Des histoires pour vous

La lecture nous permet de voyager, alors bon voyage

PAROLES DE PIERRES 5ème partie

2 Commentaires

Paroles de pierres

5ème partie

Résumé des épisodes précédents : 

Deux ouvriers doivent murer un vestiaire dans un complexe sportif ultra-moderne, l’Aquagaron à Brignais, au sujet duquel les rumeurs les plus folles courent.  Certains ont entendu des voix provenant de la terre. Le chantier est longtemps resté à l’arrêt. Avant sa construction, deux experts sont dépêchés sur les lieux dépêchés sur les lieux par la responsables de la communauté de commune. Mais, lorsqu’ils examinent les lieux, le sol s’effondre et la géologue est happée, avant de disparaître dans les entrailles de la terre.

Je vous avais promis que cette suite paraîtrait rapidement mais les aléas de la vie en ont décidé autrement. merci de ne pas m’en tenir rigueur. De plus, en écrivant, l’intrigue a pris plus d’ampleur que je ne le pensais et d’autres parties devront suivre avant que vous ne lisiez la fin de cette énigme. Elles sont déjà écrites donc cette fois, je peux vous assurer que leur publication sera rapide après celle-ci, pour votre plus grand plaisir de lire. Par contre, je rappelle que je réserve la fin à ceux qui ont la gentillesse de s’abonner à mon blog car elle ne restera disponible qu’en cliquant sur le lien que vous recevrez. Sur le site, elle sera aussitôt effacée. Si vous vous abonnez entre-temps et que vous ne recevez pas la fin, écrivez-moi un petit commentaire qui n’apparaîtra pas sur le site et je vous l’enverrai.  Je vous rappelle que s’abonner est totalement gratuit et que vous ne recevrez aucune publicité. 

Enfin, allez en page d’accueil découvrir mes livres car si vous voulez continuer à lire gratuitement sur le site il serait sympathique de vous intéresser à mes 3 livres déjà publiés, dont le dernier, LA MURAILLE DES ÂMES, un thriller policier dont je n’ai que d’excellents échos. Un auteur ne peut se contenter de n’être lu que sur un site web. La reconnaissance et la consécration  passent par l’achat de livres papiers ou d’ebook. Les intrigues de mes romans sont plus poussées, plus abouties, donc plus intéressantes encore que ce que vous lisez ici. 

Pour celles et ceux qui voudraient me rencontrer, j’enchaîne les salons du livre et ce dimanche 17 septembre 2017, de 10H à 18h, j’aurai le plaisir de vous  dédicacer  mes livres (disponibles sur place) à CHAMBOEUF 42330. L’entrée est gratuite. 

Merci pour votre fidélité et votre confiance.

______________

 

Il se précipita sur les lieux de l’affaissement, veillant à préserver une certaine distance de sécurité. S’il était happé lui aussi, personne ne leur viendrait en aide.

— Mélanie, Mélanie ! Mélanie…Tu m’entends ? Réponds-moi !

Un nuage de poussière marron continuait de s’élever dans les airs, masquant la visibilité. Damien se mit à tousser. Il sortit un mouchoir qu’il plaqua sur son nez afin de mieux respirer. Au bout d’un moment, les particules de terre en suspension commencèrent à se dissiper tandis que le jeune homme ne cessait d’appeler sa consœur. Deux mètres devant lui, un énorme gouffre béait dont il percevait à peine les contours. Il était encore trop tôt pour pouvoir en déterminer la profondeur et ce n’était pas ce qui primait. Précautionneusement, il s’en approcha.

— Mélanie ! continuait-il d’appeler.

Comme il n’obtenait aucune réponse, il s’empara de son téléphone portable et composa le 112.

— Allo, je m’appelle Damien Voltaire et je…

Le chercheur n’acheva pas sa phrase de la façon dont il pensait car soudain, une petite voix s’éleva de la cavité :

— Damien, ohé je suis là.

Rassuré d’entendre sa collègue, il demanda :

— Mélanie, tout va bien ? Je suis content de t’entendre. Tu m’as fait une de ces peurs ! J’appelais déjà les secours.

— C’est inutile. Rien de cassé, raccroche, tout va bien !

— Tu es sûre ?

— Deux trois bobos mais je suis entière, ça va !

L’interlocuteur au bout du fil ne comprenait pas ce qui se passait. Ses « allo » restaient sans réponse. Finalement Damien mit fin à la conversation.

— Je suis désolé, c’était une erreur. Ne tenez pas compte de cet appel ! Merci.

Il coupa son téléphone et le fourra dans sa poche, le réduisant au silence.

— Fais attention, on ne sait jamais. Ça peut s’effondrer davantage, fit la petite voix de la chercheuse.

