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PAROLES DE PIERRE, 6ème partie

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PAROLES DE PIERRE, 6ème partie.

Résumé de l’épisode précédent :  Le chantier de la construction de la piscine de Brignais est interrompu pour cause de phénomènes étranges. Deux experts, Mélanie et Damien sont sur place mais le sol se dérobe et la jeune femme tombe dans une caverne. Là elle se croit à Lascaux quand elle découvre des peintures rupestres. Mais quand elle aperçoit Damien auprès d’elle elle comprend qu’elle a reçu un choc et, hélas pour les deux chercheurs la grotte n’est pas un site exceptionnel. Ils s’apprêtent à remonter quand, comme les ouvriers qui travaillaient sur le chantier, ils entendent des voix et une date. Ils se promettent de revenir le lendemain avec un équipement qui leur permettra d’approfondir leur étude de cette grotte mystérieuse. Mélanie repart avec un échantillon de roche que Damien a enfoui dans son sac.

Rappel : plus qu’une 7ème partie à publier et vous lirez la fin de cette histoire à suspens mais seuls les abonnés au site y auront accès. Il est encore temps de vous inscrire, c’est gratuit ! 

*****

 

          Mélanie n’eut pas besoin de faire des appels de phares afin de manifester sa présence et encore moins de descendre de son véhicule pour sonner à la porte de son collègue. La rue était déserte mais Damien l’attendait déjà, entouré de plusieurs sacs. De loin, on aurait pu croire qu’il s’apprêtait à partir en vacances. Il chargea le tout à l’arrière du pick-up bâché et, rapidement, ils regagnèrent le gouffre béant et sombre.

            Ils fixèrent solidement deux échelles puis, en coordonnant leurs efforts, ils descendirent le matériel qu’ils avaient préparé : appareils photos sur pieds, caméras, capteurs audios…

            — Cette fois je crois qu’on a paré à toute éventualité. Rien ne nous échappera qu’il s’agisse de détails visuels ou auditifs. J’ai tout programmé afin d’obtenir une analyse sur 360 degrés et j’ai placé trois dispositifs dans la grotte : à l’entrée, vingt-cinq mètres plus loin et après le virage qui occulte la vue d’ici.

            Mélanie était pensive.

            — Qu’est-ce que tu as ?

            — Tu vois à bien y réfléchir, je trouve quand même bizarre que personne n’ait jamais trouvé cette caverne avant nous ! Elle est proche de la surface du sol et quand on regarde le plafond, il ne semble pas très épais.

            — C’est vrai ! remarqua Damien le nez en l’air.

            — On a eu de la chance que les engins de terrassement n’aient pas provoqué un éboulement. Ça aurait occulté la grotte et peut-être que personne ne l’aurait jamais trouvée.

            — Tu n’as pas tort et je crois qu’au moment voulu, il faudra mesurer la résistance de la voûte pour éviter une catastrophe ! Pour l’instant on a du boulot.

            Les lieux dans lesquels ils travaillaient étaient souvent austères et ils avaient l’habitude de monter un abri sommaire. Il leur permettait de se livrer aux premières observations dans un confort relatif. Ils disposaient aussi de quelques commodités. Dans cet endroit inhospitalier, une tasse de café chaud n’était pas un luxe.

            — J’ai percé la roche à plusieurs endroits pour placer des microsondes ioniques qui me permettront d’avoir la composition chimique exacte de la roche. Ainsi, j’obtiendrai des images fiables de répartition des éléments même mineurs et s’il y a quelque chose d’inhabituel, je le verrai forcément. La diffraction des rayons X, c’est fait ! J’ai aussi couplé l’EDS au MEB[1]. Une vision cartographique nous sera précieuse. Il n’y a plus qu’à attendre les résultats des relevés de ces appareils.

            Ils consacrèrent leur seconde journée au fond du gouffre à étudier les données de leurs machines ultra-modernes. Le plus souvent, ils opéraient en silence, attentifs cependant aux moindres bruits. Ils étaient aux aguets, espéraient entendre encore un mot, une parole mais seules leurs propres voix leur revenaient en écho.

