Des histoires pour vous

SITE OFFICIEL D’AUDREY DEGAL


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FILM TARANTINO, Once Upon a Time in Hollywood

Avant d’aborder ce film, je veux simplement dire que mes publications vont reprendre de façon plus régulière, elles seront plus nourries… car je dispose enfin du temps qui m’a toujours manqué. Le temps de bien m’installer dans ma nouvelle vie, au sud de la France et, dès janvier 2023, vous pourrez à nouveau venir lire sur ce site ou m’écouter sur ma chaîne YouTube qui, elle aussi va être dynamisée. Merci pour votre compréhension. 

J’adore Tarantino. J’ai vu tous ses films et je les ai tous adorés : Pulp fiction, Jackie Brown, Inglourious Basterds, Django Unchained, Kill Bill, Les Huit Salopards, Boulevard de la mort… Le dernier, Boulevard de la mort, est mon préféré. Donc, quand est sorti Once upon a time in Hoollywood, je suis allée au cinéma et je l’ai revu récemment.

L’histoire : surprenante… comme toujours chez Tarantino. Un acteur qui se sent sur le déclin est associé à sa doublure (véritable soutien moral), un cascadeur. Le premier, Rick Dalton, vit à Hollywood, dans une belle et riche demeure, à côté d’autres célébrités (Roman Polanski et sa femme), le second, Cliff Booth, dans une caravane, sur un terrain vague. Le spectateur est plongé dans les années 60/70 au coeur des productions cinématographiques que l’acteur, personnage autrefois célèbre, et le cascadeur, auparavant réputé, reconnaissent de moins en moins. Difficile d’y trouver sa place désormais.

Au fil des tournages, nous croisons des hippies un peu (pour ne pas dire beaucoup) déjantés, des acteurs heureux quand ils se voient à l’écran quelque part fiers de leur image et de leur rôle, une imitation de Bruce Lee (ici désacralisé) , une gamine de 8 ans qui prend son rôle très au sérieux et un toutou qui prend toute son importance à la fin en ce qu’il  propose un dénouement à « la Tarantino », dans un bain de sang savamment pensé.

Les deux acteurs principaux que sont Léonardo DiCaprio (Rick) et Brad Pit (Cliff) sont excellents et la scène qui m’a particulièrement convaincue de ceci est celle au cours de laquelle, DiCaprio, assis sur une chaise, tient sur ses genoux la gamine et la menace. Oui, DiCaprio comme Brad Pit à d’autres moments, sont exceptionnels de justesse dans leurs rôles respectifs, sachant s’adapter au scénario, à l’instant, pour nous livrer une interprétation que j’ai rarement vue sur les écrans. Oui, certains acteurs jouent toujours de la même façon. Eh bien eux non ! Ils composent, interprètent… Du grand art, du très grand art. La prestation de DiCaprio m’a particulièrement touchée car ce n’est pas un acteur que j’apprécie plus que ça. Pourtant, je ne peux que saluer ici son interprétation. Brad Pit est un acteur que j’ai toujours apprécié. Beaucoup de rôles lui ont permis de révéler son immense talent et je pense à mon préféré : « Rencontre avec Joe Black ».

Seulement,… il y a un mais :

Je n’ai pas autant aimé ce film (par rapport aux autres du même metteur en scène), Once upon a time in Hollywood. J’avoue avoir regardé l’heure à ma montre. Il m’a semblé décousu, trop… même si je sais que Tarantino joue souvent avec cela. (lorsque j’ai vu le film pour la seconde fois, je l’ai davantage apprécié).Je me suis demandée pendant un trop long moment où il voulait en venir et le passage correspondant à l’épouse de Polanski, certes jolie à souhait, qui va voir ses propres films au cinéma, m’a lassée. Je suis restée sur ma faim et j’ai trouvé le temps long.

Pourtant,… il y a un pourtant :

Mon époux, qui apprécie ce réalisateur, a adoré le film et n’a pas vu l’heure passer.

Comme quoi tous les goûts sont dans la nature ! En même temps, je me console en me disant que je reste très objective dans mes critiques puisque je ne jette pas des fleurs gratuitement à un auteur de romans ou à un réalisateur, sous prétexte que j’ai toujours aimé ce qu’il a écrit ou fait. Merci de ne pas me tenir rigueur de ma moindre « note » concernant ce film de Tarantino qui reste « agréable ».

Faut-il aller le voir ? Eh bien oui, comment vous forgeriez-vous VOTRE avis ? Peut-être serez-vous captivés et je vous le souhaite. Moi, j’attendrai le suivant.

Bonne continuation à tous !

Audrey Degal.

Pour information, mon 5e roman « PAROLES DE PIERRES » est paru et vous pouvez le commander chez votre libraire ou sur internet en ebook ou livre papier. Il a connu un franc succès lors du dernier salon du livre auquel je me suis rendue pour dédicacer mes livres, à Sigean, le 22 octobre 2022.

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8 Commentaires

DONNE-MOI LA MAIN !

Donne-moi la main !

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         Voici un récit très différent de ce que j’écris d’habitude. Il n’en sera pas moins étonnant à la fin. Vous pourrez lire ci-dessous la 1ère partie. La suite suivra très rapidement. 

