occasion du salon d’Attignat, qui regroupe comme je l’ai déjà dit plus haut plus de 90 auteurs dont certains sont très connus,

j’ai envoyé une nouvelle policière (type polar noir) et que… J’AI GAGNÉ… oui, J’AI GAGNÉ LE PREMIER PRIX

et je me verrai remettre dimanche, la récompense par le Conseil Départemental de l’Ain, laquelle sera assortie d’une publication à 50000 exemplaires. Alors pour ceux qui doutaient… qu’en dites-vous ???  Ma nouvelle lauréate s’intitule « Assassinat à la carte », Audrey Degal

Chers lecteurs, je vous associe à ma joie ! ♥♥♥

Bonne lecture à tous, belles semaines et au plaisir d’une prochaine rencontre avec vous !

Audrey Degal


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SEVEN SISTERS

Je vous avais promis de publier rapidement la suite de mon histoire à suspens « Paroles de pierre » mais j’ai dû m’emparer de mon clavier pour vous parler du dernier film que je suis allée voir au cinéma. Pourquoi ? Parce que je vous recommande plus que vivement d’aller le voir et que, comme il est déjà à l’affiche depuis un moment, il risque de disparaître des écrans, et vous de le rater. Ce serait vraiment dommag. ! En effet, si la critique ne lui a pas réservé un accueil des plus chaleureux, le public souvent bien plus éclairé que cette dernière, a su reconnaître dans ce thriller de science-fiction un excellent film car c’est le cas.

En résumé, je vous dirais volontiers que j’aurais aimé avoir eu cette idée et en écrire  l’histoire qui est d’une originalité folle. Le film progresse en un crescendo brillamment orchestré et joue parfois avec l’humour, souvent avec le mystère, les fausses pistes… pour atteindre un paroxysme que je n’ai pas su anticipé tant je n’ai pas vu passer les 2 heures dans mon fauteuil. Bravo à Tommy Wirkola pour tant de virtuosité.

Les acteurs, notamment l’actrice principale, Noomi Rapace campe magnifiquement bien les 7 personnages qu’elle joue et pour certains d’entre eux, je me suis demandé s’il ne s’agissait pas de quelqu’un lui ressemblant tant la différence était bluffante (différence quant à la corpulence, le maintien, l’interprétation, le jeu…). J’avais eu l’occasion de la voir jouer dans la célèbre série « Millénium », tirée du livre du même nom (mais les livres sont meilleurs, comme souvent et je vous recommande la lecture de la trilogie !). J’ai pu apprécier son jeu d’actrice car elle est juste, percutante, efficace, sensuelle… Bref elle s’adapte somptueusement aux exigences de son personnage, ce qui n’est pas donné à tous les acteurs. Belle prestation donc. Glenn Close, dans le rôle de la méchante est moins surprenante. Il est vrai que lorsqu’on l’a déjà vue dans « Liaison fatale » (si je ne me trompe pas de titre), on est un peu habitué à ce qu’elle campe ce type de personnage.

L’histoire : 

Dans un futur proche, la Terre est surpeuplée , situation qui oblige les autorités à prendre des dispositions. On autorise un seul enfant par couple. En cas de naissances multiples, les autres enfants sont placés en hibernation dans le but d’être éventuellement réveillés lorsque la vie sera plus propice. Or, une jeune femme accouche de 7 enfants, 7 filles et meurt aussitôt après, confiant sa progéniture à son père qui a anticipé ces naissances multiples en ayant recours à une clinique privée. Il souhaite garder les 7 filles et se propose de les élever. 

Bien entendu leur existence doit rester secrète. Il les éduque et puisqu’elles se ressemblent, il décide de leur octroyer un prénom correspondant aux 7 jours de la semaine. Ainsi, devenues plus grandes, lundi sortira le jour correspondant à son prénom, mardi aussi… ainsi de suite. Mais ce qui arrive à l’une d’entre elle a des répercussions sur toutes les autres. Aussi, quand l’une désobéit et se blesse, perdant un doigt, le grand-père est contraint de mutiler les 6 autres. Décidément, la vie ne leur fait pas de cadeaux !

