Des histoires pour vous

SITE OFFICIEL D’AUDREY DEGAL


Poster un commentaire

DATES DE SALONS DU LIVRE

Si vous avez envie de sortir ce week-end ou à d’autres moments du mois de mars, pensez à faire un tour dans les différents salons du livre qui fleurissent actuellement. C’est l’occasion dé dénicher de nouvelles lectures, originales, de vous évader et d’obtenir des livres dédicacés.

En ce qui me concerne, vous pourrez faire dédicacer les livres que vous avez déjà achetés ou vous procurer des exemplaires de mes 3 livres, disponibles sur place :

  • LE LIEN, thriller atypique
  • DESTINATIONS ETRANGES, recueil de 12 nouvelles à suspense
  • LA MURAILLE DES ÂMES, thriller policier qui vous entraînera en Chine et où vous tremblerez aux côtés de l’héroïne

Voici où me retrouver :

  • samedi 3 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, , au Salon de Villefranche sur Saône 69400, l’Atelier 109 rue des Jardiniers, entrée gratuite
  • dimanche 4 mars 2018, de 10h à 18h sans interruption, au Salon de Brindas 69126, grande salle des fêtes de Brindas, entrée gratuite
  • dimanche 18 mars 2018, de 10h à 18h, au Salon du livre de Beauchastel 07800, Salle de l’Ile Blaud (en face de la piscine municipale), entrée gratuite. Beauchastel est de surcroît un magnifique village médiéval qui vaut le détour.

Il y aura bien sûr d’autres dates que je vous communiquerai ultérieurement. 

Je serai ravie de parler avec vous de mes livres, de la façon dont je les ai écrits, de la provenance de mes idées, de mon prochain livre dont la parution est quelque peu retardée mais qui arrive bientôt, de votre ressenti au sein de mes intrigues…

Bientôt sur ci site, je vous livrerai une critique des derniers livres que j’ai lus, en attendant de vous offrir une prochaine histoire. 

Merci de faire vivre ce site, merci de votre fidélité et de votre confiance. 

Amitiés, 

AUDREY DEGAL 

 

Publicités


Poster un commentaire

DESTINATIONS ETRANGES

Cet article a vocation de vous signaler la sortie de mon nouveau livre :

DESTINATIONS ETRANGES

aux édition BOD

En voici la couverture 

wpid-20150913_181528-1.jpg

Comme toujours, le mystère est au rendez-vous ! Laissez-vous surprendre !

Voici un lien pour commander le livre. Cliquez ci-dessous

http://www.decitre.fr/livres/destinations-etranges-9782322034383.html

Vous pouvez aussi le commander dans toutes les librairies (il existe en livre papier ou en ebook).

Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Vous avez pu en lire certaines sur ce site mais beaucoup de lecteurs ont exprimé le souhait d’avoir ces récits sous la forme d’un livre. C’est chose faite ! Vous pourrez aussi découvrir des histoires inédites qui n’apparaîtront jamais sur ce site. Parmi celles-ci : « Le Terminal », « L’Orée des mondes », « Le Maître des rivages », nouvelles assez longues (40 pages pour la dernière par exemple). 

Voici la quatrième de couverture et un extrait :

Quatrième de couverture :

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller loin pour voyager ! Les frissons sont parfois à votre porte. Partir au bout du monde, ou choisir de ne pas vous éloigner, il y a des destinations qui échappent à tout contrôle. Vous ne maîtrisez ni le départ, ni l’arrivée. Tout devient alors étrange, quand ce n’est pas le voyage lui-même. Les histoires de ce recueil vous emportent là où vous ne pensiez pas aller : une montagne, un lac, une maison… Est-ce bien ce que vous croyez ? Destinations étranges, un livre à ne pas en croire vos yeux !

Dans ce nouveau livre, Audrey Degal dynamisme l’écriture et emporte le lecteur de pages en pages vers des destinations plus étranges les unes que les autres. Chaque histoire est à savourer, chaque récit est plus surprenant que le dernier…

wpid-20150913_181612-1-1.jpg

Extrait : 

Qui suis-je ?