Damien ne l’apercevait toujours pas mais l’entendre remuer le rassurait. Leurs paroles étaient entrecoupées de quintes de toux irrépressibles tant il y avait de particules en suspension dans l’air.

— J’ai vraiment craint le pire quand je t’ai vue disparaître ! Enfin si tout va bien c’est l’essentiel.

— Le sol s’est brusquement dérobé sous mes pieds et le temps de comprendre ce qui m’arrivait je me suis retrouvée ici. J’ai eu la trouille et finalement je peux dire que j’ai eu de la chance. Mais en tombant, j’ai perdu mes échantillons.

— On s’en moque. Tu en trouveras d’autres. Mais dis-moi où es-tu exactement ?

— Je ne sais pas trop, je n’y vois pas grand-chose. Il faut que la poussière se dissipe. L’endroit semble grand mais rien de certain. Il faut attendre encore. Par contre, juste derrière moi il y a une paroi rocheuse solide. Va chercher l’échelle ! Tu pourras descendre sans risque.

Damien s’exécuta et prit avec lui une petite mallette et son sac à dos. Il les emmenait partout avec lui lorsqu’il découvrait des lieux insolites.

Une fois dans le gouffre, il sortit deux lampes frontales et en proposa une à Mélanie. Là, masques sur le nez, ils attendirent, assis, que les particules se dissipent un peu pour dresser un état des lieux.

Leur attente fut récompensée car ils constatèrent que la cavité était effectivement vaste. Plus loin, elle bifurquait sur la gauche, empêchant les chercheurs de savoir si la grotte se terminait là ou non.

Le jeune homme fit un tour d’horizon visuel des lieux.

— Mélanie, regarde un peu. Tu vois ce que je vois ?

La jeune femme toujours assise au sol, s’époussetait encore tant elle était couverte de terre. Il était impossible de dire de quelle couleur étaient ses cheveux ou ses vêtements. Elle se releva tant bien que mal, tout en remuant le poignet droit qui la faisait souffrir. Elle dirigea le faisceau de lumière dans la direction indiquée par son ami et s’arrêta, bouche bée.

— C’est… mais c’est extraordinaire !

— Extraordinaire ? Fabuleux, inimaginable, tu veux dire ! Regarde un peu, il y en a partout autour de nous.

Damien allait d’une paroi à l’autre, heureux comme un gamin.

— Lascaux, Chauvet… C’est encore plus beau ici.

— Il y a des dessins, partout, des scènes rupestres, des scènes de chasse. C’est merveilleux ! Ils sont incomparablement préservés, comme si on les avait peints hier.

— On vient de découvrir un joyau de la préhistoire ! Quant à l’époque à laquelle les fresques ont été peintes, il est impossible qu’elles soient récentes, assura-t-elle. Avant de venir, j’ai passé la soirée à faire ma propre enquête sur le site, sur son passé et son histoire. Je suis remontée à l’aube des temps, si je puis dire, et je t’assure que personne n’a jamais exploré une quelconque cavité ici, ni foulé cet endroit qui ne présentait, a priori, vraiment aucun intérêt. C’était un champ et jamais aucune construction, jamais aucune investigation n’a été menée en ces lieux enfin d’après je que j’ai pu lire.

— Dans ce cas nous en sommes bien les inventeurs !

— Aussi incroyable que cela puisse paraître, oui. J’ai l’impression de rêver et si je n’avais pas mal au poignet, je te demanderais de me pincer, ironisa-t-elle. Mais ne nous emballons pas. Il faut encore dater précisément ces peintures pariétales pour en avoir le cœur net ! Malgré tout, je mettrais ma main au feu qu’elles sont équivalentes, voire antérieures à celles de Chauvet.

— C’est ce que j’appelle une découverte exceptionnelle et une journée fabuleuse. Je crois qu’il faut appeler nos homologues pour leur faire part de notre découverte. Qu’en penses-tu ?

Mélanie ne répondit pas. Elle examinait les représentations qui couraient sur les parois et se déployaient, comme à livre ouvert, devant elle : des ours, des bisons, des aurochs, des mammouths, des rhinocéros, des mains négatives soufflées … Il était impossible d’appréhender du regard toutes les fresques, tant il y en avait. Elles se déployaient du sol jusqu’à une hauteur d’environ trois mètres mais certaines avaient dû disparaître lors de l’écroulement. La sinuosité de la grotte laissait cependant en présager bien d’autres.

Soudain, la géologue sentit l’environnement vaciller autour d’elle. Elle avait la désagréable impression que tout s’était mis à tourner. Elle voyait bien Damien devant elle, les yeux rivés sur une peinture colorée partiellement recouverte de calcite, mais si elle l’entendait parler, elle ne comprenait rien. Elle était incapable d’articuler le moindre mot. Ses jambes se dérobèrent et elle s’abandonna dans la poussière ocre que sa chute venait de soulever.