            Le lendemain et les jours suivants, ils complétèrent leur dispositif en installant une tamiseuse à vibration 3D, un spectrocolorimètre et un susceptibilimètre[2]. Sous terre, ils disposaient désormais d’un véritable laboratoire. Ils voulaient absolument percer le mystère des lieux.

            Les responsables de la communauté de communes de la vallée du Garon les sollicitaient tous les jours quant à l’avancée de leurs travaux. Le chantier devait reprendre et, plus le temps passait, plus on les pressait d’aboutir à une conclusion, la seule que tous espéraient : qu’il n’y avait rien de particulier sur le site. L’enjeu financier était colossal. Le budget de 15 millions d’euros ne pouvait pas être dépassé et l’ouverture de la piscine devait se faire dans les temps. Il fallait reprendre les travaux au plus vite.

            Les deux experts étaient embarrassés. Les prélèvements en surface n’indiquaient rien d’intéressant. Par contre, ceux provenant de la grotte, comportaient d’étranges sillons. Si l’analyse des échantillons de graminées et des traces  sur les roches révélait une datation oscillant entre 7000 ans avant notre ère et plus de 50000 ans, l’origine et la signification des marques leur échappaient. Les spécimens étaient parfois colorés, les sillons plus ou moins profonds…

            — Il doit bien y avoir un lien entre la datation et la voix que nous avons entendue, comme les ouvriers d’ailleurs. Elle disait clairement « 7086 » ! Par contre cette hypothèse est réductrice même si elle nous arrange ! Quel rapport y aurait-il entre 7086 et les échantillons qui sont bien antérieurs. On parle de 50000 ans quand même !

          — Restons calmes et objectifs ! Nous avons passé quinze jours dans ce gouffre et qu’avons-nous ? Rien à part des enregistrements et quelques pierres ! Attention aussi aux erreurs d’interprétation. 7000 ans avant nous oui mais peut-être bien plus, 10000, 20000, 50000… nous n’en savons rien. En plus, comment serait-il possible que les hommes de cette époque aient parlé notre langue ? Ça n’a pas de sens ! Il faut faire et refaire les analyses car nous ne pouvons pas nous tromper. Méfions-nous de toute déduction hâtive sinon nous serons la risée du monde scientifique.

            — Je sais, je sais ! répéta Mélanie désemparée, mais pense aussi à la pression des élus qui veulent inaugurer une piscine et pas un site archéologique.

            — Effectivement et je vois déjà ce qui va arriver si on aboutit à rien de concret !

            — Moi aussi, j’y pense chaque nuit : ils vont nous couper les budgets, fermer le site puis reprendre la construction de la piscine.

            — Et si nous sommes passés à côté de quelque chose d’exceptionnel, il sera trop tard !

            — Allez, faisons une pause, proposa la scientifique. On a de sales mines ! On dirait deux taupes ! On n’a pas vu le soleil depuis… je ne sais plus combien de temps. Un café ?

            — Bien serré alors et je m’en occupe !

            Damien se leva et se rendit dans leur cuisine de fortune, derrière les murs de toile qu’ils avaient montés. Il s’accroupit auprès d’un jerrican pour remplir la cafetière d’eau.

            En attendant, Mélanie, les mains dans les poches de son jean, se dirigea vers la paroi la plus proche. Elle songeait à tous les regrets qui la tortureraient pendant des mois voire des années s’ils ne trouvaient rien. Elle aurait tant aimé que l’hallucination liée à sa chute soit vraie et que le site révèle des peintures rupestres. Mais devant elle, presque arrogant, se dressait un simple plan vertical, couleur de terre. L’engouement des premières heures commençait à s’évanouir, inversement proportionnel à leur déception qui grandissait. Elle promena alors une main sur la paroi, comme un amoureux effleure une dernière fois les lèvres de sa compagne avant de la quitter pour un trop long voyage. Elle rencontra des taches colorées, telles qu’elle avait pu en observer sous son microscope, ainsi que des lignes profondes gravées dans la pierre. Soudain, elle entendit ce qu’elle pensait ne plus jamais entendre :

            «  7086 ! Attendez ! ».

            Elle resta interdite comme si le temps venait de s’arrêter.