Quel jour est-ce ?

Où vais-je ?

L’ailleurs n’apporte pas toujours la réponse.

L’OREE DES MONDES

 

CHAPITRE 1, Un monde sans faim

J’aurais tant aimé dormir plus longtemps, murmura Thibault en se réveillant comme chaque matin, travée 3797, allée 148, couloir 11, chambre 12, lit 3A.

La musique douce et mélodieuse venait de retentir, une fois de plus, tirant chacun d’un sommeil profond. Quelques instants plus tard, une voix féminine bienveillante déversa un flot de paroles, comme d’habitude. Elle remerciait les membres de la communauté pour leur contribution, les invitait à s’habiller rapidement et à aller se restaurer dès qu’on les inviterait à le faire. Les portes des chambres allaient bientôt s’ouvrir. Il faudrait sortir. Nul ne pouvait rester. C’était ainsi.

– Allez, lève-toi. Qu’est-ce que tu as à fixer le plafond comme cela ? On dirait que tu viens de faire une découverte. Rien n’a changé depuis hier et ce sera la même chose demain et tous les jours de notre vie…

– Tais-toi donc ! Tu n’en as pas assez de recommencer encore et encore la même journée, le même travail… Tu ne te poses jamais de questions ?

– Et lesquelles devrais-je me poser ? Je suis heureux. Tout va bien, cela me suffit.

– Je ne sais pas moi, mais tu ne t’es jamais demandé ce que nous faisions ici, pourquoi nos journées se répétaient inlassablement, qui nous nourrit, qui nettoie nos chambres et l’étage, qui…

– …Je ne sais pas. En revanche ce que je sais, c’est que nous allons être en retard si tu continues, rétorqua Luc tout en sortant son linge d’une armoire.

– Et cette voix. Qui se cache derrière elle, d’où vient-elle ? Tous les matins elle nous balance le même message, elle nous rassure, nous réconforte et nous dit gentiment d’obéir sans traîner. Je ne le supporte plus. Tous ces matins identiques, toutes ces journées semblables, toutes ces têtes baissées qui obéissent sans savoir… je n’en peux plus !

______________

Je travaille actuellement sur un troisième livre tiré de « Un Repas au coin du feu » dont vous avez pu lire une histoire abrégée sur ce site. Ce roman portera un autre nom et bien plus de rebondissements que dans l’histoire que vous avez pu découvrir. 

J’ai déjà bien avancé mon quatrième roman dont je tais encore le titre pour l’instant. Les personnages principaux sont une homme et une femme. Le décor : le Verdon. Leur rencontre va faire basculer leurs vies et tout leur échappe ensuite… 

Je dispose de 5 autres idées de romans tous très différents. Offrez-moi du temps pour que je puisse les écrire au plus vite !

Quant aux histoires que je mets à votre disposition sur ce site ou que je garde au chaud pour un prochain recueil de nouvelles,  elles sont au nombre de 63 à ce jour. Vous voyez, je ne suis pas en manque d’idées. Et vous en découvrirez de nouvelles progressivement. 

Bonne lecture à toutes et à tous, partageons ensemble ces moments privilégiés au cours desquels votre lecture rencontre mon écriture pour une fusion extraordinaire, pour une complicité magique ! 

Votre auteure,

Audrey Degal.


7 Commentaires

Le Royaume sans escale

LE ROYAUME SANS ESCALE

wpid-screenshot_2015-06-23-10-35-24-1.jpg

            Le commandant Jim connaissait le bateau comme sa poche. Il avait traversé tant de fois les océans à bord du Royal-Louis.

Il avait été engagé comme petit mousse à l’âge de huit ans sur un premier navire. On lui avait fait faire la cuisine et nettoyer les ponts. Il en avait passé des heures à frotter le bois, à quatre pattes, avec sa brosse et son seau. Il avait fait toutes les corvées, sans rechigner. Mais il était curieux et ambitieux. Il observait, il surprenait, il apprenait !

            Rapidement, on s’était rendu compte qu’il y avait chez ce jeune un certain potentiel à exploiter. Beaucoup se servaient de lui, d’autres plus généreux, comprirent qu’il serait un jour un grand marin.