Le temps passe, le grand-père n’est plus et les jeunes femmes travaillent dans une banque. Chaque soir, elles prennent soin de dévoiler aux autres ce qu’a été leur journée pour éviter toute erreur et palier aux difficultés liées aux multiples contrôles d’identité quotidiens. Seulement voilà : Lundi sort travailler comme d’habitude, rencontre des problèmes avec un de ses collègues au sujet d’une promotion que tous les deux convoitent et le soir-même, elle ne rentre pas chez elle. Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ? Comment les 6 autres soeurs vont-elles procéder pour la retrouver et à quoi vont-elles se heurter ? Tout l’intérêt du film réside dans ces questions que je me garde bien d’éclaircir afin de ne pas vous priver du plaisir de voir ce film, ce bijou comme il y en a peu. 

Voilà pour cet article, je vous laisse à présent et je ne vais pas tarder à publier la suite de « Paroles de pierre ». Elle est déjà écrite mais je la corrige inlassablement. 

Pensez aussi à mes livres, notamment le dernier, un thriller policier de 384 pages que vous pouvez commander sur internet ou en librairie, « LA MURAILLE DES ÂMES« , que les lecteurs disent dévorer en à peine 2 jours tant il est prenant ! Merci de votre fidélité et de votre confiance et à très bientôt !

Audrey Degal


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SEANCE DE DEDICACES

      

Mon dernier livre, un thriller policier de 384 pages, suscite l’intérêt de journalistes qui me contactent pour rédiger un article concernant mon écriture, mes sources d’inspiration, la particularité de ce roman… et des libraires, dont la librairie DECITRE  de Saint Genis Laval (69230 St Genis 2) qui vient de placer

LA MURAILLE DES ÂMES 

en tête de gondole, parmi les nouveautés, à côté de THILLIEZ, BUSSI, MUSSO et bien d’autres. Je suis aux anges et je remercie l’équipe DECITRE ST Genis pour cette reconnaissance à laquelle je vous invite à participer et pour leur accueil incomparable !

Oui, ce livre est différent de mes précédents, écrit de façon plus dynamique, plus fluide et chaque chapitre appelle le suivant tant tous sont énigmatiques. Vous serez entraînés jusqu’au dénouement  (dont vous me direz des nouvelles) et, de l’avis de ceux qui l’ont déjà lu, CE LIVRE SE DEVORE !

La fête des mères approche ! Quoi de mieux qu’un cadeau personnalisé : un livre dédicacé. 

Je serai heureuse de retrouver mes fidèles lecteurs mais aussi les nouveaux à la librairie Decitre de Saint Genis Laval (galerie marchande Auchan St Genis Laval)

samedi 20 mai 2017, dès 16 Heures.

Vous pourrez me parler de vous, de ce que vous aimez lire, de ce que vous avez lu, je vous parlerai de mon livre, des prochains en cours d’écriture…

Si vous ne pouvez pas venir, ce ne sera que partie remise car d’autres dédicaces se profilent (environ 6 d’ici la fin de l’année). Et puis mes livres  (papier ou ebook) sont disponibles dans toutes les librairies en France, au Canada, en Belgique… sur commande, parfois en rayon. Renseignez-vous !

Pour commander « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

Précision importante : pendant 28 jours, il est en vente en version ebook au prix de 4.49 euros au lieu de 5.99 euros. Profitez-en (Amazon, Fnac…)

Bientôt je publierai la fin de l’histoire « Paroles de pierres ».

Soyez à tous mes rendez-vous  et pensez à partager ! 

Je vous remercie. Vous êtes plus de 582 abonnés c’est-à-dire qu’entre janvier et mai 2017, les nouveaux inscrits sont presque aussi nombreux que ceux qui se sont abonnés en 2016 sur toute l’année. Ce succès est le vôtre !

Audrey Degal 


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PAROLES DE PIERRES

PAROLES DE PIERRES

        Je rappelle enfin la sortie de mon dernier roman, un thriller policier, LA MURAILLE DES ÂMES, Audrey Degal, que vous pouvez vous procurer partout, même à l’étanger ou en cliquant ici :                                                                                                                                Pour commander « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

Pour écouter la présentation de « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

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   « Tous les silences ne font pas le même bruit », Baptiste Beaulieu.

