Des histoires pour vous

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La Nuit des temps, Barjavel

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Il y a bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes lectures. Pourtant je lis beaucoup, jamais trop mais comme j’écris parallèlement mes romans, j’ai moins de temps pour vous faire part de mes remarques.

D’accord, certains ont probablement lu ce livre au lycée… Qu’importe, moi je l’ai relu cet été et je l’ai apprécié. j’ai donc envie de vous le faire partager.

L’auteur, Barjavel, grand maître de la science fiction a su écrire, avec La Nuit des temps, un roman captivant. J’avais déjà lu de lui (il y a longtemps) Le Grand secret, dont il  ne me reste que de vagues souvenirs, un seul à vrai dire, le thème : la quête de l’immortalité (à relire donc car il m’avait passionnée).

La Nuit des temps me semble relever un autre défi, celui de l’utopie car il porte un regard critique sur notre monde à travers la découverte d’une ancienne civilisation.

L’histoire : Le 1er chapitre pose astucieusement une énigme : qui est donc celle dont il est question, connue, aimée, perdue ? On a nécessairement envie de poursuivre la lecture pour le savoir. Dans L’Antarctique, on vient de découvrir une sphère et à l’intérieur deux êtres « congelés ». Les réanimer pose problème : il ne faut pas qu’ils meurent ! On réveille la femme en premier. Elle se nomme Eléa. D’où vient-elle ? De la Terre mais elle y a vécu il y a 900 000 ans ! Elle peut alors évoquer sa civilisation, son mode de vie… Mais que s’est-il passé pour que cette civilisation ait disparu. Pourquoi  avoir choisi de faire hiberner deux spécimens ? Et qui est donc l’homme qui l’accompagne encore endormi ?  Eléa était amoureuse de Païkan. Tous deux s’adoraient. La guerre est venue bouleverser leur destinée. Il faut réveiller l’homme, Coban. Eléa dit que c’est le plus grand scientifique du peuple au sein duquel elle vivait. Il a créé l’équation de Zoran que tous les Terriens contemporains veulent décrypter et dont ils veulent s’emparer. En effet, elle est source d’énergie et permet de produire tout ce dont l’homme a besoin.  La cupidité, le vol, les mensonges jaillissent alors chez ceux qui convoitent les connaissances que pourraient apporter ces deux êtres. Il faut donc réveiller Coban afin qu’il puisse révéler ce qu’il sait. Cela ne s’avérera pas aussi simple qu’il y paraît et bien des rebondissements de l’intrigue surgissent pour entraîner le lecteur jusqu’au dénouement… surprenant !

Mon avis : oui, j’ai aimé ce livre mystérieux. On se laisse emporter pas les personnages dans leur quête. Certains passages sont néanmoins longuets mais ils se situent davantage vers la fin. De longues descriptions pourraient, à mon sens, êtres supprimées et la « course » effrénée des protagonistes serait ainsi plus intéressante d’autant que j’ai pu repérer quelques incohérences avec des personnages qui descendent alors que l’auteur fait référence à ce qu’ils voient à la surface !!! Personne n’est parfait, pas même Barjavel, ce qui rassure aussi la romancière que je suis.

Alors si vous voulez lire, n’hésitez pas, plongez-vous dans La Nuit des temps, et puis vous pouvez aussi lire mes livres Le Lien, ou Destinations étranges, suspense garanti en cliquant ci-dessous. 

http://www.decitre.fr/livres/destinations-etranges-9782322034383.html

http://www.decitre.fr/livres/le-lien-9782322012701.html?v=2

Je termine actuellement mon 3ème livre qui sortira avant NOËL 2016 : « LA MURAILLE AUX DEUX VISAGES ». 

Merci de votre fidélité et à bientôt pour lire sur ce site une toute nouvelle histoire !

Audrey Degal.

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HUNGER GAMES, la révolte

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Hunger Games, la révolte, est la dernière partie d’une histoire dont le personnage principal est une jeune femme, Katniss Everdeen. Le film est sorti en 4 épisodes au cinéma, tiré du roman de Suzanne Collins.