            Le Royal-Louis, vaisseau de premier rang d’une capacité de 2400 tonneaux avec ses trois ponts et un équipage de 800 hommes, allait bientôt prendre la mer pour un voyage de deux mois. Sa Majesté en avait décidé ainsi. Mais il voguerait bien plus longtemps, ce qu’ignorait Jim comme le roi. Chaque gueule de ses 80 canons de bronze était prête à défier le monde. Il était richement décoré et sa devise, « Je suis l’unique dessus l’onde, et mon Roy l’est dans le monde », disait combien il est redoutable et admiré. Rodolphe Gédéon l’avait construit, le capitaine Jim le commandait.

            Du quai, ce dernier contrôlait scrupuleusement tout ce qui montait à bord. Rien ne devait manquer. On embarquait 210 000 litres d’eau, 101 000 litres de vin, 1450 litres d’eau-de-vie et de vinaigre pour lutter contre l’eau qui ne manquerait pas de croupir, 54 tonnes de biscuits de mer qui formaient la base de l’alimentation des marins, 56 tonnes de farine, 18 tonnes de salaison, de fèves et de fayots, 3 tonnes de sel pour conserver les aliments, 5 tonnes de riz. Et puis il veillait sur l’état des animaux qui montaient docilement à bord : poules, canards, pigeons, moutons, oies, cochons, bœufs. Les caisses d’armement étaient aussi scrupuleusement inspectées de la poudre en passant par les boulets de canon, la mitraille ou les mousquetons.

            Le ventre du Royal-Louis était aussi plein qu’un ogre repu. Mais il ne sommeillait pas. Mille petites mains s’activaient pour vérifier une dernière fois les voiles, les boussoles, les compas, les sextans, le calfatage de la coque… Il était impensable de laisser quoi que ce fût au hasard. Le grand large ne pardonne rien aux oublieux !

            Le lendemain matin, tous embarqueraient : les lieutenants, les enseignes, l’aumônier,les maîtres canonniers, les maîtres calfat et les hommes de bord composés de gabiers, de matelots et de novices que le commandant Jim prendrait sous son aile bienveillante en songeant que lui aussi l’avait été.

            Ce n’était pas sa dernière traversée. Il y en aurait beaucoup d’autres. Mais ce serait une traversée singulière, une traversée que personne n’aurait osé imaginer, une traversée placée sous le sceau du roi certes comme sous celui de la peur embusquée là où personne ne l’imaginait.

*

 

            Le navire quitta le port de Saintonge et gagna rapidement le large. Les marins venaient de laisser leurs familles. Rares étaient ceux qui les reverraient. La mer était calme, trop peut-être ! Les côtes canadiennes ne seraient en vue que dans quelques mois.

            – J’ai entendu dire que la traversée de l’Atlantique Nord en direction du Canada était extrêmement difficile ! dit un lieutenant au commandant Jim alors que le rivage s’éloignait.

            – C’est vrai mais toute traversée réserve son lot de difficultés qu’il faut affronter. Nous n’avons pas le choix. Les Hollandais, fins navigateurs, disaient : « mieux vaut être sur la lande avec un vieux chariot que sur mer dans un navire neuf ». Quand tu comprends ce que cette phrase signifie, tu te demandes d’abord ce que tu fais sur ce navire. Ensuite, tu te dis que, de toute façon tu n’as pas choisi alors tu apprends à prier car c’est la seule chose qui te reste !

            – Prier, oui, j’ai souvent prié en mer, confirma le lieutenant, le regard perdu dans les vagues.

            – Ne vous inquiétez pas Sillace, Dieu veille sur nos âmes.

            – Je ne suis pas inquiet enfin pas quand je suis sur un de vos navires, commandant. On dit que vous êtes le meilleur et que vous connaissez tous les dangers.

            Jim s’amusa de cette remarque.