           

          Il était tôt, ce matin-là, quand un camion de chantier s’arrêta sur le parking de la toute nouvelle piscine implantée sur la ville de Brignais. Il s’agissait du centre aquatique intercommunal concernant aussi les villes de Chaponost, Millery, Montagny et Vourles, baptisé « Aquagaron ». Il avait pour vocation de créer un espace de détente privilégié.

          Ce serait un espace de détente mais pas au sens où la population l’entendait, pas au sens premier du mot, pas au sens de la quiétude. Le centre aquatique allait se révéler dans une dimension que nul n’aurait jamais imaginée.

          Deux ouvriers descendirent du véhicule et l’un d’eux commença à décharger des matériaux : sacs de ciment, parpaings, truelles… L’autre se dirigea vers le bâtiment moderne récemment inauguré mais déjà en activité. Une fois à l’intérieur, il héla un employé qui se trouvait là.

            — Bonjour ! Nous venons pour les travaux au niveau des vestiaires.

            — Bonjour ! On m’avait prévenu de votre arrivée

            — Très bien. Je vais aider mon collègue à approcher le diable. C’est assez lourd !

            — Le diable dites-vous ?

            Le visage de l’employé venait de se liquéfier.

            — Oui, le diable, répéta l’ouvrier surpris de la réaction de son interlocuteur. Enfin le diable, ce chariot à deux roues qui sert à tout, notamment à transporter les chargements très lourds sans se casser le dos. Le diable. Vous comprenez ?

            — Oui, oui, je comprends, répondit le néophyte remis de sa frayeur. Allez-y ! Je vous attends.

            L’ouvrier s’amusa intérieurement de sa réaction excessive. D’autant que l’homme parut rester absorbé dans ses réflexions.

            Il sortit finalement et fit signe au jeune homme d’avancer mais ce dernier ne bougeait pas. Il s’était assis sur le repose pied du camion. Il attendait.

            — Qu’est-ce que fait ? Tu n’as pas vu que je t’appelais. Bouge-toi ! On a du boulot !

            — Je te rappelle que je ne devais pas être là aujourd’hui. Je ne fais que remplacer Manu.

            — Je sais mais tu ne crois pas que je vais faire le travail tout seul. Remplacer Manu signifie que tu dois m’aider. Lève-toi !

            L’autre paraissait embarrassé. Il ne bougeait pas, les coudes sur les genoux, la tête baissée comme une élève puni, pris sur le fait.

            — Bonté Loris, l’heure tourne et on a d’autres chantiers. Tire le diable, je vais t’aider, fit-il repensant toujours à l’attitude surprenante de l’employé.

            — Apparemment tu n’es pas au courant !

            — Mais de quoi tu parles ?

            Le jeune homme leva les yeux vers lui et, le regard inquiet il ajouta :

            — Tu ne sais pas !

            — Je ne sais qu’une chose : tu m’énerves ! Nous devrions déjà être en train de travailler !

            — Tu n’as pas entendu parler des…

            L’employé de mairie qui s’impatientait venait de sortir du bâtiment. Il interrompit leur conversation.

            — Messieurs !

            Deux visages se tournèrent aussitôt vers lui. Alfred bascula le diable sur ses puissantes roues et commença à le pousser. Il jeta un œil noir à Loris qui comprit qu’il n’avait pas le choix. Il se redressa pour aider son collègue, contraint et forcé.

            Un instant plus tard, le réceptionniste invita les deux ouvriers à le suivre. Ils laissèrent les matériaux devant une rampe d’accès extérieure. Ils reviendraient les chercher plus tard.

            Par la grande baie vitrée qui donnait sur les bassins, les deux visiteurs purent admirer le complexe sportif. Ils étaient fascinés par l’endroit, presque envoûtés. Il était lumineux, végétalisé et particulièrement agréable. L’infrastructure était une réussite. Les eaux bleues, qui capturaient par endroits la lumière du ciel, étaient une invitation au bien-être.

          Mais pour les deux compères, la semaine de travail commençait à peine. Elle serait longue et particulièrement laborieuse.