            Au même instant, elle vit le visage de Damien apparaître au-dessus du mur de toile tandis qu’une agréable odeur de café montait. Il avait lui aussi entendu. Il la regardait, sceptique. Elle se trouvait juste sous l’endroit où les pelleteuses avaient raclé le sol avant de s’arrêter. Au même endroit où les cailloux avaient heurté la paroi lorsqu’elle avait perdu l’équilibre.

            — Damien ! cria-t-elle. Dis-moi que tu as entendu !

            Sans répondre, le jeune homme abandonna la cafetière qui, mal posée, virevolta avant de tomber et de se briser. Il rejoignit sa collègue.

            — Qu’est-ce que tu as fait ? demanda-t-il.

            Mélanie n’avait pas bougé d’un pouce.

            — Surtout reste exactement là où tu étais quand ça s’est produit ! Maintenant, refais les mêmes mouvements !

            Rassemblant ses esprits, elle écoutait les conseils de Damien pour éviter de commettre l’irréparable. Elle arriva à articuler :

            — Tout à l’heure, j’ai simplement déplacé mes doigts sur la paroi, comme ça, c’est tout !

            Et elle refit son geste.

            «  7086 ! Attendez ! »

            Des grésillements accompagnèrent les sons comme s’il s’agissait d’un disque vinyle dont le microsillon commençait à s’user. Tous deux se regardèrent médusés. Leurs yeux scintillaient de joie.

            Damien s’approcha précautionneusement de sa collègue.

            — Tes mains, tes doigts. C’est l’effleurement de la roche qui provoque ce… cette… enfin ces mots quoi ! balbutia-t-il. Je ne sais pas comment l’appeler. Jusqu’ici, on s’est contenté d’observer. Prête l’oreille, je vais essayer à mon tour. Tous les enregistreurs fonctionnent. On y va !

            Avec la plus grande délicatesse, Damien laissa ses doigts courir sur les sillons, à l’endroit précis que Mélanie lui désignait. Le son jaillit à nouveau de la roche, accompagné de craquements plus importants :

           «  7086 ! Att…dez ! « Nou… »

            — Continue, c’est la roche qui parle ! On la tient notre explication !

            L’expert s’exécuta tout doucement, de crainte que le message ne disparaisse. Il frôla à nouveau le mur, quelques centimètres plus loin.

            « Célé… Nou… en.. pou… Toc… ! »

           — Les ouvriers n’ont pas rêvé et nous non plus. La pierre parle Damien, fit la géologue en lui sautant au cou. Je te dis que la pierre nous parle.

            Le désenchantement avait fait place à l’euphorie de la découverte. Tous deux se serraient dans les bras et sautillaient sur place, goûtant au rare bonheur que pouvait leur procurer leur métier. Ils pensaient déjà aux implications de cette découverte. Ils voyaient aussi leurs deux noms inscrits à côté de Christophe Colomb, de Champollion, de Marie Curie… Bien des noms célèbres leurs traversèrent l’esprit. Damien Voltaire et Mélanie Legrand seraient des pionniers, les premiers à avoir fait parler des pierres.

          — C’est merveilleux, on a trouvé ! C’est le jackpot !

          Ils parcoururent la grotte passant leurs doigts sur ce mur béni qui ne cessait de leur parler, même s’ils ne comprenaient rien.

         La première joie retombée, l’esprit scientifique reprit le dessus.

       — Analysons : il faut obligatoirement que quelque chose parcoure les sillons pour qu’ils soient lus. Or, en grattant les roches, les griffes des pelleteuses ont déclenché le phénomène. D’ailleurs, je crains que ces engins n’aient détruit bien des traces ! Enfin, sans cela, on n’aurait jamais rien découvert.

       — Oui c’est ça. Comme sur les anciens tourne-disques, nos doigts sont en quelque sorte les pointes d’un saphir. Cette grotte n’est ni Chauvet, ni Lascaux, c’est plus encore ! C’est une encyclopédie vocale que l’on vient de découvrir, la toute première au monde !

        — Regarde, fit Damien, des sillons il y en a des centaines, peut-être plus. Je crois que par endroits, la roche doit être d’une composition différente, faite d’un matériau inconnu capable de mémoire. Cette grotte est exceptionnelle !