Je vous avoue très sincèrement ne pas avoir lu ces romans (actuellement mes lectures sont plutôt orientées vers mes élèves, avec La Princesse de Clèves, Dom Juan… Et puis une séance de cinéma, bien lové dans un fauteuil, quand on est bien fatigué en fin de semaine, j’avoue que je ne dis pas non.

Cependant, je me devais de vous faire part du navet que j’ai vu afin de vous faire économiser de l’argent. En effet si les 3 premiers épisodes brillent d’originalité et d’intérêt (il s’agit d’un monde dans lequel des privilégiés asservissent des districts, réduisant les hommes à l’esclavage. Ceux-ci sont contraints de participer, chaque année, à des jeux cruels de mise à mort et au fil des épisodes, le jeu est faussé pour faire perdre celle qui s’impose comme une figure de l’opposition, Katniss Everdeen) force est de constater que le film ne répond aucunement à ce qui est annoncé en haut de l’affiche, à savoir « Rien ne vous a préparé à ce dénouement ». En fait, rien ne vous a préparé à autant de bêtise ! Assurément le metteur en scène ou le réalisateur nous a pris pour des pigeons ou des vaches à lait (j’aime bien les animaux) et c’est réussi ! Pourquoi ? me demanderez-vous. Eh bien voici ci-dessous les raisons qui me poussent à dire que ce film est mauvais :

  • les deux derniers épisodes auraient pu être contractés en un seul ! C’est incontestable ! Seulement voilà : on ajoute des longueurs et des longueurs… et on sort deux épisodes qui traînent. Ainsi, on engrange deux fois des entrées de cinéma. Hélas le procédé est de plus en plus répandu et se focalise en général sur les derniers épisodes d’une saga. Espérons que le film AVATAR échappera à cette pitoyable règle.
  • dans l’épisode précédent, la commandante de la révolte, Paylor, invitait Katniss (le geai moqueur) à prendre la parole et la tête des révoltés dont elle est la figure emblématique. Outre le fait que le scénario insistait déjà lourdement sur cette prise de parole voilà que le dernier épisode reprend la même chose et pire, insiste encore et encore là-dessus (on ne sait jamais, peut-être que nous, spectateurs idiots, n’avions pas compris la première fois alors on remet des couches…).
  • parlons des incohérences : l’héroïne est blessée mais finalement sauve. Sauf que cela, nous l’avons déjà vu à plusieurs reprises. Elle doit affronter en compagnie de ses amis des mutants. Décidément c’est la mode mais cela fait partie tout de même des idées pauvres car quand on ne sait plus trop que mettre, ces zombies sont bien pratiques pour faire naître l’angoisse… hélas les images sont très, très très sombres et on ne voit finalement rien. Même pas peur donc ! Etait-il besoin de voir quelque chose ? Les êtres décharnés c’est d’un commun !!! Et puis curieusement le caméraman devait souffrir d’un début de maladie de parkinson puisque tout bouge sans raison. Encore une fois, la réalisation a pêché par facilité.
  • Les effets spéciaux : étant donné le prix des entrées de cinéma, on veut en avoir pour son argent. Eh bien là à part un ou deux effets, le reste est d’une platitude redoutable. Surtout ne vous endormez pas dans votre fauteuil si je n’ai pas réussi à vous dissuader d’aller voir ce… ce … film,… navet !
  • et puis il faut bien parler des idées ridicules ! La fière équipée qui part lutter contre les méchants est équipée d’un  super appareil annonçant les dangers, qui sert peu ou à rien et qui disparaît vite de l’histoire. Pourquoi ???? Katniss croise pendant de longs instants, le regard d’une enfant, avant l’assaut du capitole. On se dit que cela a de l’importance. A votre avis ? Eh bien non ! C’est juste une longueur de plus qui ne sert à rien. Pourtant il est question d’enfants plus tard et l’on se dit qu’il y a une relation avec ce que l’héroïne vient de vivre, qu’elle va utiliser l’enfant dont les parents viennent d’être tués… Non, non, et non ! Pourquoi ???  Plus tard, nous retrouvons le méchant : ridicule, stupide, idiot, de retrouver ce grand méchant Snow dans une roseraie même s’il adorait ces fleurs blanches. Il incarne le personnage noir, redoutable… et on le laisse errer dans un eden. Katnisse se retrouve quant à elle dans un beau bureau, juste après la révolte. J’ai alors pensé qu’elle rêvait et que l’assaut n’avait pas encore été donné. Je me trompais. Elle ne rêvait pas ! Que faisait-elle là, à ne rien faire justement ???? Et puis son copain vient lui parler, tenant des propos qui ne correspondent en rien l’amour qu’il lui voue. Pourquoi ??? Et j’allais oublier la petite soeur de Katniss qui se retrouve aux premiers rangs de l’assaut et même si elle est infirmière, on se demande pourquoi elle se trouve aux premières loges. Pour mourir, tout simplement, histoire de mettre un peu de pitié dans un scénario qui ne tient vraiment pas debout.
  • la fin : Katniss décoche une flèche à la commandante et non à Snow. Eh bien nous nous y attendions. Quelle originalité de les mettre exactement dans la même trajectoire de flèche ! Oui, nous avions compris que la commandante n’était qu’une pâle copie de tyran et ne cherchait qu’à assouvir ses pulsions dominatrices. Où est l’originalité ??? Cependant Katnisse devait affronter son ennemi, Snow qu’elle rêvait de tuer, au sein d’un dernier Hunger Game. Or, ce dernier jeu pourtant clairement annoncé, je le cherche encore car il n’a pas lieu, remplacé par cette exécution publique bâclée. Alors Katniss est exilée dans son district ravagé, seule. Mais franchement que fait-elle là ??? Il n’y a strictement rien autour d’elle. Alors on dépêche d’urgence son partenaire des hunger games, Peeta et voici qu’arrive la happy-end  puisque le couple conçoit deux enfants qui trottinent dans une image printanière convenue.