          Ils quittèrent donc le hall d’entrée. Leur hôte les guida à l’étage inférieur, jusque devant une série de portes. Plusieurs vestiaires collectifs réservés aux clubs de natation et aux élèves des établissements scolaires environnants se succédaient. Pour les distinguer on avait octroyé à chacun des couleurs différentes, jaune, vert, bleu, qui correspondaient aux tons du totem de la ville.

            — Voilà, nous y sommes ! Quelque chose ne va pas ? ajouta-t-il remarquant que l’un d’eux semblait soucieux.

            — Non, s’empressa de rétorquer Alfred. Quelle est la porte concernée ? Ah, il nous faudra aussi une arrivée d’eau.

            — Ce n’est pas ce qui manque, ironisa l’employé, mais je vais vous indiquer un point où vous pourrez vous brancher. Tenez, regardez ! Vous voyez là-bas, derrière le poteau orange ? Eh bien vous trouverez un robinet.

            Loris, légèrement en retrait, se contentait d’écouter.

            — Je vous laisse à présent ! Appelez-moi dès que ce sera fini.

            Leur guide tourna les talons et commença à s’éloigner.

            — Attendez, vous êtes bien pressé ! Et pour la porte ? demanda Alfred.

            L’autre s’arrêta immédiatement, sans songer un instant à revenir sur ses pas. Il semblait à nouveau inquiet et sur le point de prendre la fuite. De loin, il se décida enfin à répondre :

          — La porte, oui, bien sûr ! Il s’agit de celle qui porte le numéro 7.

            Il la désigna du doigt, sans oser s’avancer.

            — On peut entrer pour voir ?

            — Voir quoi ? se durcit-il soudain. Il n’y a rien à voir.

            — Ne vous fâchez pas monsieur. C’est juste qu’avant de commencer les travaux, nous devons tout de même vérifier la stabilité de l’encadrement, du support et nous avons besoin d’accéder aux deux côtés de la cloison.

            — Oui, bien sûr, répondit l’employé toujours à bonne distance..

          — Et puis il ne faudrait pas emmurer quelqu’un là-dedans ! plaisanta Alfred afin de détendre l’atmosphère.

          À sa mine, l’ouvrier comprit que le réceptionniste n’avait pas apprécié sa remarque. L’homme croisa les bras, tapota du pied le sol carrelé et dit :

          — Est-ce que ce sera tout ? Parce que j’ai du travail moi ! Je dois remonter à l’accueil.

Sa réponse cinglante clôtura le débat.

          — Dans deux heures le mur sera terminé, affirma Alfred.

            — Bon ! À tout à l’heure !

            Il fit demi-tour, pressé de remonter. Mais arrivé au bas des marches d’escaliers, il comprit qu’il n’en avait pas fini avec les deux ouvriers.

            — Avant de vous sauver, pourriez-vous ouvrir la porte s’il vous plaît ? Elle est fermée à clé.

            L’employé de la municipalité s’immobilisa pour la seconde fois, visiblement très agacé. Il sortit un trousseau de la poche de son pantalon, passa en revue plusieurs sésames, sortit la clé concernée de l’anneau qui la retenait. Elle portait le numéro 7.

            — Vous n’avez qu’à venir la chercher. Je la laisse là, déclara-t-il avant de gravir les quelques marches à la hâte et de disparaître.

            Alfred ne comprenait pas pourquoi son interlocuteur n’avait pas rebroussé chemin pour la leur donner. La clé les attendait sur un petit rebord. Elle brillait légèrement.

            — Quel drôle d’hurluberlu ce gars ! Allez zou, va la chercher !

            Loris obtempéra et, les mains dans les poches, il revint quelques secondes après avec l’objet.

            — Ouvre !

            — Pourquoi moi ? intervint le jeune homme.

            — Écoute mon p’tit gars. On a déjà perdu suffisamment de temps alors ou tu ouvres cette porte ou je signale au patron ton refus de travailler. Choisis !

          Loris regarda la clé qui dormait dans le creux de sa main. Il fixa le petit panneau collé au beau milieu de la porte : vestiaire 7. Il considéra longuement Alfred qui s’imagina un instant qu’il allait lui dire : « C’est toi qui l’auras voulu ! ». Il inséra avec la plus grande délicatesse la clé dans la serrure et, presque solennellement, il la tourna, les yeux rivés sur chaque geste qu’il faisait.