          Je profite aussi de cette publication pour vous remercier, lecteurs fidèles, qui contribuez aussi au succès de mes livres déjà disponibles. Sachez enfin que si actuellement j’alimente moins souvent ce site, c’est parce que mon prochain roman, « La Muraille des âmes » thriller policier, engloutit tout mon temps. La phase de relecture des 400 pages prend beaucoup de temps et je veux que ce livre, mon troisième soit « parfait », pour votre plus grand plaisir je l’espère. Patience donc, je l’améliore, je le relis… pour VOUS  !

*

         C’était comme si elle avait raté la première marche ! Lola s’était sentie déséquilibrée. Autour d’elle, tout se mit à vaciller. La chute était inévitable et toute tentative de s’agripper vaine. Le gouffre l’attendait !

            Elle revit – il paraît que c’est souvent le cas en ces moments-là – sa vie défiler, vite, trop vite. Un tourbillon. Que s’était-il passé pendant toutes ces années réduites à quelques secondes dans sa tête ? Son corps lourd était irrémédiablement entraîné vers l’abîme, vers le noir, vers le néant. Elle commençait à ressentir une douleur, comme un élancement dans la poitrine qui lui disait : « C’est la fin ! ». Elle avait mal, horriblement mal. Elle tombait, certaine qu’à l’arrivée elle serait en morceaux. Toutes ces parties éparses d’elle-même seraient à reconstituer. Ce ne serait pas simple. Il y en aurait de partout, à des mètres à la ronde tant elle était tombée de très haut. Encore un instant… la fin approchait… 5…4…3…2…1…

            — Lola, c’est fini. Je te quitte !

            Et il était parti, et elle s’était cassée, poupée meurtrie qui peinait à sourire désormais.

*

            Lola regardait sa montre. Elle indiquait 15h30. Elle l’avait déjà consultée 5 minutes avant mais chaque instant lui paraissait si long depuis quelques temps. Le plus souvent, une minute correspondait à une heure. C’était un combat perdu d’avance : on ne tue pas le temps !

            Heureusement, il ne pleuvait pas mais il faisait froid. Froid, pour un mois d’avril mais surtout froid dans son cœur. Elle sentait un mal y progresser insidieusement, qu’elle ne pouvait chasser. L’ennemi était en elle qui portait un nom pourtant simple : solitude. Il faut te secouer ! pensa-t-elle à défaut de trouver mieux. C’était ce que tout le monde lui répétait en boucle comme si c’était simple, comme si cela allait résoudre tous ses problèmes, comme des mots magiques susceptibles de mettre fin à la douleur. Elle remonta son col fourré, ferma la pression juste sous son joli menton et glissa les mains dans ses poches. Debout, les chevilles croisées pour mieux se refermer sur elle, comme une huître qui contient une perle bien dissimulée, elle se donnait une attitude. Il y avait bien un joyau en elle mais elle était si perdue, si étrangère à tout ce qui l’entourait qu’elle ne le voyait plus briller, croyant que son éclat s’était éteint en elle. Elle se trompait !

            Dring ! Dring ! Une sonnerie. La sortie de l’école primaire. Ses deux enfants arriveraient dans un instant et lui diraient :

            — Ҫa va maman ?

            Elle répondrait que oui, avec un sourire, par habitude. Mais elle pensait tout le contraire. Elle avait d’ailleurs fait la même réponse aux autres parents qui inlassablement lui posaient la même question :

            — Comment ça va Lola, aujourd’hui ?

            — Bien, bien ! disait-elle sans aucune conviction.

            Pas du tout en fait, pensait-elle. Que répondre d’autre sans s’apitoyer sur elle-même, sans avoir à s’étendre sur sa situation ?

            Et elle rentrait avec ses deux petits bonhommes qui lui donnaient tant de baume au cœur, à ce cœur en perdition. Elle puisait en eux la force de résister.

*

            Andrew, celui qu’elle avait épousé voilà 10 ans, était parti. Version officielle : cela n’allait plus entre eux. Autre version : il y avait tant de scénarios possibles entre l’habitude, la routine, les difficultés quotidiennes, le poids de la vie de famille… Passons !

            Lola était forte. Avait-elle le choix de ne pas l’être ? Entre abattement et espoir, entre déchirement et confiance en l’avenir, entre larmes et rires, elle se battait. Elle remonterait la pente, même si elle était tombée de haut, même si l’ascension lui semblait vertigineuse. C’était tout un rythme à retrouver, toute une vie à reconstruire, tout un univers à repenser. La roue tournerait. La roue tourne toujours. Il suffisait d’attendre et de croire que tout pouvait changer même si parfois les roues donnent le tournis.

            Et puis un jour, il y avait eu les autres, ceux qui pourraient peut-être l’aider à rassembler ses morceaux, ceux qui pouvaient combler ce vide qui la faisait trop souffrir. Ceux qui aussi parfois ne sont pas nécessairement ce qu’ils paraissent. Le diable est protéiforme !

La suite de cette histoire ne tardera pas ! Pensez à vous abonner pour ne pas la manquer.

Vous pouvez vous procurez mes livres (cliquez dans ACCUEIL), tout y est. Que vous résidiez en France ou à l’étranger, tous mes titres sont disponibles. 

Bonne lecture !

Audrey DEGAL.