Je sais que l’énumération ci-dessus est quelque peu confuse mais que voulez-vous, le film l’est. Ou plutôt il n’est ni surprenant, ni intéressant, ni captivant, ni … Economisez votre argent et reportez votre choix sur un bon livre ou un autre film !

Bref, Hunger Games, la révolte, partie 2 est bien un film qui suscite la révolte mais celle des spectateurs de cinéma desquels on s’est bien moqué en produisant ce dernier épisode franchement ridicule ! Passez votre chemin !

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J’en profite pour souhaiter un JOYEUX NOËL à mes 399 abonnés (je n’aurai pas mon cadeau de Noël avec les 400 abonnés mais bon, je dois me résigner !). Faites-vous plaisir, profitez de la vie et revenez souvent sur mon site qui est le vôtre. « Le Royaume sans escale » va se poursuivre (guettez la publication du prochain épisode qui ne saurait tarder) et un nouvelle histoire courte va débuter. 

 


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Millénium, Stieg Larsson

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MILLENIUM, de Stieg Larsson

Je me devais de vous parler d’un des piliers de ma bibliothèque, Millénium 1 Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson.

En fait le titre ne m’attirait pas vraiment et je pensais au passage de l’an 1999 à 2000 à l’occasion duquel on nous avait rebattu les oreilles avec ce terme « millénium ». 

Ensuite, quelqu’un qui était en train de le lire m’a résumé l’intrigue et je me suis dit « pourquoi pas ». 

J’avoue que les 170 premières pages (et ce n’est pas rien !) d’un livre qui en comporte tout de même 711, j’ai eu envie de fermer le roman. L’avalanche de détails ne m’intéressait guère et l’intrigue par elle-même traînait trop à mon goût. Bien m’a pris de poursuivre ma lecture car quand les péripéties se sont enfin déclenchées et que le mystère est apparu, je n’ai plus lâché le livre, voulant savoir ce qu’il advenait. Ensuite, tel un ogre, je l’ai dévoré, courant rapidement chez le libraire du coin pour acheter les suites déjà parues, soient les tomes 2 et 3 qui ont d’autres titres  : Millénium 2, La Fille qui rêvait d’un bison d’essence et d’une allumette et Millénium 3, La Reine dans le palais des courant d’air.