Mais qu’est-ce qui m’arrive ? pensa-t-elle. Les fresques se mirent à danser devant elle, à tourbillonner. Les vertiges s’accompagnèrent d’une violente nausée et, alors qu’elle se sentait défaillir, elle comprit que quelqu’un la tirait vigoureusement par les pieds. Elle poussa un cri.

— Attention ! Bon dieu, ça va s’écrouler.

Quand elle reprit ses esprits, Damien était à genoux auprès d’elle. Il appliquait sur son front et sur ses tempes une compresse imprégnée d’une solution désinfectante fraîche.

— Que s’est-il passé ? demanda-t-elle.

— À vrai dire, je n’en ai qu’une vague idée mais je suis heureux que tu aies repris connaissance.

— Comment ça ?

— Quand tu as répondu à mes appels, après avoir disparu, tu m’as dit que tout allait bien et que tu n’avais rien de cassé. Mais quand je suis descendu dans le gouffre, tu étais inconsciente et blessée. À ce moment-là, j’ai entendu un terrible craquement et j’ai compris qu’une partie de la paroi rocheuse se détachait. Comme elle menaçait de tomber sur toi je t’ai saisie pas les chevilles et tirée à l’écart. Tu l’as échappé belle !    Un énorme bloc gisait effectivement non loin d’eux entouré de nombreux morceaux, arrachés à la paroi de la caverne.

— Et les fresques ?

— Quelles fresques ? Tu m’inquiètes. J’ai l’impression que tu t’es fait bien plus mal que ce que tu penses.

— Les dessins sur les murs, les scènes de chasse, les…

— Qu’est-ce que tu racontes ? Il n’y a rien. Nous sommes dans un trou, c’est tout !

— Tu veux dire qu’il n’y a pas de peintures pariétales ?

— Juge par toi-même. Tu vois quelque chose autour de nous ?

Malgré la faible lumière, Mélanie scrutait les murs qui les entouraient et elle dut se rendre à l’évidence : ils étaient nus, quelconques, dépourvus de tout intérêt.

— Tu es sûre que ça va ? s’inquiéta Damien en continuant de prodiguer des soins à sa collègue.

D’une main, il appliquait un pansement stérile et de l’autre, il commençait à bander son crâne douloureux.

— Tu aurais pu mourir d’abord en tombant puis écrasée par ce rocher. Mais si tu as eu beaucoup de chance, tu n’as pas atterri sur un site archéologique exceptionnel. Il n’y a rien ici. Enfin bref, comment te sens-tu ? Tu crois que tu vas pouvoir te relever pour remonter sur le plancher des aurochs ? dit-il avec son humour habituel.

— Fous-toi de moi !

Il l’accrocha par un bras pour l’aider à se redresser.

— Ça va ? Tu n’as pas la tête qui tourne ?

— Non ! Je vais bien, je t’assure. Qu’est-ce qu’on fait ?

— Je suggère que tu m’attendes ici. Avant de remonter, je veux m’assurer que ce site n’est qu’une cavité comme une autre. Il faut aussi vérifier que l’échelle est toujours bien fixée.

— Je vais t’aider. Toi, tu vas l’explorer plus loin et moi j’examinerai ce qui se trouve à proximité.

— D’accord mais ne traînons-pas. Je crains que ça ne s’effondre à nouveau. Je t’aime bien mais je n’ai pas envie de finir ici, englouti avec toi ! Imagine les tergiversations que nous susciterions dans deux mille ans si on trouvait nos corps ensevelis l’un à côté de l’autre.

Elle s’amusa de sa remarque d’autant qu’il lui décocha un clin d’œil complice.

— Moi non plus, je ne veux pas finir ici, même avec toi !

Il ne leur fallu pas plus d’une demi-heure pour constater qu’effectivement l’endroit était quelconque. Il serait probablement comblé et les travaux de la nouvelle piscine pourraient reprendre.

Les deux experts rangèrent le matériel qu’ils avaient utilisé, amers, déçus de revenir les mains vides. Mélanie tenta de réconforter son confrère :

— Il nous reste les échantillons prélevés. Qui sait ? Peut-être que les analyses en laboratoire révéleront quelque chose même si je doute que les pierres soient capables de parler.

— Je n’y crois pas trop mais sait-on jamais ! Allez, on grimpe.

— Attends !

— Quoi ?

— Tu vas peut-être trouver ça stupide mais j’aimerais bien emporter un morceau du rocher qui a failli me tuer.

— Tu plaisantes !

— Pas du tout. Ce n’est pas pour l’analyser mais plutôt comme un porte-bonheur. Je veux garder un souvenir de ce moment car après tout, l’éboulement m’a manquée de peu. J’ai chez moi une petite collection d’objets insolites qui ont marqué ma vie.