            – Qui peut s’enorgueillir de connaître tous les dangers ? Personne mon brave ! Cependant, j’ai tellement voyagé, j’ai affronté tant de tempêtes que je crois être plus chez moi en mer que sur la terre ferme. Et puis j’ai survécu à deux naufrages alors que les navires étaient commandés par des fous qui se croyaient plus forts que la nature. Je crois que c’est là qu’est le secret : il faut faire avec la mer et non lutter contre elle sinon, elle gagne toujours.

            Il passa une main dans sa barbe grisonnante qui lui donnait un air de vieux loup des mers que ses hommes adoraient.

            – Combien de petits mousses exactement ont embarqué ?

            – 65 mon commandant !

            – Veillez à ce qu’ils soient bien traités. Je ne veux pas que les matelots ou les soldats de la garnison les malmènent. Faites-le savoir aux membres de l’état-major et que chacun sache qu’il y aura des sanctions si ces gamins sont importunés.

            – Ce sera fait mon commandant !

            – Appellez-moi Jim ! Quand on est sur le même rafiot et que l’on affronte les mêmes dangers, j’aime que mes hommes m’appellent par mon prénom. Laissez le « commandant » pour les prétentieux !

            – Bien mon comm… euh, Jim !

            – Voilà, c’est mieux !

            Le soleil déclinait sur une ligne d’horizon qui s’agitait en permanence. L’obscurité s’emparait progressivement de la coque du navire dévorant les ponts sur lesquels des soldats montaient la garde. Les rares lampes à huile qu’ils étaient chargés de surveiller se livraient à des jeux d’ombres et de lumières comme si les âmes des marins morts au large erraient d’un mât à l’autre. Le mal de mer s’était aussi invité à bord et les malades se disputaient le pont avec ceux qui étaient chargés de le nettoyer aussitôt. Des matelots en profitaient pour railler ceux dont les estomacs appelaient au secours, disant qu’ils étaient des marins d’eau douce. Les autres, en piètre état, n’osaient contester.

            Après le repas quatre lieutenants ainsi que des enseignes arpentèrent le navire jusqu’aux cales pour inspecter le bâtiment et tout vérifier. Rien ne les alerta. Dans les logements prévus pour hommes de bord, la promiscuité régnait. Il n’y avait pas un seul hamac vide. Certains marins dormaient, d’autres jouaient. Le plus souvent, on tuait le temps à bord. La mer resta d’huile une bonne partie de la nuit et au petit matin elle commença à s’agiter.

*

 

            Le commandant Jim avait bien dormi. Il monta sur le pont principal à cinq heures du matin. L’iode le revigorait toujours et il aimait s’en imprégner. Comme à chaque traversée, un des cinq lieutenants vint faire son premier rapport de la journée.

            – Lieutenant Brodet bonjour. Avez-vous passé une agréable nuit ? demanda Jim à celui qui venait de le saluer.

            – Oui mon commandant mais le lieutenant Sillace nous a dit que nous pouvions vous appeler Jim. Autorisation mon commandant ?

            – Faites Brodet ! Votre rapport, j’écoute !

            – Rien à signaler Jim. Nous maintenons toujours notre cap et attendons vos ordres. La nuit a été calme. Les hommes sont moins malades ce matin, le moral est bon.

            – C’est toujours ainsi au début des traversées. L’équipage s’habitue progressivement au roulis. Dans deux ou trois jours, tout ira encore mieux.

            – J’en suis ravi, répondit Brodet.

            – Ne criez pas victoire trop vite mon jeune ami. Si la mer est dangereuse, l’ennui l’est aussi, tout autant que l’eau des tonneaux qui commencera à croupir ou des maladies qui viendront se déclarer. Voilà ce que nous devrons affronter. Entre le scorbut, le typhus, la dysenterie, le froid et l’humidité nous aurons de quoi faire ! Notre répit n’est que d’une quinzaine de jours. Sachez en profiter !

            – Je n’ai pas votre expérience mais je retiens ce que vous venez de me dire et j’en ferai part aux membres de l’état-major. Cependant, Jim notre voyage est assez court et je crois que les esprits n’auront pas trop le temps de s’échauffer. Quant à l’eau et aux vivres, nos marins ont de l’expérience et savent ce qu’il en est !