Je ne vous cache pas que l’oeuvre existe en film, lequel s’il m’a tout de même intéressée, souffre de suppressions malvenues (par exemple le lien entre Mickael et Erika…) et de portraits des personnages principaux trop édulcorés. Bref, le film est bien plat par rapport au roman qui comporte davantage de rebondissements, d’analyse, de questions.

Brièvement : dans le tome 1, le héros, le journaliste Mickael Blomkvist est en voie de perdre un procès contre un redoutable homme d’affaires. Il reçoit une proposition d’enquête de la part d’un homme puissant (VANGER), proposition qu’il accepte avec la promesse de révélations qui l’aideront dans son procès. Parallèlement on découvre une jeune fille étrange, Lisbeth Salander dont on comprend qu’elle est d’une redoutable intelligence même si c’est une marginale. C’est grâce à elle qu’il élucidera l’affaire Vanger. Il fera perdre la face à ses accusateurs lors de son procès… Sur fond d’enquête minutieuse, d’énigmes, de dangers, l’histoire évolue vers un dénouement redoutable.

Dans le tome 2, devenue riche grâce à son seul QI,  Lisbeth a disparu. L’auteur nous surprend tout d’abord en nous plongeant dans l’univers sordide de l’enfance de Lisbeth, internée malgré elle et soumise à la folie du médecin psychiatre qui la soigne (enfin soigner est un grand mot). Elle est sous tutelle depuis sa sortie d’internat et doit rendre des comptes à un homme peu scrupuleux. Pourquoi ce titre me direz-vous ? Parce que Lisabeth a la personnalité bien trempée a voulu immoler son père par le feu car celui-ci faisait souffrir sa mère. Lisbeth n’hésite pas à passer à l’acte. Contrainte de se défendre contre tous depuis l’enfance, elle est redoutable sans être Tomb Raider non plus ! Le lecteur est emporté dans un meurtre que la police impute à Lisbeth pourtant innocente et on découvre un trafic de filles venues de l’Est. Le journaliste voulait faire surgir tout ceci à la une. Bien entendu il en sera empêché. Le rythme de ce second volume est effréné (bravo Stieg Larsson !). On ne se lasse pas une seule seconde. 653 pages… oui, vous avez bien lu mais 1) c’est écrit gros et 2) on ne les sent pas passer. Attendez-vous à ce que votre conjoint ou conjointe vous demande d’éteindre la lumière parce qu’il veut dormir tandis que vous voulez avancer dans l’histoire. Lisbeth menacée par un père défiguré et abject, par un frère ignoble insensible à la douleur voit sa vie basculer. On lui tire dessus et on l’enterre… oui, oui, on l’enterre !

Dans le tome 3, rassurez-vous elle n’est pas morte (7 vies comme les chats !) mais elle est coincée dans une hôpital comme son père qu’elle a encore voulu tuer, grièvement blessée et surtout avec en ligne de mire un redoutable procès qui l’attend.  Ses amis, dont le journaliste Mickael vont l’aider bien qu’elle soit une solitaire. Des secrets d’Etat jaillissent, des personnalités sont incriminées, la lutte sera rude pour balayer et faire disparaître les être malfaisants que Stieg Larsson a savamment imaginés.

Quant à Millénium 4 écrit par un autre auteur… je ne m’y suis pas encore aventurée.

Comme d’habitude, je ne vous révèle pas la fin, ce serait comme un bouquet offert fâné, mais je vous recommande cette lecture envoûtante et excellemment menée par son auteur disparu brutalement avant même de voir ce chef-d’oeuvre édité !

Excellente lecture !

On pense à s’abonner et bientôt :

  • la suite du « Royaume sans escale »,
  • la fin de l’histoire de « Raoul de Cambrai » (littérature médiévale) (je l’avais un peu abandonnée… pardonnez-moi !),
  • une nouvelle histoire courte va débuter et…
  • je mettrai en ligne le concours dont je vous ai parlé avec à la clé un de mes livres à gagner.
  • « Elle est pas belle la vie ! »