          — Allons, dépêche-toi ! On n’a pas que ça à faire !

          Lorsqu’il entendit le petit « clic » Loris lâcha la clé et recula précipitamment de plusieurs pas sous les yeux ébahis de son collègue.

            — Voilà, c’est fait ! dit-il, en s’écartant davantage, comme si une bête sauvage allait surgir de la pièce.

            Dans son for intérieur, Loris aurait voulu détaler mais toute fuite était impossible. Alfred n’avait pas la moindre idée de la peur qu’il ressentait.

La suite de cette histoire, sous peu. 

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  • Précision importante : pour remercier mes fidèles abonnés, la fin de cette histoire leur sera réservée. En effet, lorsqu’elle sera mise en ligne, elle sera aussitôt supprimée du site mais accessible pour vous grâce au message que vous recevez à chaque publication. Par conséquent, pensez à ne surtout pas l’effacer quand vous le recevrez. Vous pourrez lire la fin du récit alors que le lien sera inactif pour toute autre personne !
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Bonne lecture à toutes et à tous et à très bientôt !

Audrey Degal

 


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SORTIE DU THRILLER POLICIER : LA MURAILLE DES ÂMES, Audrey Degal

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LA MURAILLE DES ÂMES

UN TRHILLER POLICIER DE 384 PAGES sorti en mars 2017

disponible en France et à l’étranger sur internet ou en librairies

Pour écoutez la présentation de « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

Pour commander « La Muraille des âmes » CLIQUEZ ICI

Résumé : 

Shany vient de vivre un drame qui a bouleversé sa vie. Désormais à la tête d’une importante entreprise, elle se réfugie dans le travail et décide finalement de partir en Chine avec son amie de toujours, Anna. Ce devait être la plus fabuleuse des destinations. Ce sera la plus imprévisible et la plus dangereuse. Et si elle n’avait pas fait ce voyage par hasard ! Et si on l’avait guidée jusque-là, sans qu’elle s’en aperçoive ! Qui et pourquoi ? Le guide qui les accompagne est-il vraiment ce que l’on croit ? Que cache-t-il ? Dans les rues animées de Pékin, quelqu’un les suit. Leur veut-il du bien ou du mal ? La perspicacité de l’inspecteur Zhao permettra-t-elle à Shany et à Anna d’échapper au sombre destin que d’autres ont tracé pour elles et tiennent entre leurs mains.

Les arcanes de ce thriller emmènent le lecteur dans la Chine actuelle et plongent l’héroïne au coeur d’une intrigue où les superstitions côtoient le monde moderne. Et si l’explication de tout ce qui arrive était liée au passé de ce vaste pays mystérieux, aussi appelé l’Empire du Milieu. De la grande Muraille à la province du Sichuan, en passant par Pékin et la Cité Interdite, les 384 pages de ce roman vous tiendront en haleine. Vous serez happé, dès le premier chapitre par une lecture haletante et addictive. Les rebondissements vous emporteront jusqu’à un dénouement renversant !

 THRILLER

Texte intégral

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EXTRAIT  du chapitre 21, page 247 à 250

« LA PÈGRE »

Dans le restaurant, tout le monde était sur ses gardes, quand le colosse s’agitait ou qu’il reposait ses baguettes sur la table. Si le dîner lui avait plu – en l’occurrence, ce soir-là, il s’agissait de canard laqué – il pouvait se montrer agréable. Mais à la fin du repas, il grimaça, se frotta le ventre et jeta sa serviette dans son assiette.

Rènhé xīn de dōngxī ? Tā yǐjīng jiāofù bèi zuò huò dāng liǎng gè xiǎohuǒzi zài běnzhí shàng yùnxíng ? aboya le boss.

Les murs se retinrent de trembler alors que chacun savait qu’un séisme commençait.

— Nous les cherchons activement.

Wan Lu Su dévisagea son interlocuteur. Ce dernier se mordait les lèvres et n’en menait pas large.

— Où sont-ils ?

— Il semble qu’ils aient quitté l’appartement de Qiang, rue Wangfujing, en fin de journée, il y a quelques jours, et qu’ils aient disparu.

— Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ! Ce qui compte, c’est qu’ils ne sont jamais arrivés à Sanlitun ni à Wanchai !