            – Bien analysé lieutenant. Que le ciel vous entende ! fit le commandant en levant les bras vers les cieux.

            Comme un vent doux et favorable se leva, Jim ordonna de déployer largement les voiles. On courut sur les ponts pour procéder à ces manœuvres et quelques minutes plus tard, le Royal-Louis fendait l’eau. On aurait dit que rien ne pourrait l’arrêter. Il avalait les milles nautiques à une vitesse déconcertante. Seuls les nuages dans le ciel semblaient se mouvoir avec la même aisance.

            Dans sa cabine, Jim et Loutail, le commandant en second, avaient déployé une carte. Ils mesuraient la latitude, la longitude et traçaient des lignes et d’autres, parallèles, autant de routes à envisager selon les conditions météorologiques. Ils entouraient les points à éviter.

            – Munissez-vous du sextant Loutail. Nous allons monter sur le pont pour faire les relevés.

            – Bien !

            On frappa à la porte.

            – Commandant, Jim ?

            – Oui, que désirez-vous ?

            – Je dois vous voir commandant ? Nous avons un problème ! Puis-je entrer ?

            – Entrez, répondit Jim et continuant de regarder ses cartes.

            Il reposa sa plume à côté de l’encrier.

– C’est encore vous Sillace qui venez me rencontrer ! Mais où sont donc mes autres lieutenants de vaisseau ? Que vous arrive-t-il ? Brodet a fait son rapport ce matin et il ne m’a rien signalé !

– Effectivement Jim. Nous ne l’avons remarqué qu’après, quand les maîtres ont voulu rassembler les hommes.

– Eh bien, qu’est-il arrivé ?

– Ils étaient agités, ils parlaient, à ce que m’ont rapporté leurs maîtres.

            – Je ne vois pas ce qu’il y a de gênant à cela ?

            – Ils s’interrogeaient.

            – À quel sujet ? demanda Jim en reprenant sa plume et en la plongeant dans l’encre afin de modifier un tracé.

            – À propos d’hommes qui manquaient à l’appel. Ils ne se sont pas rassemblés sur l’ordre de leurs maîtres.

            – Sillace vous les connaissez ! Certains sont peut-être encore malades et en train de vomir quelque part, d’autres ne se sont pas levés, voilà tout. Secouez-les !

            – Nous avons pensé à tout cela mais c’est autre chose qui nous a interpellés !

            – Quoi donc ? Ce ne sont pas cinq ou six hommes qui tirent au flanc de bon matin qui doivent nous alarmer ! tenta de rassurer le commandant.

            – Il ne s’agit pas de cinq ou six hommes, Jim. Trente hommes d’équipage manquent à l’appel !

            Surpris, Jim laissa échapper sa plume qui, en tombant, souilla aussitôt le bois.

            – Trente dites-vous ? Mais où diable sont-ils cachés. Je n’apprécie pas que dès le premier jour des matelots dérogent aux règles du commandant. Faites-les chercher !

            – C’est déjà fait Jim. Nous avons fouillé tout le bâtiment et …

            – Et ?… attendit le commandant accroché aux paroles de son lieutenant.

            – Et nous ne les avons pas trouvés. Tout y est pourtant passé : des cuisines, aux latrines, jusqu’au fond de cale. Il n’y a aucune trace d’eux. Et nous ne savons plus où chercher.

            – Eh bien, prenez davantage d’hommes et recommencez. Les marins ne s’envolent pas ainsi ou alors ils sont tombés à l’eau mais cela ne se produit qu’en pleine tempête, ce qui n’était pas le cas cette nuit. Nous ne sommes tout de même pas dans un cas de suicide collectif ! J’ai déjà vu des marins mettre fin à leurs jours en sautant par-dessus bord mais c’était après des mois de navigation et alors que la nourriture comme l’eau commençaient à manquer. Cherchez-les. Ils doivent être quelque part !

            – À vos ordres, Jim !