            — C’est un livre, un disque devrais-je dire, qui va nous faire découvrir notre passé ! Tu te rends compte de l’importance que ça a ?

            — Oui et non. C’est tellement prodigieux que j’ai l’impression que je vais me réveiller même si je sais que je ne dors pas. Comme la première fois, j’ai peur d’être tombée, que tu me tires par les pieds et que je me réveille dans une caverne vide.

            Mélanie sursauta et fixa son ami :

         — Aïe ! Mais tu m’as fait mal ! Ça va pas !

            — Je te pince pour être sûr que nous ne dormons pas.

            Un éclat de rire s’ensuivit, mêlé de larmes de joie !

            Les heures qui suivirent, ils allèrent à nouveau d’un bloc de roche à l’autre, plaçant des repères, photographiant minutieusement les lieux. Par moments, ils ne pouvaient s’empêcher de goûter au plaisir de faire parler la paroi même si les sons restaient énigmatiques. Ils avaient la certitude de percevoir un langage. Ils écoutaient, heureux, ces messages lacunaires extrêmement brefs, plus attentifs que des enfants crédules à qui on lit un conte de fées.

            — Il est tard, Mélanie. On doit rentrer maintenant, faire part de notre découverte mais veiller à ce que le site soit protégé. Dans quelques jours, une meute de savants, de journalistes et de curieux va affluer du monde entier.

            — Tu as raison même si j’ai du mal à me projeter ! Les prochains jours risquent d’être compliqués à gérer.

            Ils rassemblèrent leurs effets, prêts à remonter.

            — Attends, fit la géologue. J’ai envie d’écouter une dernière fois le premier message avant de partir.

            Déjà elle se dirigeait vers la paroi. Elle posa sa main sur le sillon de la date et le frôla.

            «  70..6 ! A…ez ! »

            — C’est bizarre, on l’entend moins et il est incomplet.

          Elle renouvela son geste tandis que Damien l’observait.

         «  70… ! .…dez ! »

        — Arrête ! hurla l’expert tandis que sa voix ricocha dans la caverne. Arrête immédiatement, je crois que c’est en train de s’effacer !

         Le visage de Mélanie prit une expression peu habituelle. Elle paraissait horrifiée.

       — Tu crois ?

            — Oui. Plus on écoute, plus le message s’efface. Il n’y a pas d’autre explication. Ce doit être lié à l’usure puisque la lecture est mécanique. Les sons s’estompent progressivement.

            Perplexes, ils n’osaient bouger comme si le moindre geste pouvait tout compromettre. Ils doutaient.

            — J’ai bien peur que nous n’ayons nous-mêmes endommagé ce lieu. Heureusement que nous avons les enregistrements qui n’ont jamais cessé, fit remarquer Damien.

            — Si tu as raison, pense à ce qu’une révélation publique provoquerait : des investigations invasives et certainement la disparition de ces paroles, à jamais ?

            — Mais enfin, on ne peut pas taire cette découverte ! Ce serait insensé !

            — Insensé, je suis d’accord mais responsable. Notre devoir est de protéger ce joyau. Je crois qu’il faut avant tout préserver cet endroit unique. On ne peut pas se permettre de tout gâcher et de perdre ces messages du passé.

            — Bien sûr mais que disent-ils ? On ne le sait même pas. À part peut-être une date, on n’a rien de concret, juste des bribes de paroles incompréhensibles.

            — Incompréhensibles peut-être mais elles m’ont l’air humaines, gutturales certes mais bien humaines !

            — Je te l’accorde.

            — Pour en avoir le cœur net, il nous faut l’avis d’un expert en langues anciennes. Quand nous connaîtrons la signification de ces messages, nous y verrons plus clair. À ce moment-là nous prendrons une décision.

            — Ok, c’est plus sage. Tu connais un paléographe, toi ? Moi je n’en connais pas personnellement mais tu as peut-être un nom à proposer.

            — Oui et c’est même une pointure dans son domaine !

            — Et à qui penses-tu ?

            — À Yvette Berkazi. Tu n’en as pas entendu parler ?

            Mélanie regarda son collègue, très étonnée. Le nez en l’air, il semblait réfléchir.

            — Si, effectivement, ce nom me dit quelque chose mais c’était il y a longtemps. Tu es sûre qu’elle exerce toujours ?