— Personne ne les a revus.

— Et mes paquets, hein, où sont mes paquets ? hurla-t-il en se levant. Il y en a pour une somme colossale !

Il arpentait la salle de long en large et devant sa stature impressionnante, les autres, qu’il dépassait de plus d’une tête, étaient contraints de reculer. On aurait dit une cérémonie funèbre où chacun se recueillait. Tous baissaient la tête, les yeux et avaient l’air de prier. Ce n’était pas vraiment faux, puisque les plus proches redoutaient que la foudre ne s’abattît sur eux.

Cela n’arriva pas. Un bruit de moteur sourd et puissant résonna, quand deux Hayabusa se garèrent dans la cour intérieure attenante au restaurant. La silhouette des motos, à la fois sportive et imposante, faisait penser à deux boxeurs affûtés pour s’affronter en catégorie poids lourds. Les pilotes coupèrent les gaz et un silence pesant remplaça instantanément le feulement des quatre cylindres. Deux gaillards, à la carrure de catcheurs, entrèrent d’un pas assuré et athlétique en se délestant de leurs blousons de cuir noir. Il s’agissait de deux hommes connus sous les sobriquets redoutés de la main droite et de la main gauche de Wan Lu Su. L’un portait un jean Rick Owens, l’autre un Rehnsen, des blazers légers gris et bleu marine de chez Melinda Gloss, sous lesquels on devinait des chemises à la coupe ajustée et des tablettes de chocolat assorties à leur gabarit. Sur leur passage, tous s’écartèrent comme si le diable venait d’entrer. Le diable, non mais au moins deux de ses suppôts ! Dépassant de leurs vestes, deux fusils M16, canons sciés, qu’ils ne cherchaient pas à dissimuler bien au contraire. Le blond décoloré, ce qui lui donnait un air d’ange, se pointa devant Wan Lu Su. Il avait l’air apparemment satisfait. Le boss avait repris sa place et ses doigts, qui ne cessaient de pianoter, marquaient sa nervosité.

— Alors, vous avez retrouvé Qiang ?

— C’est fait !

— Où est-il ce moins que rien ?

D’un geste violent, Wan Lu Su balaya la table de son avant-bras. Le contenu d’une coupe de fruits se répandit devant lui. Il saisit une pomme verte qui roulait et la broya dans sa main, sans aucune difficulté. Il donna ensuite un coup de pied dans la vasque de cristal de Bohème qui était tombée au sol, sans se briser. Devant cette rage, tout le monde se figea.

— Nous avons suivi sa trace jusqu’à la route tortueuse qui s’éloigne de Beijing. Il a eu un accident avec sa Maserati.

— Et ensuite ?

— Ensuite, il a été emmené à Xiehe où on a appris que Qiang s’en était tiré mais pas l’autre. Tu ne devineras jamais qui était l’autre !

— Tu me prends pour qui ? C’était certainement Kuan Ti. Et mon argent dans tout ça ?

— Il n’était pas dans la voiture qui est partie à la casse, ça c’est sûr !

— Si Qiang est vivant, je veux qu’on me l’amène et qu’il me dise où est ma marchandise. C’était soi-disant sa dernière livraison mais je pense qu’il a voulu me doubler. J’aurais dû me méfier de ce paysan trop intelligent pour un petit larbin chinois. Sortez-le de cet hôpital et amenez-le, même à genoux ! Il doit cracher le morceau !

Le rouquin, aux cheveux longs tressés à l’arrière du crâne, s’installa à califourchon sur une chaise, en face du chef. Il paraissait très sûr de lui.

— Il va falloir attendre un peu. Un policier est en faction devant sa chambre, depuis qu’un toubib de l’hosto est passé par la fenêtre.

— Qiang a tué un toubib ! fit le boss éberlué.

Il éclata d’un rire forcé et tonitruant.

— Il paraît qu’il dormait au moment où l’autre est tombé. Il ne devrait donc pas avoir de problèmes !

— Avec la police peut-être mais moi, je vais lui faire regretter d’être né !

 Le début et la suite, dans le roman.