            Sillace se retira. Il dirigea lui-même les recherches, accompagné de marins et de soldats qui remuèrent chaque tonneau, chaque baril, chaque caisse… Ils n’oublièrent aucun recoin mais ils fouillèrent le bateau en vain.

            Trente matelots s’étaient évaporés. Trente ! C’était un nombre inconcevable. Cependant, Sillace ne se présenta pas les mains vides auprès de Jim. S’il n’avait pas trouvé les marins, il lui ramenait autre chose, autre chose qui allait faire jaser et susciter la méfiance de tous les membres d’équipage ! La traversée ne faisait que commencer !

LA SUITE SI VOUS ÊTES SAGES ! 

AVEZ-VOUS PENSE A VOUS ABONNER ? VOUS SAUREZ QUAND LA SUITE SERA PUBLIEE ! PARTAGEZ AUSSI SUR FACEBOOK, TWITTER, GOOGLE +…

 

 

 


6 Commentaires

« Central Park » Guillaume Musso

wpid-screenshot_2015-06-15-15-38-58-1.jpg

Alors que son dernier roman vient de sortir, j’ose vous parler de l’avant dernier. Oui, parce que c’est celui que je viens de finir. Et oui c’est encore Musso ! 

Voyez-vous ses intrigues sont prenantes et je me suis dit « j’en lis encore un ». Et puis, je l’envie, ce monsieur. Non parce qu’il sait écrire, ce qui est un fait, mais parce qu’il est connu et reconnu… Patience Audrey me dis-je, patience !…

Donc Central Park est un roman de 383 pages (mais comparé à mon roman Le Lien) le nombre de pages est identique (c’est une question de police de caractères et de mise en page). Force est de constater que l’on ne s’ennuie pas.

Dès le début de l’intrigue on se demande : « Mais comment sont-ils arrivés là ? ». La quatrième de couverture nous l’annonce pourtant mais il est vrai que deux individus, reliés l’un à l’autre, qui ne savent pas ce qu’ils font enchaînés en ce lieu, qui ont de surcroît des traces de sang sur leurs vêtements et des chiffres gravés à même la peau sur l’avant bras, c’est surprenant ! Et l’on se pique au jeu de piste que mène l’héroïne, officier de police.

Les analepses rhétoriques (retours en arrière) sont les bienvenues pour expliquer le passé de celle que nous prenons en affection, Alice. Les pointes de mystère sont aussi présentes avec le second personnage, Gabriel, flou, énigmatique, menteur, dont on ne sait si c’est pour la bonne cause ou pour mieux faire tomber Alice dans un piège qui semble l’attendre à chaque chapitre. 

Pour couronner le tout, un tueur en série vient jeter le trouble sur nos certitudes et l’on en vient à soupçonner un peu tout le monde : le père d’Alice, son coéquipier de toujours Seymour… Bravo Musso, c’est bien pensé !

L’intrigue emporte donc le lecteur sans aucune difficulté. Au fil des pages vous n’aurez de cesse que de finir le roman pour connaître la vérité, fort bien ficelée par Guillaume Musso, je dois dire. L’enquête est minutieuse, haletante, progressive. 

La seule – petite – ombre au tableau réside dans les pages qui précèdent le dénouement qui, s’il est d’une logique implacable, teintée de surcroît d’émotion, m’a quelque peu déçue. En effet, c’est à mon sens, un voile triste, presque sordide que Musso jette sur son histoire, à la manière de son premier roman Et Après. Le lecteur espère, espère encore et toujours mais… l’inespéré ne se produit pas.  Mais cela ne tient qu’à moi. J’aurais préféré une fin plus positive, moins dramatique… Je pense d’ailleurs que Musso l’a ressenti ainsi puisqu’il a ajouté un dernier chapitre, lequel atténue le sentiment négatif que j’éprouvais. 

En conséquence, je vous recommande la lecture de ce roman Central Park. Vous ne regretterez pas de vous y plonger et vous passerez d’agréables moments. 

N’oubliez pas que lire des livres délivre ! Alors lisez Musso ou mes histoires ou mon roman et le recueil de nouvelles que je m’apprête, sous peu, à publier ! 

Bonne lecture !