            — Elle est à la retraite mais la connaissant, je suis sûre que ça l’intéressera. Elle est curieuse de nature et je crois même qu’elle donne encore quelques cours en fac. De toute façon, on verra bien.

            — En plus notre découverte n’est pas banale et je pense qu’elle n’en croira pas ses oreilles.

*

            Il était tard quand la vieille dame leur ouvrit la porte. Malgré son âge, elle était alerte et son visage ridé exprimait une grande sagesse.

            — Vous en avez mis du temps ! fit-elle remarquer en les faisant entrer. Vous aviez dit une heure.

            — Excusez-nous madame ! Il y avait des embouteillages et…

            — Bon, coupa-t-elle, ce n’est pas grave. Voyons ce que vous voulez me montrer ! J’espère que ça en vaut la peine parce qu’il est tard, jeunes gens, très tard !

            Damien observait la spécialiste, subjugué par son regard bleu dans lequel bien des amants avaient dû se noyer dans sa jeunesse. Dix heures du soir sonnèrent à l’horloge du salon mais leur hôtesse était encore pétillante et apprêtée comme si elle devait se rendre à une soirée. Un châle noir entourait ses menues épaules ainsi que sa silhouette gracile moulée dans une robe de soie violine.

            — Ne faites pas de bruit, mon époux dort déjà ! Suivez-moi, dans mon bureau. Il est juste à côté, dans une annexe. Nous serons plus tranquilles !

            Elle inséra une lourde clé dans une serrure, poussa la porte et tous trois pénétrèrent dans une pièce.

            — Attendez, je vais éclairer.

            Elle pressa son pouce sur un interrupteur et la lumière jaillit.

            — Waouh, ne put s’empêcher de lâcher Mélanie. C’est ultra-moderne !

            — Qu’est-ce que vous vous imaginiez mademoiselle ? Que je travaillais encore avec une machine à écrire et un phonographe ?

            Damien s’amusa de son humour et sans tarder davantage, il lui expliqua en détail ce qui les amenait.

            Yvette Berkazi écouta les enregistrements à maintes reprises avant d’en effectuer des copies.

            — Si je ne vous connaissais pas tous les deux de réputation, je penserais que c’est une plaisanterie. Mais j’ai aussi entendu d’étranges rumeurs autour d’un projet de piscine dans une petite ville au sud-ouest de Lyon, Brignais, si mes souvenirs sont bons.

            — C’est ça mais que pensez-vous de ces enregistrements, madame ?

            — Ils me paraissent très intéressants !

            — Vous pensez que vous pouvez les exploiter ? Je vous rappelle que les sillons gravés sur ces pierres doivent dater de 7000 ans au moins avant Jésus Christ et cela correspond à la date que nous avons entendue.

            — Je crois effectivement que je pourrai en tirer quelque chose avec un peu de temps bien entendu. Mais je vous arrête tout de suite, jeunes gens. Vous faites fausse route. Ce que vous prenez pour une date, 7086, n’en est pas une. C’est autre chose !

Plus que 2 parties, dont la fin de cette histoire. Abonnez-vous vite pour ne pas la manquer. 

Pour les livres voir en cliquant dans accueil  ou directement ici  https://deshistoirespourvous.com/

[1] Outils d’analyses microscopiques des solides (microscope électronique à balayage). (références prises sur site Centre de Géosciences)

[2] Spectrocolorimètre : permet de mesurer la réflectance et donc la signature spectrale d’un sédiment. Susceptibilimètre : mesure la faculté d’un matériau à s’aimanter.

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Auteur : audreydegal

Romancière auteure de Thrillers, des intrigues à ne pas ne croire vos yeux !

3 réflexions sur “PAROLES DE PIERRE, 6ème partie

  1. c’est magnifique comme toujours

  2. AaaaaH!!! j’étais totalement plonger et après c’est la surface, t’as pas droit de nous faire ça Audrey, cette attente est un supplice…. à bientôt pour presque la fin de ce roman qui me plait fortement bien écrit et ce suspense qui te met la tête dans l’univers de cette grotte avec ces deux savants qui nous emmènent bien loin… que va trouver cette Yvette Berkazi?!!!

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