Livre disponible partout sur commande (France et étranger) (papier et ebook). Bientôt directement en rayon chez Cultura Givors 2 vallées et Decitre Saint Genis Laval (+ Destinations Etranges et le Lien, mes 2 premiers livres)

Merci de votre fidélité et de votre confiance, 

Amitiés, 

Audrey Degal


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VENEZ ME RENCONTRER ET DECOUVRIR MON DERNIER THRILLER

DECOUVREZ EN AVANT PREMIERE MON DERNIER ROMAN

UN THRILLER POLICIER DE 384 PAGES

« LA MURAILLE DES ÂMES », AUDREY DEGAL

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que j’aurai le plaisir de vous le dédicacer au salon du livre de BRINDAS (69) , montée de la Bernade, entrée gratuite,

de 10 à 18h.

« LA MURAILLE DES ÂMES »  ne sera disponible en librairie que d’ici environ 3 semaines. Alors profitez-en !

Je ne disposerai, à cette occasion que des 10 premiers exemplaires imprimés !

Voici la 4ème de couverture. 

Shany vient de vivre un drame qui a bouleversé sa vie. Désormais à la tête d’une importante entreprise, elle se réfugie dans le travail et décide finalement de partir en Chine avec son amie de toujours, Anna. Ce devait être la plus fabuleuse des destinations. Ce sera la plus imprévisible et la plus dangereuse. Et si elle n’avait pas fait ce voyage par hasard ! Et si on l’avait guidée jusque-là,  sans qu’elle s’en aperçoive ! Qui et pourquoi ? Le guide qui les accompagne est-il vraiment ce que l’on croit ? Que cache-t-il ? Dans les rues animées de Pékin, quelqu’un les suit. Leur veut-il du bien ou du mal ? La perspicacité de l’inspecteur Zhao permettra-t-elle à Shany et à Anna d’échapper au sombre destin que d’autres ont tracé pour elles et tiennent entre leurs mains.

Les arcanes de ce thriller emmènent le lecteur dans la Chine actuelle et plongent l’héroïne au coeur d’une intrigue où les superstitions côtoient le monde moderne. Et si l’explication de tout ce qui arrive était liée au passé de ce vaste pays mystérieux, aussi appelé l’Empire du Milieu. De la grande Muraille à la province du Sichuan, en passant par Pékin et la Cité Interdite, les 384 pages de ce roman vous tiendront en haleine. Vous serez happé, dès les premières pages par une lecture haletante et addictive. Les rebondissements vous emporteront jusqu’à un dénouement renversant !

SAUREZ-VOUS RESISTER A L’ENVIE DE LE LIRE ?

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Bien sûr mes deux autres livres, « LE LIEN  » et DESTINATIONS ETRANGES » seront aussi disponibles à cette occasion.

Un salon est toujours un grand moment pour un auteur. Ce face à face avec les lecteurs est l’occasion d’un échange de point de vue que j’apprécie particulièrement.

Je vous attends donc au salon du livre de Brindas,

A bientôt,

AUDREY DEGAL


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Audrey Degal, auteure de Thriller, invitée chez DECITRE

La librairie DECITRE du centre commercial de Saint-Genis-Laval (69230) m’invite pour la 3ème fois à une séance « Entretien et dédicace » de mes deux livres déjà publiés :

LE LIEN

et

DESTINATIONS ÉTRANGES

J’aurai le plaisir, dans un premier temps, de vous révéler comment me sont venues les idées de ces livres, comment j’écris, ce qui m’inspire… Puis, ce sera le moment privilégié des dédicaces.

Mes livres ont déjà séduit de nombreux lecteurs, lesquels attendent la sortie de mon 3ème roman, un thriller policier intitulé

LA MURAILLE AUX DEUX VISAGES 

dont la sortie est prévue pour Noël. (Deux autres romans, déjà bien avancés, arrivent derrière).

Aussi, je vous invite à me rencontrer, à découvrir mes romans que je me ferai une joie de vous dédicacer personnellement.

Venez nombreux à cet événement :

samedi 15 octobre 2016 de 16H à 18H

 

Librairie DECITRE de Saint-Genis  2 (Rhône) (centre commercial Basses Barolles)

Je vous attends !

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Audrey Degal

Et très bientôt, sur mon site, la fin de l’histoire « L’Envers du décor » !