— Quelle drôle d’idée !

— Disons que c’est une sorte de musée personnel. Tu veux bien en choisir un et me le donner ?

Damien sourit mais s’exécuta.

— Lequel choisir ? murmura-t-il en furetant parmi les débris.

Il écarta les morceaux trop lourd ou trop volumineux et finalement, il choisit un spécimen grand comme une ardoise d’écolier et plutôt léger malgré son épaisseur. Il était différent des autres de même taille car il portait des sortes de sillons sur une face. Sa texture l’intriguait et si son aspect lui faisait penser à du quartz, ses connaissances lui disaient que cela n’en était pas. Le choix était d’autant plus judicieux.

— Celui-ci fera l’affaire je crois !

Il le glissa dans une toile de jute et l’enfonça dans la poche située à la base de son sac à dos, enfoui sous des effets personnels qu’il emportait toujours partout et dont il ne se servait finalement jamais.

— Je ne te savais pas superstitieuse ! Assez traîné, tout le monde dehors maintenant. Pose ton pied sur ce barreau de l’échelle et tiens bien la corde. Je vais t’aider à grimper.

Lorsque Mélanie commença à s’élever, sa chaussure ripa sur le premier niveau. Son pied d’appui glissa et elle se récupéra in extrémis. Une myriade de petits cailloux se détachèrent, roulèrent, prirent de la vitesse à cause de la déclivité et vinrent finir leur course contre la paroi opposée. Celle-ci, très haute, devait trôner là, patiemment, depuis des siècles.

— Décidément, ce n’est pas ma journée, remarqua-t-elle avant de gravir à nouveau le palier.

C’est alors que l’impossible se produisit.

«  7086 ! Attendez ! »

            — Tu as entendu ?

— La même chose que toi, j’imagine.

La jeune femme s’était figée sur l’échelle de corde et l’expert s’était instantanément immobilisé. Le silence, maître des lieux, était redevenu le seigneur incontesté.

— Il y a quelqu’un ? osa doucement Damien. Montrez-vous !

Aux aguets, ils écoutaient, n’osant plus respirer. L’obscurité les entourait et la vie ne semblait exister que grâce à la lumière de leurs lampes. Ailleurs, les ténèbres dévoraient tout, comme un trou noir aux confins de la galaxie dont rien ne ressort jamais. De longues minutes s’écoulèrent. Ils finirent par s’asseoir juste à côté de l’échelle, attendant que la voix se manifestât à nouveau. Mais il ne se passait rien. En désespoir de cause, ils se levèrent et s’approchèrent de la paroi au pied de laquelle les pierres s’étaient agglutinées. Mélanie en ramassa quelques-unes pour mieux les observer. De son côté, Damien inspectait les murs du bout des doigts, tâchant d’en sonder l’épaisseur ou de percevoir un son creux cachant peut-être une cavité.

Plus d’une heure s’était écoulée et ils n’avaient pas élucidé cette énigme. La verticalité qui les entourait restait désespérément muette tandis que le faisceau lumineux de leurs torches n’éclairait que les reliefs de la pierre, accrochant parfois des parties légèrement plus colorées.

— Qu’est-ce qu’on décide ? Je te rappelle que nous sommes là pour une raison précise : résoudre le mystère des voix. Jusqu’ici je doutais un peu mais maintenant que nous les avons entendues, je suis perplexe ! Si nous remontons à la surface seulement avec des échantillons à analyser mais sans aucune explication, c’est comme revenir les mains vides !

— Tu as reçu un sacré coup sur la tête mais, je dois l’admettre : tu as raison. Il est tard et puisqu’il ne se passe rien, je te suggère de rentrer. On dépose nos prélèvements au labo, on dort quelques heures et on reprend nos recherches au plus tôt ! De toute façon, il faudra bien qu’on revienne demain mais cette fois avec du matériel d’enregistrement plus adapté et d’autres appareils pour approfondir nos investigations.

— Ça marche, répondit Mélanie enthousiaste. À quatre heures je t’attendrai devant chez toi.

Elle était encore sous le choc de sa chute mais davantage sous le coup de l’émotion des voix qu’elle avait entendues.

— Quatre heures, ça me va !

Ils empoignèrent les montants de l’échelle de corde et une heure plus tard, ils se séparaient.

A suivre très prochainement. Fin réservée aux abonnés du site.

Audrey Degal

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Auteur : audreydegal

Romancière auteure de Thrillers, des intrigues à ne pas ne croire vos yeux !

2 réflexions sur “PAROLES DE PIERRES 5ème partie

  1. Intrigant tout ça, à bientôt pour la suite, bisoussss Audrey

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